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Christianisme orthodoxe

Branche du christianisme

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Le christianisme orthodoxe, ou l'orthodoxie, est l’une des trois principales confessions du christianisme, avec le catholicisme et le protestantisme. Comme la Pentarchie du premier millénaire, la Communion orthodoxe est organisée en Églises autocéphales indépendantes les unes des autres d’un point de vue juridique et spirituel, à ceci près qu'au XXIe siècle leur nombre est de quinze, sans compter celles considérées comme non canoniques par les principales. Ces Églises choisissent leur propre primat, dont la juridiction pastorale[Quoi ?] dépend d’un patriarche élu par un synode.

Beaucoup de ces juridictions correspondent aux territoires d’un ou plusieurs États modernes ; le patriarcat de Moscou, par exemple, correspond à la plupart des États issus de la dislocation de l'URSS. Elles peuvent aussi comprendre des métropoles, des évêchés, des paroisses, des monastères ou des métochies excentrés correspondant à des diasporas, ou même se situer hors du pays où réside le patriarche (cas de Constantinople dont la juridiction se situe en partie en Grèce du nord et de l’est) ; parfois elles se chevauchent (cas de la Bessarabie où se chevauchent les juridictions des patriarches de Bucarest et de Moscou).

La diffusion de l'orthodoxie a commencé dans la zone orientale du bassin méditerranéen au sein de la culture grecque. Ses communautés partagent une compréhension, un enseignement et des offices d’une grande similitude, ainsi qu'un fort sentiment de se considérer les unes les autres comme les parties d’une seule Église. La Bible et la liturgie peuvent être lues dans des langues liturgiques anciennes ou dans les langues nationales actuelles parlées dans les juridictions des patriarches.

Tout chrétien orthodoxe voit son année rythmée par le calendrier liturgique de l’Église dont il dépend. Les orthodoxes considèrent que le Saint-Esprit procède du Père et non « du Père et du Fils » (Filioque).

On compte entre 260 et 300 millions de chrétiens orthodoxes dans le monde.

L’orthodoxie est une communion d’Églises indépendantes sur le plan de l’organisation et de la discipline, mais intimement liées entre elles sur le plan théologique. Chacune d’elles est autocéphale, c’est-à-dire dirigée par son propre synode, habilité à choisir son primat. Elles partagent une foi commune, des principes communs de politique et d’organisation religieuse ainsi qu’une tradition liturgique commune. Outre les langues employées lors du culte, seules des traditions mineures diffèrent en fonction des pays. Les évêques, primats à la tête de ces Églises autonomes, peuvent être appelés « patriarches » ou « archevêques ». Ces primats président les synodes épiscopaux qui, dans chaque Église, constituent l’autorité canonique, doctrinale et administrative la plus élevée. Il existe, entre ces différentes Églises, une hiérarchie honorifique, déterminée en fonction de l’histoire plutôt que par leur force numérique actuelle.

Les Églises autocéphales choisissent leur propre primat. Elles peuvent avoir compétence sur d’autres Églises, dites seulement autonomes parce qu’elles ne désignent pas seules leur primat. Du fait de son rayonnement ou de son importance historique, une Église autocéphale peut porter le titre de patriarcat ou d’archevêché ; elle est alors dirigée respectivement par un patriarche ou un archevêque. À la tête d’une Église autonome, exerce un archevêque.

Dans les Églises orthodoxes comme dans la Pentarchie du premier millénaire, tous les évêques sont juridiquement et spirituellement égaux : un patriarche, un archevêque ou un métropolite n’a pas plus d’autorité ni de droit juridictionnel que n’importe quel autre évêque dans le territoire canonique d’un évêque voisin. Ils dirigent toutefois collégialement, avec les évêques du synode, portant le titre de primus inter pares (« premier entre les égaux »), et ils représentent l’Église à l’extérieur.

Les résolutions engageant une Église entière ne peuvent être prises que par la communauté des évêques lors d’un concile ou d’un synode. Dans son diocèse, chaque évêque exerce la juridiction épiscopale pleine et entière.

L'Église orthodoxe se considère comme l'Église chrétienne des origines, dont les autres Églises devraient être membres, y compris l’Église catholique. Elle conçoit tous les chrétiens résidant dans son territoire canonique comme partie intégrante de son domaine spirituel et, par conséquent, tend à voir comme des hérésies les confessions qui ouvrent des Églises parallèles dans sa juridiction. Ce point de vue concerne aussi l’évangélisation catholique en milieu orthodoxe, comme en témoignent les relations difficiles entre le patriarcat de Moscou et les autres Églises non orthodoxes de sa juridiction.

Le sacrement de l'ordre comporte trois étapes. La première étape est le diaconat, la deuxième la prêtrise et la troisième l'épiscopat. Seuls les évêques et les moines sont tenus au célibat, tandis que le clergé séculier (prêtres et diacres) peut se marier (avant l'ordination).

Les prêtres sont fédérés dans une hiérarchie : les patriarches, archevêques ou métropolites, comme primus inter pares, sont à la tête ; puis viennent les évêques (du grec episkopos, c'est-à-dire surveillant, inspecteur), prêtres (du grec presbyteros, ancien), enfin les diacres (grec. diakonos, i.e. aide ou assistant).

La hiérarchie compte aussi des sous-diacres, des lecteurs, des chantres, offices qui tirent leur origine des liturgies primitives ; et exercent en partie d'autres fonctions que celles suggérées par leur nom. Historiquement, et de façon courante jusqu'au VIIe siècle, il existait des diaconesses, principalement compétentes pour la préparation du baptême des femmes ; A partir du début du IIe millénaire, ce rôle est devenu désuet, de sorte qu'elles ont disparu progressivement. Les diaconesses n'avaient pas de prérogative sacerdotale et ne peuvent être considérées comme un « diaconat féminin ».

On n'ordonne pas les femmes et on n'admet pas les jeunes filles au service d'autel. La femme du prêtre a une position particulière dans la communauté et un titre spécifique :

en arabe khouria (féminin du grec kyrios, « seigneur mais également monsieur ») ;

en russe matuschka (« maman ») ;

en arménien yeredzgin, littéralement « femme du prêtre ».

Exclues du service d'autel, les femmes peuvent, en principe, exercer toutes les fonctions dans la communauté, c'est-à-dire élues au conseil d'église, chef de chœur, lecteur, catéchiste pour les enfants, comme pour les adultes, peintre d'icônes. La participation des femmes à la vie communautaire est toutefois différente selon la culture locale.

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