Ce Jour-là

Charles Éléonor Dufriche-Valazé

Homme politique français

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Charles Éléonor Dufriche de Valazé, dit Dufriche-Valazé ou Valazé, né le 23 janvier 1751à Alençon et mort par suicide le 30 octobre 1793 à Paris, est un juriste et un homme politique français de la Révolution.

Élu député de l’Orne à la Convention nationale en septembre 1792, il siège avec les Girondins et meurt victime de leur défaite en juin 1793 face aux Montagnards et à la Commune de Paris.

Condamné à mort le 30 octobre 1793, il se la donne lui-même immédiatement, en plein Tribunal révolutionnaire.

Origines familiales et formation

Il est « le septième fils de Me Nicolas Dufriche, sieur des Genettes, avocat au bailliage et siège présidial [d'Alençon], et, précédemment, subdélégué, en la résidence de Sées, de Monseigneur l'Intendant de la Généralité d'Alençon » : son père, juriste, occupe aussi un emploi dans l'administration royale des généralités.

Sa mère est Françoise Le Sergent, qui est la seconde épouse de Nicolas Dufriche.

Il est l'oncle de l'abbé Charles-Éléonore Dufriche-Desgenettes, fondateur de la confrérie du Très-Saint et Immaculé Cœur de Marie.

Il est un moment officier dans l'armée, puis devient avocat.

En 1784, Valazé publie un Traité des lois pénales. Il s’occupe aussi d’économie politique et d’agronomie.

Période de la monarchie constitutionnelle (1789-1792)

Au début de la Révolution (1789), il devient administrateur du district d’Alençon.

Lorsque la situation se dégrade, il se fait remarquer par ses propos antimonarchiques, demandant la déchéance du roi après l'épisode de la fuite à Varennes.

Période de la République (1792-1793)

Le 10 août 1792, les jacobins et les sans-culottes lancent l'insurrection qui aboutit à la chute de Louis XVI, incarcéré le 13 août au Temple. L'Assemblée législative se dissout et des élections pour une nouvelle assemblée constituante ont lieu en septembre : la Convention nationale.

Il est élu député de l’Orne (premier de la liste). La Convention tient sa première séance le 21 septembre (lendemain de la victoire de Valmy) et vote l'abolition de la royauté en France.

Valazé, lié avec Vergniaud, siège avec les Girondins, qui dominent l'assemblée dans une première période, face aux Montagnards. Mais il existe un autre pouvoir, celui de la Commune de Paris, dont le pouvoir est fondé sur les sans-culottes des sections parisiennes et sur la Garde nationale de Paris, commandée par Santerre.

Valazé participe avec les Girondins aux premières attaques contre la Commune de Paris, qu'ils considèrent comme responsable des massacres de Septembre.

Un peu plus tard se pose la question du destin de « Louis Capet ». En novembre, il est décidé qu'il peut être jugé par la Convention.

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