Christine Kelly, née le 13 juillet 1969 à Lamentin (Guadeloupe), est une animatrice audiovisuelle, journaliste et écrivaine française.
Travaillant dans le secteur des médias à partir de 1992, d'abord en Guadeloupe puis en métropole, elle est membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) de 2009 à 2015. Elle préside ensuite la fondation Alice Milliat, formation européenne pour le sport féminin.
Sur CNews, elle anime depuis 2019 Face à l'info, une des émissions-phares de la chaîne, adoptant une posture de droite dure sans contradiction.
Christine Kelly est née sous le nom de Christine Eugénie Tigiffon le 13 juillet 1969 à Lamentin en Guadeloupe. Fille d’enseignants habitant un logement de fonction dans une école, Christine Tigiffon grandit ensuite dans une maison construite par ses parents à Lamentin. Elle est la deuxième enfant d'une fratrie de quatre.
Enfant battue, elle fera part de maltraitances subies dans un climat malveillant durant sa prime enfance, entre une mère violente et un père alcoolique. Sa mère quitte la Guadeloupe avec ses enfants pour s'installer chez des cousins à Paris ; son père, devenu sobre, les rejoint un an plus tard.
Après plusieurs tentatives de suicide, Christine Kelly quitte le foyer parental à l'âge de 20 ans.
Après une licence mathématiques-physique, Christine Kelly se destine initialement à être hôtesse de l'air mais renonce à cette idée pour se tourner, encore sans formation, vers la télévision.
Animatrice dans les médias guadeloupéens (1992-1996)
En 1992, Christine Kelly rejoint la télévision privée Archipel 4, en Guadeloupe, pour y animer Caribscope, un rendez-vous bilingue (français-anglais). En parallèle, elle anime une émission de libre antenne sur la radio K’danse FM. Deux ans plus tard, elle devient présentatrice sur RFO Guadeloupe.
Débuts en métropole (1996-2000)
En 1996, Christine Kelly abandonne la présentation pour devenir journaliste, en suivant à 27 ans une formation à l'Institut national de l'audiovisuel puis à l'institut de journalisme Bordeaux-Aquitaine. Elle réalise ensuite des reportages pour plusieurs stations régionales de France 3, en travaillant parallèlement pour le service politique de RFO, la radio Chérie FM et le quotidien Sud Ouest.
En 1997, elle participe à la création de Demain.TV, la chaîne de l'emploi de Canal+ En 1999, elle travaille sur La Chaîne Météo et Voyage.
En février 2000, elle rejoint la chaîne d'information en continu LCI pour y présenter les journaux du matin, tout en animant une émission mensuelle sur RFO et en devenant consultante pour l'UNESCO. Elle passe alors pour la première présentatrice noire en métropole, ce qui est inexact puisqu'il y eut des présentatrices noires comme Sylvette Cabrisseau dans les années 1960-1970 . De mars 2005 à juillet 2006, elle est la rédactrice en chef et présentatrice d'une émission sur le développement durable, Le Magazine, sur Ushuaïa TV.
Après six mois d'enquête pour écrire une biographie de François Fillon, elle retrouve l'antenne en février 2008 pour animer les journaux de l'après-midi sur LCI et coprésenter Terre-Mère, un rendez-vous hebdomadaire sur l'environnement.
À partir de septembre 2008, elle anime LCI Matin week-end, le vendredi de 6 h à 9 h, et les journaux des samedis et dimanches de 6 h 30 à 10 h 30.
Le 24 janvier 2009, sans avoir pour autant postulé, elle est nommée au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), l'autorité de régulation de l'audiovisuel en France, par Gérard Larcher, alors président du Sénat. Elle est la plus jeune membre du CSA et la première issue d'un territoire d'outre-mer. À cette époque, il est question que Nicolas Sarkozy lui confie une mission gouvernementale voire un portefeuille mais Christine Kelly indique préférer finir son mandat au CSA.
Au CSA, Christine Kelly obtient des chaînes de télévision qu'elles sous-titrent leurs programmes pour les sourds et malentendants et baissent le niveau sonore de la publicité, après vingt ans d'attente en France, une première mondiale. Elle demande également aux chaînes d'information de faire des JT en langue des signes, une première en France.
En 2013, sur sa proposition, le CSA assouplit les règles en matière de promotion, et rend possible la citation de Facebook et Twitter à la radio et la télévision, ce qui était jusqu’alors interdit.