Ce Jour-là

Charles Ceccaldi-Raynaud

Avocat et homme politique français

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Charles Ceccaldi-Raynaud, né le 25 juin 1925 à Bastia et mort le 18 juillet 2019 à Balma, est un avocat et homme politique français.

Il est d’abord secrétaire général de la SFIO dans les Hauts-de-Seine, puis secrétaire général du RPR dans le même département. Il devient ensuite maire de Puteaux de 1969 à 2004, tout en étant député de la sixième circonscription des Hauts-de-Seine de 1993 à 1995, puis sénateur des Hauts-de-Seine de 1995 à 2004.

Charles Ceccaldi-Raynaud est le fils de Joseph Napoléon Ceccaldi (1897-1927), postier, et de Marie Pieri, directrice d'école. Sa mère, veuve à 36 ans, se remarie à Louis Raynaud qui adopte son beau-fils Charles à sa majorité. Il est le père de deux enfants, dont Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux.

Charles Ceccaldi-Raynaud fait ses études au lycée d'Oujda (Maroc) puis à l'Institut des études marocaines à Rabat. Après avoir obtenu son baccalauréat à Fès, il s'inscrit à la faculté de droit d'Alger.

Il obtient un doctorat en droit après avoir soutenu une thèse sur « Socialisme et corporatisme en France ». Avocat stagiaire, il prête serment le 9 novembre 1949. En 1951, il quitte le barreau et passe le concours de commissaire de police. Il est commissaire de police de 1951 à 1953. En 1954, il entre au Gouvernement général de l'Algérie française, où il est nommé « chef du service de la réglementation ». Il est ensuite recruté comme administrateur des services civils de l'Algérie en 1957.

Reçu premier au concours de commissaire de police, il est également admis à l'ENA, par la voie du concours normal en 1956 (promotion Tocqueville). En fonction auprès du ministre Robert Lacoste en Algérie, il terminera sa scolarité à l'ENA en 1959, et sera rattaché au corps des administrateurs des services civils.

Charles Ceccaldi-Raynaud fait ses premiers pas en politique en 1950 à l'âge de 25 ans en adhérant à la SFIO d'Alger. Inscrit depuis peu, Ceccaldi-Raynaud demande à être désigné comme candidat à l'élection de l'Assemblée algérienne, ce qu'on lui refuse.

En 1955, il prend la direction de la fédération de la SFIO d'Alger. Ses opposants l'accusent à l'époque de s'être appuyé sur les milieux corses et, le 23 juin 1956, il est exclu par la commission fédérale des conflits de la SFIO. Le jugement est cependant cassé le 6 décembre de la même année par la commission nationale des conflits du parti.

Au début de 1957, durant la bataille d'Alger, Paul Teitgen, alors secrétaire général de la préfecture d'Alger, le nomme à la tête du camp de tri des prisonniers de Beni Messous, dans le but de contrôler les activités des parachutistes. Dans un entretien publié en 2001, Charles Ceccaldi-Raynaud précise avoir occupé ce poste moins de quinze jours, dans le cadre d'un stage en préfecture en tant qu'élève administrateur.

À cette occasion, selon ses dire, il libère 400 prisonniers. Il a été l'un des premiers lanceurs d'alertes sur la torture en Algérie. Dans les mémoires du général Aussaresses ce dernier le présente comme participant avec lui au choix des détenus qui partent pour la torture.

En mai 1958, il appartient à la commission chargée d’étudier la situation en Algérie au conseil national de la SFIO. Il quitte l'Algérie le 4 juin, et nourrit à l'époque un vif désaccord avec la politique suivie par Guy Mollet. Il est alors l'objet d'un ordre d'arrestation du colonel Godard, directeur de la Sûreté nationale en Algérie.

Il arrive en région parisienne à la fin des années 1950 à Bondy, où il est élu conseiller municipal en 1959.

En 1960, Charles Ceccaldi-Raynaud est engagé comme directeur de l'office d'HLM de Puteaux.

En 1965, il est élu au conseil municipal de cette ville sur la liste du maire socialiste sortant, Georges Dardel, qui le nomme 4e adjoint. Il est par ailleurs secrétaire de la fédération de la SFIO des Hauts-de-Seine. En octobre 1967, Georges Dardel est victime d'un grave accident de la route. Durant un an et demi, Charles Ceccaldi-Raynaud fait la navette entre la mairie et l'hôpital et fait fonction de maire de Puteaux par intérim.

En février 1969, Georges Dardel démissionne sur invitation du comité directeur de la SFIO. Bien qu'exclu au même moment pour avoir pris un gaulliste dans son équipe, Charles Ceccaldi-Raynaud lui succède. Il adhère au Parti de la démocratie socialiste (PDS), dont il est cependant rapidement exclu ; il rejoint ensuite le Mouvement démocrate socialiste de France, qui regroupe comme le PDS des socialistes s'opposant à l'alliance entre le PS et le PCF. En décembre 1970, Georges Dardel se voit encore interdire par le nouveau Parti socialiste de se présenter contre son successeur. Finalement, lors des élections municipales de 1971, Charles Ceccaldi-Raynaud n'obtient pas l'investiture du PS, accordée à la liste Dardel. Il reçoit néanmoins le soutien d'Achille Peretti, maire UDR de Neuilly-sur-Seine. La droite ne présente pas de liste. La campagne est violente et tendue : l'affaire de la fusillade de Puteaux entre colleurs d'affiches de candidats rivaux se solde par sept blessés et la mort d'un colleur de Dardel. L'affaire fait grand bruit, la presse française parlant alors de « Chicago-sur-Seine » ; Charles Ceccaldi-Raynaud l'emporte néanmoins avec 65 % des voix. En 1975, il est déclaré civilement responsable de la fusillade par la justice, plusieurs agresseurs étant employés de la commune, et condamné à 200 000 francs de dommages et intérêts. Sa gestion de la ville de Puteaux et notamment son clientélisme (chose qu'il revendique) lui valent régulièrement les critiques de l'opposition.

En 1987, Charles Ceccaldi-Raynaud s'inscrit de nouveau au barreau de Paris. Il est nommé président du conseil d'administration de l'Établissement public pour l'aménagement de la région de la Défense le 18 décembre 1987, puis le 9 décembre 1988, poste qu'il quitte le 21 avril 1989 ; il est de nouveau nommé à ce poste de façon continue du 3 juin 1993 au 18 décembre 1998.

Au moment des élections législatives de 1993, Charles Ceccaldi-Raynaud est le suppléant de Nicolas Sarkozy dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine. Ce dernier étant élu et nommé ministre du gouvernement Balladur, il devient député le 2 mai 1993. Deux ans plus tard, Nicolas Sarkozy quitte ses fonctions ministérielles et manifeste sa volonté de redevenir député. Charles Ceccaldi-Raynaud démissionne le 17 juillet 1995, et conquiert un siège de sénateur lors des élections sénatoriales de septembre.

Comme maire de Puteaux, il transforme profondément sa ville. Après avoir été une banlieue ouvrière, surnommée « Petit Barbès », il en fait la ville la plus riche de France. En effet, par le développement qu'il a impulsé du quartier d'affaires de La Défense, situé aux 2/3 sur la ville de Puteaux, la ville dispose de moyens colossaux qu'il met au bénéfice de la mixité sociale et des plus fragiles, avec 35 % de logements sociaux. Lors de son dernier mandat, il a laissé 283 millions d'euros d'excédent dans les caisses de la ville.

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