Ce Jour-là

Christine Albanel

Femme politique française

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Christine Albanel, née le 25 juin 1955 à Toulouse (Haute-Garonne), est une femme politique et femme de lettres française.

Agrégée de lettres, conseillère d’État et proche de Jacques Chirac, elle est l’auteure de ses principaux discours à la mairie de Paris et à l’Élysée. En 2003, elle est nommée présidente de l’établissement public du château de Versailles.

Elle est ministre de la Culture et de la Communication de 2007 à 2009, et brièvement porte-parole du gouvernement en 2007, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. À cette fonction, elle porte notamment une réforme de l'audiovisuel, ainsi que la controversée loi Hadopi, qui entraîne son départ du gouvernement. Elle intègre ensuite France Télécom (devenu Orange) en 2010.

Fille de médecin toulousain, Christine Marie Albanel est divorcée de Philippe Guilhot de Lagarde. Elle a un enfant.

Après une scolarité au Cours catholique Saint-Thomas d’Aquin et au lycée public Saint-Sernin à Toulouse, elle suit des études de lettres à la Sorbonne à Paris et obtient l’agrégation de lettres modernes. Elle devient professeure de français au lycée technique Saint-Lambert à Paris, dans une classe de BEP bâtiment.

Sa première rencontre avec la politique se fait à 13 ans, par l’intermédiaire de son oncle de 20 ans, étudiant en sociologie et militant de gauche en 1968 qui, dit-elle, était dans l'« utopie ». Elle affirme que malgré son prestige, elle s'est construite politiquement contre lui et son discours qu'elle considérait comme « extrême ».

Présentée par son cousin, Jean-Bernard Mérimée, alors chef du protocole au palais de l’Élysée, elle est de 1979 à 1981 attachée de presse d’Anne-Aymone Giscard d'Estaing, en tant que chargée de mission au secrétariat général de l’Élysée.

Après l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République en mai 1981, elle réintègre l’Éducation nationale et occupe pendant l’année scolaire 1981-1982 un poste à Luzarches.

Denis Baudouin la fait venir à l’hôtel de ville de Paris, où elle est chargée d’écrire les discours de Jacques Chirac, comme Alain Juppé avant elle. Elle rejoint ensuite le cabinet de Jacques Chirac lorsqu’il est nommé Premier ministre en 1986 pour continuer à écrire ses discours.

En 1988, Christine Albanel retrouve la mairie de Paris, où elle est nommée directrice adjointe du cabinet du maire. Elle fait aussi partie de l’équipe qui prépare la campagne présidentielle de 1995, autour de Maurice Ulrich. Jacques Chirac ayant été élu président de la République, elle le suit à l’Élysée. C’est elle qui rédige le discours du Vel’ d’Hiv de juillet 1995 par lequel Jacques Chirac reconnaît la responsabilité de la France dans la déportation des Juifs, ainsi que l’hommage à François Mitterrand prononcé au soir de sa mort le 8 janvier 1996. Elle devient également conseillère pour l’éducation et la culture et est nommée conseillère d’État au tour extérieur en 2000.

Sur le plan électif, elle est conseillère régionale d’Île-de-France de 1986 à 1992 et de 1998 à 2004. Elle est aussi secrétaire nationale auprès du délégué général à l’éducation, à la formation et à la culture du RPR (1992-1995) puis secrétaire nationale de l’UMP chargée de l’animation d’un groupe de réflexion sur l’évolution des programmes scolaires (2003).

Présidente de l'établissement public du château de Versailles

Elle est nommée en juillet 2003 à la tête de l’établissement public du musée et du domaine national de Versailles, où elle succède à Hubert Astier. La nomination d’une personnalité administratrice et non d’une personnalité scientifique à la tête d’un tel établissement a cependant ému le monde des conservateurs et des historiens d’art.

Son action a ensuite été contestée, les spécialistes de la période l’accusant de sacrifier la conservation et la recherche scientifique au profit de la fréquentation toujours plus grande du site et au marketing. Elle a en effet largement ouvert le palais aux événements en cherchant à « l’inscrire dans la modernité », accueillant par exemple une exposition de robes de mariées de Christian Lacroix dans la chapelle royale, et fait appel au secteur privé pour la rénovation et la valorisation du château.

Ministre de la Culture et de la Communication

Le 18 mai 2007, elle est nommée ministre de la Culture et de la Communication et porte-parole du gouvernement dans le premier gouvernement de François Fillon. Reconduite en juin 2007 dans le deuxième gouvernement Fillon, elle perd toutefois le poste de porte-parole, confié à Laurent Wauquiez, jugé meilleur communicant et plus politique. Christine Albanel est également membre du conseil scientifique et d’évaluation de la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol).

Ses débuts sont difficiles : plusieurs fois annoncée sortante lors des remaniements ministériels, elle est selon Le Monde peu appréciée par Nicolas Sarkozy et doit rivaliser avec l’influent conseiller culturel de l’Élysée, Georges-Marc Benamou. Après la sortie du conseiller du giron élyséen, elle est confrontée en janvier 2009 à la constitution du Conseil de la création artistique, dont le délégué général Marin Karmitz est présenté comme un nouveau « ministre-bis ».

En outre, plusieurs annonces émaillent ses premiers mois. Capital révèle en juin 2007 qu’elle diffère la publication du rapport 2007 de la commission de récolement des dépôts d’œuvres d'art, faisant état de 17 000 disparitions d’objets du patrimoine historique, dont certains confiés à des ministères, ambassades ou élus. Le rapport est finalement présenté en janvier 2009 et la commission pérennisée.

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