Charles Daudelin (Granby 1er octobre 1920 – Kirkland 2 avril 2001) est un sculpteur, un peintre et un dessinateur québécois.
Il s'affirma comme pionnier dans l’intégration de l’art à l'espace public. Il créa plusieurs œuvres publiques ainsi que les trophées des galas québécois Les Masques et la Soirée des Jutra. Il s’est adonné aussi à la confection de marionnettes avec son épouse, Louise Daudelin.
Daudelin suivit des cours de dessin à Granby, puis déménagea en 1939 à Montréal où il travailla pour l'orfèvre Gilles Beaugrand, un ami d'enfance de Paul-Émile Borduas. Alors qu'il travaillait toujours pour Beaugrand, il s'inscrivit aux cours du soir à l'École du meuble où il eut Elzéar Soucy et Paul-Émile Borduas comme professeurs. Il s'inscrivit en 1941 aux cours réguliers de l'École du meuble, qu'il suivit pendant deux ans.
En mai 1943, il prit part, lui et 22 autres artistes de moins de trente ans dont plusieurs élèves de Borduas à l'École du meuble, à l'exposition des Sagittaires à la Dominion Gallery, organisée par Maurice Gagnon, critique d'art, bibliothécaire et professeur à l'École du meuble, et qui constituerait un jalon dans l'histoire du mouvement automatiste. Daudelin y exposa plusieurs œuvres, dont des sculptures. En septembre 1943 à Granby eut lieu la première exposition solo de Daudelin, également organisée par Maurice Gagnon.
C'est en 1946 qu'il épousa Louise Daudelin, avant de partir en France, avec une bourse française du ministère des Affaires étrangères. Durant les années suivantes, il pratiqua son art, participa à plusieurs expositions.
En 1999, un film sera consacré à son travail, soit Charles Daudelin : des mains et des mots.
Tout au long de sa prolifique carrière, il continuera à créer dessins, sculptures et autres œuvres. Il s'éteindra à Kirkland le 2 avril 2001. Ses funérailles se tiendront quelques jours plus tard au sein de la chapelle de la Basilique Notre-Dame, à Montréal (la Chapelle Sacré-Cœur). C'était le lieu tout choisi, puisque Daudelin y avait créé le retable, présent devant l'autel de la chapelle.
1966-1975 : Jointures en aluminium à la station Mont-Royal 1966 et des grandes grilles sculpturales à la station Langelier 1975 dans le métro de Montréal
1976-1984 : Œuvres au square Viger à Montréal : Agora 1976 et Mastodo 1984
1980-1982 Retable de la chapelle Sacré-Cœur de la basilique Notre-Dame de Montréal
1984 Embâcle, une sculpture-fontaine sur la Place du Québec à Paris
1990 Cailloudo, une sculpture-fontaine à la Bibliothèque du Vieux-Saint-Laurent à Montréal
1997 : 1 + 1 = 1, sculpture à l'angle de la Promenade des Premiers-Ministres et de la rue de La Chevrotière à Québec.
1999 : Éclatement II, sculpture-fontaine en face de la Gare du Palais à Québec
1999 : Cinétique boréale, une sculpture installée dans le parc Stewart (Centre culturel Stewart Hall) à Pointe-Claire, sur l'île de Montréal.
Le Passage du 2 avril, veut rappeler la date de sa mort. Elle est installée devant l'ancien hôtel de ville de Kirkland. Elle fut vendue à la ville plusieurs années avant la mort de l'artiste, mais ne fut installée qu'après le décès de son créateur et devait initialement s'appeler uniquement "Le Passage".
Cependant, sa dernière œuvre inaugurée, c'est « Phare » sur les bords du lac Boivin à Granby, soit le 31 octobre 2010. L'artiste avait conçu cette sculpture spécialement pour être installée dans sa ville natale (cf. La Voix de l'Est et la plaque apposée devant la sculpture, au parc Daniel Johnson, à Granby). L'oeuvre a longtemps été installée sur le terrain des Daudelin, à Kirkland.
Daudelin a aussi créé plusieurs œuvres à caractère religieux, dont l'aménagement complet de la chapelle de la résidence Notre-Dame–de-la-Providence à Montréal.