Ce Jour-là

Chicago

Ville située dans le Nord-Est de l'État de l'Illinois, États-Unis

Anúncio

Chicago (/ʃi.ka.ɡo/ ; en anglais /ʃɪ.ˈkɑ:.ɡəʊ/ ou localement /ʃɪ.ˈkɔː.ɡoʊ/) est la troisième ville des États-Unis par sa population et est située dans le nord-est de l'État de l'Illinois. C'est la plus grande ville de la région du Midwest dont elle forme le principal centre économique et culturel. Chicago se trouve sur la rive sud-ouest du lac Michigan, un des cinq Grands Lacs d'Amérique du Nord. Les rivières Chicago et Calumet traversent la ville.

Comptoir commercial fondé à la fin du XVIIIe siècle par Jean Baptiste Pointe du Sable, un mulâtre né à Saint-Domingue, Chicago devient une municipalité en 1833 et acquiert officiellement le statut de ville en 1837. La ville se développe rapidement au milieu du XIXe siècle si bien qu'elle est en 1860 la plus jeune ville des États-Unis à dépasser une population de 100 000 habitants. La population de Chicago passe à 503 000 habitants en 1880, puis double pour atteindre plus d'un million au cours de la décennie. Le boom de la construction accélère la croissance démographique au cours des décennies suivantes, et en 1900, Chicago fait partie des cinq villes les plus peuplées de la planète après New York, Londres, Paris et Berlin.

La ville de Chicago compte 9 618 502 habitants et s'étend sur environ 606 km2. Ses habitants s'appellent les Chicagoans (ou plus rarement Chicagolais). Troisième ville des États-Unis par sa population, l'aire métropolitaine de Chicago (communément appelée « Chicagoland ») compte environ 10 millions d'habitants et s'étend sur 28 163 km2 à travers trois États (Illinois, Indiana et Wisconsin), ce qui en fait la quatrième aire métropolitaine d'Amérique du Nord après Mexico, New York et Los Angeles. Elle est le siège du comté de Cook, le deuxième comté le plus peuplé des États-Unis après celui de Los Angeles.

Chicago est une ville de classe mondiale alpha. En 2018, elle a été classée première sur une liste de 32 villes par le magazine Time Out City Life Index, à la suite d'une enquête mondiale sur la qualité de vie urbaine dans un sondage effectué auprès de 15 000 personnes, et a été classée deuxième plus belle ville du monde après Prague en 2021. Chicago constitue le deuxième centre industriel des États-Unis et appartient à la « ceinture des usines » (Manufacturing Belt), mais la ville est aussi une des principales places financières du monde et la première bourse de matières premières agricoles au monde. C'est à Chicago que sont fixés les prix du blé et du soja aux États-Unis. La ville se classe au troisième rang national pour le nombre d'entreprises implantées dans son agglomération, dont les plus importantes sont Motorola, Boeing, United Airlines, McDonald's, Sears, Mondelez International ou encore les laboratoires Abbott. D'autres entreprises y ont été créées, comme Hertz, l'une des plus grandes enseignes de location de voitures. L'industrie emploie plus d'un million de personnes dans l'agglomération de Chicago.

Considérée comme la ville de naissance des gratte-ciel, elle entreprend l'ouverture en 1885 du Home Insurance Building, premier bâtiment du genre dans le monde. Chicago figure toujours aujourd'hui parmi les dix villes du monde comptant le plus de gratte-ciel. La Willis Tower (appelée « Sears Tower » jusqu'en 2009) a été, de 1973 à 1998, le plus haut gratte-ciel du monde et est à ce jour le troisième immeuble le plus haut du continent américain après le One World Trade Center et la Central Park Tower à New York. Chicago a apporté des contributions notables au développement du mouvement City Beautiful et a acquis une grande renommée culturelle avec son architecture moderne qui attire des millions de visiteurs chaque année. Grâce à sa situation exceptionnelle, la ville constitue un centre de communication majeur de voies terrestres (l'un des plus importants en Amérique du Nord) et de transports aériens avec ses deux aéroports internationaux, O'Hare et Midway. Enfin, la ville compte de nombreux établissements d'enseignement supérieur, des musées prestigieux, des théâtres réputés et un orchestre symphonique de renommée mondiale.

Avant l'arrivée des premiers Européens, la région de Chicago est occupée par les Amérindiens Potéouatamis qui succèdent, vers le milieu du XVIIIe siècle, aux Miamis et aux Sauk et Fox. Le nom de la ville proviendrait du mot miami-illinois « sikaakwa », déformé par les Français en « Chécagou » ou « Checaguar », qui signifie « oignon sauvage », « marécage » ou encore « mouffette », ce qui en dit long sur l'odeur pestilentielle régnant sur le site à l'origine. C'est le coureur des bois Louis Jolliet et le père jésuite Jacques Marquette qui, en 1673, revenant d'une expédition sur le Mississippi, parviennent à l'emplacement actuel de Chicago. Le site de Chicago fait d'abord partie du pays des Illinois, dans la Louisiane française. Les Britanniques s'emparent de la région en 1763 au terme de la guerre de Sept Ans mais un nouveau conflit éclate (rébellion de Pontiac) sur ce territoire qui prend le nom de « Territoires indiens ». Cet ancien point de passage et de liaison des Amérindiens, des explorateurs et des missionnaires, entre le Canada et le bassin du Mississippi, devient un poste permanent de traite des fourrures.

Au XVIIe siècle, fort Chécagou (ou « fort Chicago ») est une forteresse probablement occupée moins d'une année durant l'hiver 1685 ; le nom est désormais associé à un mythe selon lequel un Français y possède une garnison militaire. Deux cartes de la région du XVIIIe siècle font la mention du fort ; celle indiquant que le fort fut construit en 1685, et celle indiquant qu'Henri de Tonti envoya Pierre-Charles de Liette comme commandant du fort jusqu'en 1702. Cependant, aucune preuve archéologique ne vient confirmer ces annotations cartographiques. Le premier établissement permanent est fondé par Jean Baptiste Pointe du Sable à la fin du XVIIIe siècle. Ce mulâtre, fils d'un marin français et d'une mère africaine esclave, est originaire de la colonie française de Saint-Domingue. Il épouse une Amérindienne et s'installe à l'emplacement actuel de Chicago, où il établit un comptoir commercial.

Durant la guerre d'Indépendance (1775-1783), le colonel George Rogers Clark s'empare de la totalité du pays des Illinois au nom de la Virginie et le transforme en « comté d'Illinois » afin d'exercer un gouvernement théorique sur la région. En 1795, par le traité de Greenville et sous la contrainte du colonel Anthony Wayne, les Amérindiens doivent céder les terres situées à proximité de l'estuaire de la rivière Chicago. En 1803, l'achat des immenses territoires de la Louisiane française par les États-Unis renforce l'importance stratégique du lieu. La même année, le capitaine John Whistler arrive sur le site puis érige le fort Dearborn en 1808. Entre-temps, la région de la future Chicago est intégrée au territoire du Nord-Ouest (1787-1809), puis au territoire de l'Illinois (1809), avant de faire partie, depuis 1818, de l'État de l'Illinois. En 1821 et 1833, deux accords issus du traité de Chicago sont conclus et signés entre les États-Unis et les peuples amérindiens Outaouais, Ojibwés et Potéouatamis (tous les trois représentés à travers le conseil des Trois Feux) afin que ces derniers cèdent de plus grandes terres pour permettre la fondation et l'expansion de ce qui deviendra la ville de Chicago.

Une « ville champignon » (1833-1871)

Le 12 août 1833, la ville de Chicago se constitue avec une charte. Elle reçoit une charte par l'État de l'Illinois le 4 mars 1837 pour se constituer en municipalité dirigée par un maire et six subdivisions appelées « wards ». Pourtant, les contraintes naturelles du site posent rapidement des problèmes d'aménagement. Chicago souffre d'un environnement marécageux qui rend très difficile l'installation de routes et d'égouts. Le développement effréné génère beaucoup de déchets industriels qui sont rejetés dans la rivière, provoquant de graves problèmes de santé publique et de contamination de l'eau potable. Pour remédier à la situation, les autorités engagent d'importants travaux afin de surélever les infrastructures et d'implanter un réseau d'évacuation des eaux usées dans les années 1850. Elles décident, en 1900, de détourner la rivière pour préserver l'eau potable du lac Michigan, en creusant un canal (Chicago Sanitary and Ship Canal) qui s'ouvre sur le Mississippi. Le canal étant plus profond que le lit de la rivière, le cours est inversé, protégeant ainsi le lac des déversements polluants. Les berges de la rivière elle-même sont transformées (durant la période 1999-2016) en une voie piétonnière connue sous le nom de « Chicago Riverwalk » qui devient une attraction touristique majeure de la ville.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium