Charles-Félix, dit « le Bien-Aimé », né à Turin le 6 avril 1765 et mort dans la même ville le 27 avril 1831, est un duc de Savoie, puis roi de Sardaigne de 1821 à 1831.
Charles-Félix est le onzième enfant et le cinquième fils de Victor-Amédée III, duc de Savoie, roi de Sardaigne, prince de Piémont, roi titulaire de Chypre et de Jérusalem, et de Marie-Antoinette d'Espagne. Ses grands-parents maternels sont Philippe V d'Espagne et Élisabeth Farnèse.
Il est tout d'abord fait comte de Carmagnole en 1785, puis marquis de Suse en 1796 et prince héritier de Savoie et de Sardaigne de 1802 à 1821, vice-roi de Sardaigne de 1796 à 1802, puis de 1814 à 1821, et duc de Gênes en 1815.
En 1821, il devient roi de Sardaigne, prince de Piémont, duc de Savoie et hérite des titres de « roi titulaire de Chypre et de Jérusalem », à l'abdication de son frère Victor-Emmanuel Ier de Savoie, après la courte régence de son cousin et héritier le prince Charles-Albert de Savoie-Carignan.
Sous son règne sont installées les bornes frontières séparant les États de Savoie du royaume de France.
Il avait épousé le 6 avril 1807 Marie-Christine de Bourbon-Siciles (1779 † 1849), fille de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d'Autriche. Il meurt en 1831 au palais royal de Turin, sans laisser de postérité.
Charles-Félix était le dernier représentant de la branche aînée de la maison de Savoie. En 1821, il avait préalablement nommé au poste de régent, pour le former au gouvernement du royaume, le représentant de la branche cadette des princes de Savoie-Carignan, en la personne de son cousin Charles-Albert de Savoie-Carignan (1798-1849). Celui-ci lui succède sur le trône du royaume de Sardaigne le 27 avril 1831.
En conformité avec sa volonté exprimée, il est inhumé solennellement dans le pays de ses ancêtres, en Savoie, au bord du lac du Bourget, en l'abbaye royale d'Hautecombe, nécropole des souverains de Savoie où il repose toujours.
Titulature en latin figurant sur une pièce de une lire de 1828 : CAR. FELIX D. G. REX SAR. CYP. ET HIER. (face) DVX SAB. GENVÆ ET MONTISF. PRINC. PED. & : « Charles-Felix par la grâce de Dieu roi de Sardaigne, Chypre et Jérusalem » (face) « duc de Savoie, duc de Gênes et Montferrat, prince de Piémont, etcetera ».
À Bonneville (Haute-Savoie) une « colonne de Charles-Félix » est érigée en l’honneur du roi Charles-Félix de Savoie, ayant permis l'endiguement la vallée de l'Arve.
Le théâtre Carlo-Felice est l’opéra principal de Gênes, en Italie, et porte toujours le nom de ce souverain.
À Nice, la statue de Charles-Félix domine le port Lympia.
Toujours à Nice, la place Charles-Félix est située à une extrémité de cours Saleya. Le monument des Serruriers se trouvait à l’origine place Charles-Félix : il est surmonté des lettres CF.
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Jean-Fred Tourtchine, Les Manuscrits du CEDRE : Le Royaume d'Italie, vol. III, t. 14, Clamecy, Imprimerie Laballery, 1994, 269 p.
Louis Charles Dezobry et Théodore Bachelet, Dictionnaire de Biographie et d’Histoire, Paris, 1863 .
Histoire de la Savoie de 1416 à 1792
Ressources relatives aux beaux-arts : British Museum Te Papa Tongarewa