Ce Jour-là

Charles Fiterman

Personnalité politique française

Anúncio

Charles Fiterman, né Chilek Fiterman le 28 décembre 1933 à Saint-Étienne, est un homme politique français.

Il est un responsable national du Parti communiste français (PCF) jusqu’en 1994 et ministre d'État chargé des Transports dans les 2e et 3e gouvernements de Pierre Mauroy de 1981 à 1984.

À compter de 1998, il est membre du Parti socialiste qu'il quitte fin décembre 2017.

Ses parents sont des Juifs polonais exerçant le métier de marchands forains. À partir de 1942, pendant l'Occupation, il est placé chez des paysans, à Marlhes dans l'actuel parc régional du Pilat (Loire). Son père est déporté et finit assassiné à Auschwitz en mai 1944.

Il travaille en tant qu'électricien à l'usine Schneider.

En avril 1965, Charles Fiterman, qui a adhèré au PCF en 1951, devient secrétaire de Waldeck Rochet. Il est ensuite secrétaire de Georges Marchais. Élu conseiller général de Villejuif (1973-1979), il est ensuite élu député du Val-de-Marne (1978-1981), puis du Rhône (1986-1988).

Après la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1981, il fait son entrée avec trois autres communistes dans le gouvernement de Pierre Mauroy, en tant que ministre chargé des Transports et no 4 dans l'ordre protocolaire.

Sous son ministère aboutissent plusieurs projets structurants dans la politique des transports. Le TGV, dont la conception s'est développée sous les mandats présidentiels de Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing, est inauguré en septembre 1981 sur la ligne Paris-Lyon. En Île-de-France dès 1982, les salariés qui empruntent les transports en commun peuvent désormais bénéficier d'un remboursement partiel de leur carte Orange par leur employeur ou par l'administration. À la RATP, la première classe est supprimée dans le métro aux heures de pointe (avant 9h et après 17h), avant une suppression totale en 1991. Le tramway, abandonné dans les années 1950 à la suite du lobbying intensif de l'industrie automobile, est réhabilité dans les suites du Concours Cavaillé en 1975.

C'est également pendant le ministère de Charles Fiterman qu'est votée la loi d'orientation des transports intérieurs (LOTI) qui régit toujours l'organisation des transports en France. C'est notamment grâce à cette loi que seront sauvés les Chemins de fer de la Corse, en confiant leur gestion, le 1er janvier 1983, à la SNCF pour les sauver de la faillite technique et financière.

Charles Fiterman s'oppose à Pierre Mauroy lors de la grève des camionneurs de février 1984, refusant de suivre le Premier ministre qui veut envoyer l'armée pour la briser. Il reste malgré tout 37 mois à ce poste, jusqu'à ce que le comité central du PCF décide, le 17 juillet 1984, que les communistes ne participeront pas au gouvernement de Laurent Fabius. Avec les trois autres ministres communistes, il quitte alors le gouvernement.

En 1993, il est largement battu (42,72 % des voix) dans la 4e circonscription de la Loire, dont le sortant communiste ne se représentait pas.

En 1994, il quitte le comité central du PCF et le parti et participe, avec des personnalités et militants issus de différentes organisations, dont les refondateurs du PCF, à la création de la Convention pour une alternative progressiste (CAP), petite organisation politique française aujourd'hui dissoute. Celle-ci soutient la candidature de Dominique Voynet à l'élection présidentielle de 1995.

Charles Fiterman participe au nom de la CAP aux Journées d'été des Verts en 1996, où est lancé le processus de la « gauche plurielle », aux côtés de Dominique Voynet, Lionel Jospin et Robert Hue.

Il est nommé en 1999 par le gouvernement dirigé par Lionel Jospin membre du Conseil économique, social et environnemental, et effectue deux mandats successifs jusqu'en 2009. D'après la liste arrêtée au 11 novembre 2003, il est membre du Comité d'orientation scientifique de l'association fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn, « À gauche en Europe ».

Membre du Parti socialiste à partir de 1998, il soutient le « oui » au référendum du 29 mai 2005. À partir de 2008, il devient l'un des soutiens les plus proches de Ségolène Royal, soutenant sa motion E lors du congrès de Reims. Le 30 décembre 2017, il quitte le Parti socialiste.

Il devient maire du village de Tavernes, dans le haut Var, de 1989 à 2001. Lors de sa démission il laisse sa place de maire à sa première adjointe, Danielle Sault. Il reste premier adjoint de 2001 à 2014. Il est également membre du conseil d'administration du think tank Notre Europe.

Chevalier de la Légion d'honneur (nomination le 8 avril 1998)

Médaille d'honneur des chemins de fer, échelon or (de droit en tant qu'ancien ministre des Transports)

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Charles Fiterman | World in Stories