Ce Jour-là

Charles N'Tchoréré

Officier français de l'Infanterie coloniale

Anúncio

Charles N'Tchoréré, né le 15 novembre 1896 à Libreville et mort le 7 juin 1940 à Airaines (France), est un officier français originaire du Gabon ayant servi dans l'armée française lors des deux guerres mondiales. Pendant la bataille de France, son unité est encerclée dans Airaines par la Wehrmacht et contrainte à la reddition après plusieurs heures de combat. Alors que les soldats allemands séparent les prisonniers blancs des noirs, considérés par les nazis comme des « Untermenschen » (« sous-hommes »), le capitaine s'insurge avec ses hommes et il meurt exécuté sur place d'une balle dans la tête.

Après sa mort, il devient un symbole de l'engagement et du sacrifice des troupes africaines au service de la France.

Fils de notables gabonais de l'ethnie Myènè, Charles N'Tchoréré interrompt ses études dans des missions protestantes et catholiques (1904-1912) au Gabon (colonie française) et au Kamerun (colonie allemande), pour entrer dans la vie active. Alors que son père Charles est agent de commerce, il occupe un poste commercial au Kamerun.

Le général de Larminat, haut-commissaire de l’Afrique française libre et le colonel André Parant, gouverneur du Gabon, reçoivent la famille du capitaine N'Tchoréré pour lui rendre hommage après son décès, entre novembre 1940 et mars 1941 à Yaoundé (Cameroun).

Son fils, le caporal Jean-Baptiste N'Tchoréré du 2e régiment d'infanterie coloniale, né le 27 février 1917 à Libreville, est mortellement blessé sur le front de la Somme à Remiencourt. Il succombe à ses blessures, le 8 juin 1940. Il est inhumé au cimetière communal de Remiencourt.

À la déclaration de guerre en 1914, il quitte le Kamerun et rentre au Gabon. Il s'engage au service de la France et s’enrôle dans les tirailleurs sénégalais en 1916. Il y fait la preuve de sa valeur et est nommé sergent.

La Première Guerre mondiale terminée, il reste dans l'armée. Promu adjudant en 1919 au 4e régiment de tirailleurs sénégalais, il est affecté au 18e bataillon de tirailleurs sénégalais et stationné au Maroc de 1919 jusqu'en 1922.

Promu adjudant-chef, il est affecté au 73e bataillon de transition.

À l'issue d'une formation militaire à l'école des officiers d'outre-mer de Fréjus en 1922, d'où il sort major de promotion, il devient le 24 mars 1923 un des rares Africains à recevoir les épaulettes d'officier (sous-lieutenant) « à titre indigène ».

Il est alors affecté au sein du 14e régiment de tirailleurs coloniaux à Tarbes. N'Tchoréré sert ensuite au Levant français à la 7e compagnie du 17e régiment de tirailleurs coloniaux et il est blessé (à la mâchoire) au combat, le 31 juillet 1925, durant la révolte druze menée par le Sultan el-Atrache en Syrie.

Il est brièvement affecté au ministère de la guerre à Paris.

Revenu en Afrique fin 1925, il rejoint le camp de Kati au Soudan français au sein du 2e régiment de tirailleurs sénégalais. Il est alors le commandant de la Compagnie hors rang et de l'École des enfants de troupe.

Le ministre de la guerre Édouard Daladier rédige à son sujet un témoignage de satisfaction, 17 novembre 1925 : « A fait preuve de qualités de travail et d’intelligence, ainsi que du désir de perfectionner son instruction générale en publiant sur le Gabon, dont il est originaire, un travail très intéressant paru dans la Revue des troupes coloniales en 1925 ».

En 1926, le sous-lieutenant rejoint le 16e régiment de tirailleurs sénégalais à Montauban (Tarn-et-Garonne).

Il est nommé lieutenant « à titre indigène » en septembre 1926, puis nommé lieutenant « à titre français » en 1927.

Le lieutenant N'Tchoréré est muté en septembre 1927 au 23e régiment d'infanterie coloniale à Paris.

En 1931, il est muté pour servir en Afrique-Occidentale française.

N'Tchoréré est promu capitaine en 1933 et il est affecté au 1er régiment de tirailleurs sénégalais, à Saint-Louis (Sénégal) où il commande également l'École des enfants de troupe.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Charles N'Tchoréré | World in Stories