Ce Jour-là

Clémentine Autain

Femme politique française

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Clémentine Autain, née le 26 mai 1973 à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), est une femme politique française et écrivaine.

Adhérente à Ensemble ! — au sein du Front de gauche — puis membre et députée de La France insoumise (LFI), elle cofonde en 2024 le parti L'Après. Elle siège dans le groupe parlementaire écologiste et social.

Clémentine Cécile Autain est la fille du chanteur Yvan Dautin (de son vrai nom Yvan Autain) et de la comédienne Dominique Laffin.

Son grand-père maternel, le chirurgien-dentiste André Laffin (1922-1966), était issu d'une famille aisée de Sallanches, en Haute-Savoie, et avait été praticien militaire pendant la guerre d'Indochine. Engagé en politique à l'extrême droite, il fut député de l'Yonne (1960-1962) et un cofondateur du Front national pour l'Algérie française aux côtés de Jean-Marie Le Pen.

Un de ses oncles paternels, François Autain (1935-2019, père du grand reporteur de France 2 et photographe Kristian Autain), était lui aussi engagé en politique, mais du côté de la gauche de gouvernement.

Clémentine Autain passe son enfance et son adolescence à Paris, où elle habite boulevard des Batignolles. À l’âge de 4 ans, elle interprète au cinéma le rôle de Pamela auprès de sa mère Dominique Laffin dans Les Petits Câlins de Jean-Marie Poiré. À 10 ans, elle veut être chanteuse, comme son père. Au sein d'un groupe disco d'enfants, Abbacadabra, elle reprend des chansons du groupe ABBA sur les plateaux de télévision en compagnie de Frida, Daniel Balavoine ou Plastic Bertrand. Elle enchaîne disques, concerts et un feuilleton (Le Masque, épisode La Rançon de la gloire dont son père a coécrit le scénario pour FR3). Parallèlement, elle baigne aussi dans la politique grâce aux relations de ses parents avec Jack Ralite et Alain Krivine. Son père est alors un sympathisant de l'extrême gauche. Elle a 12 ans quand elle perd sa mère, Dominique Laffin, en 1985.

Elle est titulaire d'une maîtrise d'histoire consacrée à l’Algérie française et d'un diplôme d'études approfondies (DEA) sur la base d’un mémoire intitulé « Mouvement social, féminisme et législation à travers l'exemple du corps des femmes (1967-1982) » sur le Mouvement de libération des femmes.

En 2022, elle déclare vivre depuis dix ans dans une famille recomposée, avec un professeur en Seine-Saint-Denis, père d'un garçon et d'une fille, avec qui elle est pacsée. Elle-même a un fils et une fille, issus d'une précédente union avec Mikaël Garnier-Lavalley.

Dans une biographie publiée par Anne Delabre en 2006, elle raconte le viol qu'elle a subi à l'âge de 23 ans sous la menace d'une arme blanche aux abords de l'université Paris-VIII. Elle dévoile ce drame pendant la pré-campagne présidentielle comme « une manière de porter la question des violences dans le débat » et de lutter contre le « tabou sur le viol ».

Ce viol semble avoir marqué le début de son engagement féministe. Elle milite alors à l'Union nationale des étudiants de France (UNEF dite UNEF-SE) et à l'Union des étudiants communistes. Elle se rapproche du Collectif féministe contre le viol et s'implique dans le mouvement féministe. En 1997, elle crée un nouveau mouvement féministe, appelé Mix-Cité, dont elle devient coprésidente. L'association se fait connaître en protestant contre l'utilisation de mannequins vivants dans les vitrines des Galeries Lafayette.

Dès la fin des années 1990, Clémentine Autain travaille en marge de ses études comme collaboratrice parlementaire pour Georges Mazars, sénateur socialiste du Tarn. Elle rencontre dans les couloirs du Sénat Jean-Luc Mélenchon, qui lui propose de rejoindre son équipe, ce qu'elle refuse. Elle devient ensuite collaboratrice de Cécile Silhouette, conseillère de Paris, élue d'Ensemble pour une gauche alternative et écologiste.

Parallèlement, elle s'investit en 1998 dans la création de la fondation Copernic, un cercle de réflexion de la gauche radicale, qui visait à « remettre à l’endroit ce que le libéralisme met à l’envers ».

Aux élections municipales de 2001 à Paris, le Parti communiste français lui propose de prendre la tête de liste dans le 17e arrondissement contre Françoise de Panafieu, qu'elle décrit comme une « grande bourge » d'un « mépris de classe effroyable ». Battue au second tour avec 35,05 % des voix contre 50,61 %, elle est nommée adjointe chargée de la jeunesse par le nouveau maire de Paris, Bertrand Delanoë.

En tant qu'adjointe à la jeunesse de Bertrand Delanoë, Clémentine Autain développe un réseau d'antennes-jeunes et les Conseils de la jeunesse de Paris. Ces structures sont censées fournir un espace d'accueil, d'information et de démocratie participative, permettant un meilleur dialogue avec les élus et une plus grande participation des jeunes à la vie municipale (transports, environnement, logement, etc). Elle indique que les Conseils disposent d’un budget global de 280 000 euros.

En 2007, Clémentine Autain confirme son intention de ne pas être candidate à Paris l'année suivante, exprimant ses craintes d'une alliance de Bertrand Delanoë avec le MoDem à Paris au second tour de l'élection. Elle quitte le 17e arrondissement de Paris pour Montreuil. Elle exprime alors son « envie d'aller en banlieue » et pense « avoir un rôle à jouer » aux côtés de Jean-Pierre Brard, alors maire de Montreuil, qui critique de son côté une tentative de parachutage.

Au sein des collectifs du 29 mai, Clémentine Autain fait campagne contre le Traité constitutionnel européen lors du référendum français de 2005. Dans la foulée de cette victoire, elle s'engage dans les collectifs unitaires, construits pour faire émerger une candidature unique à l'élection présidentielle de 2007. Elle se déclare candidate à la candidature lors de la réunion des collectifs unitaires le 10 septembre 2006.

Ce mouvement l'amène à participer à plusieurs structures de la gauche antilibérale. À travers la fondation Copernic, elle s'investit dans le RAP avec Jacques Kergoat, le SELS (Sensibilité écologiste libertaire et radicalement sociale-démocrate) ou l'expérience « de Ramulaud », une tentative de coordination et de réflexion au niveau de la gauche anti-libérale qui refuse la « pente » du social-libéralisme. Elle écrit dans L'Humanité et Regards.

Présidences Sarkozy et Hollande

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