Ce Jour-là

Charles de Flahaut

Militaire et diplomate français

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Charles de Flahaut, de son nom complet Auguste Charles Joseph, comte de Flahaut de La Billarderie, né le 21 avril 1785 à Paris et mort le 2 septembre 1870 à Paris 7e, est un général et diplomate français, grand-croix de la Légion d'honneur, médaillé militaire.

Il est grand chancelier de l’ordre national de la Légion d’honneur de 1864 à 1870.

Origines familiales et jeunesse

Il est officiellement le fils de Charles-François de Flahaut de La Billarderie (1728-1793), maréchal de camp et Intendant des Jardins du Roi, guillotiné en 1793, et de Marie-Adélaïde Filleul (1761-1836). Cependant, Charles de Flahaut, ainsi que nombre de ses contemporains, considérait Talleyrand (1754-1838) comme son père. Celui-ci a d'ailleurs entretenu avec Charles de Flahaut une relation très particulière tout au long de sa vie.

Il passe la plus grande partie de sa jeunesse dans l'émigration pendant la Révolution française, séjournant dans plusieurs villes d'Europe (Londres, Hambourg, Bremgarten). Il rentre en France après l'avènement de Bonaparte comme Premier consul en novembre 1799.

Son nom est habituellement orthographié Flahaut, mais on trouve également la graphie Flahault, plus conforme à son ascendance paternelle officielle. Il signe d'ailleurs FLAHAU(LT).

La période napoléonienne (1800-1815)

À l'âge de quinze ans, il entre dans un corps de volontaires à cheval, organisé pour accompagner le premier consul en Italie. Il lui écrit une lettre qui témoigne de sa volonté et de son ambition : « Général, je n'ai que 16 ans, mais je suis fort. Je sais trois langues assez bien. […] Trop jeune pour être soldat, j'ose vous demander d'être votre aide de camp. Soyez sûr que je serai tué ou que j'aurai justifié de votre choix à la fin de la campagne. ». Le jeune homme entame ainsi une carrière militaire rapide et impressionnante, avec l'aide de Talleyrand.

Il est admis au service de Louis Bonaparte en 1801, puis de Murat en 1803, comme capitaine aide-de-camp puis, après une liaison avec la femme de Murat, il est versé à l'état-major de Berthier en 1808.

Pendant ses quinze ans au service de Napoléon, il participe aux combats les plus prestigieux : Marengo, Ulm, Austerlitz, Iéna, Eylau, Friedland, Wagram. Il est aussi présent pendant la terrible campagne de Russie et la prise de Moscou.

Promu au grade de général de brigade le 4 décembre 1812, il devient aide de camp de l'Empereur en 1813. Peu enthousiasmé par leurs premières rencontres, ce dernier aurait dit à Joséphine :

« De l'esprit ? brtt ! Qui n'en a pas comme cela ? Il chante bien ? Belle qualité pour un soldat, qui, par état, est presque toujours enroué. Ah ! il est joli garçon, voilà ce qui vous touche, vous autres, femmes... Eh bien ! Je ne lui trouve rien du tout d'extraordinaire. Il ressemble à un faucheux avec ses éternelles jambes. »

Par la suite, il reconnut cependant qu'il est « un homme fait pour aller à tout ». Il eut en effet un rôle militaire, puis diplomatique.

Il se distingue alors à la bataille de Dresde et est nommé au grade de général de division (24 octobre 1813). Le 22 février 1814, il se rend auprès des plénipotentiaires russes, autrichiens et prussiens pour traiter d'un armistice, mais ses propositions ne sont pas acceptées.

Le titre de comte de l'Empire et le grade de commandeur de la Légion d'honneur lui furent accordés un peu plus tard.

Napoléon lui confie aussi ses premières missions diplomatiques à Neumarck en 1813 (exécuter l'armistice conclu avec les armées russes et prussiennes) et à Lusigny en 1814](négocier l'armistice avec les alliés).

Après la première abdication de Napoléon Ier, en 1814, il s'oppose à la première Restauration ; pendant les Cent-Jours, le 2 juin 1815, il reprend son poste d'aide de camp et est nommé pair de France. Il participe à la bataille de Waterloo. Il défend alors à la Chambre des pairs le rapport du ministre de la Guerre attaqué par Ney, donne des détails sur les opérations de Grouchy, certifie que ce maréchal avait alors 40 000 hommes sous ses ordres, et appuie avec chaleur la proposition de Lucien Bonaparte en faveur de Napoléon II.

À la seconde abdication de Napoléon, il manque partir avec lui à Sainte-Hélène, mais est retenu par sa mère.

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