Charles Petitjean, né le 2 juillet 1934 à Luttre (Belgique), est un homme politique belge.
Il est le fondateur et le président du microparti politique Front Wallon.
Charles Petitjean est le fils d'un résistant et d'une mère reconnue « Juste parmi les nations » par l'Institut Yad Vashem pour avoir sauvé des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Il est breveté en assurances de l'IHEC (1960), lorsqu’il entame sa carrière professionnelle comme inspecteur aux Assurances Générales (AG).
Au lendemain de son service militaire, il accède à la présidence régionale de Luttre du Parti Libéral. Remarqué par le président du parti, Roger Motz, il devient le secrétaire général des Jeunesses libérales de Belgique.
En 1964, il devient bourgmestre de Luttre-Liberchies et Conseiller provincial. À la fusion des communes, il est élu bourgmestre de Pont-à-Celles.
En 1967, il est élu président des Jeunesses Libérales de Belgique.
Il est élu député fédéral de l'arrondissement de Charleroi et réélu en 1985. En 1985, le conseil national du PRL le désigne pour être secrétaire d’État à la coopération.
De 1981 à 2004, il est consul honoraire de Tunisie nommé par le président Bourguiba.
Il est élu député wallon de la circonscription de Charleroi en 2004, sur les listes du Front national. Il occupe jusque juin 2009 ce siège de député au Parlement wallon, et au Parlement de la Communauté française. En juillet 2004, il préside l'installation de la nouvelle mandature tant au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles qu'au Parlement Wallon.
En mai 2009, il n'est pas repris sur la liste du FN, tant comme tête de liste à la Chambre (arrondissement de Charleroi) que pour la liste européenne, à la suite d'une accusation de harcèlement sexuel et moral d'une attachée parlementaire. Cette accusation se révélera fausse par la suite. L'accusatrice sera condamnée.
Il est réélu conseiller communal, comme candidat Front national, en 2006. Il siège comme conseiller communal depuis 1965. En septembre 2007, il est appelé à la présidence de la Fédération des nationalistes wallons (FNW).
Quand Marine Le Pen interdit l'utilisation du sigle, la FNW devient FW (Front Wallon). Aujourd'hui[Quand ?], il préside le parti Front Wallon né de la fusion de Défi Libéral et de la FNW. Front Wallon sera présent aux élections de Mai 2014[réf. nécessaire]. Le Front Wallon se situe à droite sur l'échiquier politique.
Soupçonné d'utilisation illégale de l'image du Parlement wallon
Durant l'été 2006, il a utilisé l'image du Parlement wallon, dont il était membre, dans le cadre de sa campagne électorale en vue des élections communales du mois d'octobre de la même année. Le bureau du Parlement wallon a estimé que le député Petitjean avait respecté les règles. Il n'a jamais été sanctionné.[réf. souhaitée]
Depuis août 2009, les autorités communales de Pont-à-Celles le soupçonnent de vouloir organiser un mariage blanc. Charles Petitjean aurait tenté d'obtenir, auprès de l'office des étrangers de sa commune, qu'une citoyenne marocaine le rejoigne sur le territoire belge.
L'affaire est transmise par le bourgmestre de Pont-à-Celles au Parquet de Charleroi.
Il n'a jamais été inculpé car cette information ne repose sur aucun document probant et jamais aucune demande n'a été diligentée vers l'Office des étrangers.[réf. nécessaire]
Cette dame avait un visa de trois ans, elle travaillait pour une firme belge soutenue par la Région Wallonne.