Ce Jour-là

Claire Auzias

Historienne et universitaire française

Anúncio

Claire Auzias, née le 28 avril 1951 à Lyon et morte le 6 août 2024 à Paris, est une universitaire et historienne française, féministe et libertaire.

Après s'être consacrée à l'étude des mouvements libertaires à Lyon, elle étudie particulièrement l'histoire des peuples roms.

À 17 ans, elle participe à la fondation du Comité d'action lycéen CAL 69, et prend part à Lyon aux événements de Mai 68 au sein du mouvement du 22 Mars, créé à l’initiative d'un groupe de jeunes gens (libertaires et ex-JCR) proches de Françoise Routhier.

Elle s'engage ensuite dans le mouvement féministe.

En 1980, elle soutient une thèse de doctorat en histoire à l'université Lyon-II sur la mémoire orale des mouvements libertaires à Lyon avant la Seconde Guerre mondiale.

Dans les années 1980, elle enseigne l'histoire et la sociologie des femmes à l'université Lyon-II, avant de se tourner vers l'histoire moderne des Roms, tout d'abord dans les pays de l'Europe de l'Est (dans les années 1990), puis dans l'ensemble de l'Europe (dans les années 2000).

Les principaux thèmes de recherche de Claire Auzias concernent l'anarchisme et les Roms.

Elle s'est intéressée notamment au mouvement anarchiste entre les deux guerres mondiales (avec Mémoires libertaires - Lyon 1919-1939, 1993), à la première grève d'ouvrières en 1869 et à l'engagement social de Louise Michel (avec Louise Michel : une anarchiste hétérogène, 1999), d'Emma Goldman (avec Emma Goldman, une tragédie de l’émancipation féministe, 2000) et de Jacob Law.

Entre 1938 et 1946, on estime que 500 000 Roms ont été exterminés par les nazis et leurs alliés. Dans son ouvrage Samudaripen, le génocide des Tsiganes, elle apporte des éclaircissements sur ce génocide peu documenté.

Ses archives sont conservées au Centre des archives du féminisme.

Si Claire Auzias se définit comme anarchiste individualiste, elle reconnaît l’intérêt du « vrai anarcho-syndicalisme » qui se suffit à lui-même et qui assume toutes les tâches de l'anarchisme. En 2001, elle est parmi les signataires de l’Appel du 22 mars à l’unité du mouvement libertaire.

En 2004 à Marseille, elle est parmi les fondateurs des éditions Égrégores, « La mémoire est notre point de départ et notre priorité ».

Elle est membre du comité de rédaction de la revue Chimères, fondée par Deleuze et Guattari (Éditions Érès, Paris).

En août 2018, Yves Bichet publie Trois enfants du tumulte au Mercure de France. Dans ce roman, situé dans l'après-Mai 68 à Lyon, l'auteur met en scène un « personnage de fiction » nommé Claire Auzias, caricaturée en « héroïne un peu niaise de la déglingue de l’après-mai ». En septembre 2018, Claire Auzias publie une « Lettre ouverte à mon prédateur littéraire ».

Dans Mémoires libertaires, Lyon, 1919-1939, Claire Auzias se concentre presque entièrement sur les activités anarchistes à Lyon. S'entretenant avec 18 anarchistes, hommes et femmes, actifs dans cette ville dans l'entre-deux-guerres, elle restitue le tableau d'un véritable mode de vie anarchiste : les militants lyonnais faisaient penser parfois moins à un mouvement politique de masse qu'à un groupe d'amis, leurs souvenirs mettant l'accent tant sur la sociabilité que sur l'idéologie.

Gélina Calamita, (sous son nom d'épouse Claire Gelineau), préface de Jean Lacroix, Fédérop, 1977, (BNF 11904527) ; toujours disponible dans la collection Fédérop des éditions Pierre Mainard, 2 chemin des Sureaux, 17210 Bédenac (mainardeditions@free.fr).

Emma Goldman, une tragédie de l’émancipation féministe, Syros, 1978, notice, L'Esprit frappeur, 2000.

Mémoires libertaires : Lyon 1919-1939, L'Harmattan, 1993, notice.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Claire Auzias | World in Stories