Charleroi est une ville francophone de Belgique, située en Wallonie, province de Hainaut, sur la Sambre. C'est le chef-lieu de l'arrondissement administratif de Charleroi englobant 12 communes sur une superficie totale de 472,19 km2.
Charleroi compte, au 1er janvier 2026, 206 900 habitants (425 000 dans l'agglomération – la cinquième de Belgique – qui s'étend de Thuin à Sambreville). Elle est ainsi la première commune wallonne et la troisième commune belge en nombre d'habitants. Ses habitants s'appellent les Carolorégiens (par abréviation : Carolos).
Charleroi se situe au centre d'un ancien bassin houiller communément appelé Pays Noir et a constitué au cours de la révolution industrielle un pôle économique de première importance en Belgique. Malgré une longue période de déclin, elle reste un centre industriel : sidérurgie, verreries, produits chimiques, constructions électriques, constructions mécaniques.
La ville, sous l’impulsion d’acteurs publics et privés, s'est réorientée sur des activités économiques centrées sur les techniques de pointe.
La ville compte une trentainte de terrils ainsi que des anciennes carrières où la nature a repris ses droits et de nombreux espaces verts.
Charleroi est consideré comme la capitale sociale de la Wallonie. C'est à ce titre qu'elle est le siège des institutions sociales de la Région wallonne, comme le FOREM ou la SWCS.
Les communes limitrophes de Charleroi sont :
Le principe des districts est un redécoupage de la ville qui résulte en la centralisation des services publics dont les guichets administratifs seront répartis au sein d’une maison citoyenne pour chaque district. La Ville a également exprimé sa volonté de mettre sur pied un système de guichet en ligne destiné à faciliter et moderniser les démarches administratives. Il résultera également de ce découpage l’attribution d’identités globales spécifiques à chacun des districts. Pour chaque district, des projets d’aménagement sont prévus ou en cours de réalisation dans le cadre du redéveloppement de la région.
Les districts de Charleroi sont :
Le relief de Charleroi est influencé par la vallée de la rivière Sambre qui coule d'ouest en est avant de rejoindre la Meuse à Namur. Le ruisseau Piéton coule du nord au sud pour se jeter dans la Sambre à Dampremy. Dans la vallée de ce ruisseau est creusé le canal Charleroi-Bruxelles. L'Eau d'Heure vient du sud et se jette également dans la Sambre à Marchienne-au-Pont. Une vingtaine de ruisseaux parcourent le territoire de la commune.
L'altitude va de 96 mètres (vallée de la Sambre et du Piéton) pour culminer à plus de 220 mètres au Bois du Prince à Marcinelle. Le niveau est de 132 mètres sur la place Vauban. L'altitude des terrils dépasse souvent 200 mètres, le terril Saint-Charles du bois du Cazier atteint 241 mètres.
Charleroi est traversé par les plaines alluviales situées le long des rivières Sambre, Piéton et Eau d'Heure. Le territoire de la ville est également traversé par l'étroit synclinal houiller qui caractérise le sillon Sambre et Meuse. Plus généralement, le sous-sol est constitué d'une variété de composants, en premier lieu d'importants gisements de houille grasse et parfois de fer, du grès, du schiste et des calcaires de la deuxième moitié de l’ère primaire (il y a +/- 350 millions d’années). Au nord de Charleroi, les sables et les argiles de l’Éocène s'avancent du Brabant jusqu'à Gosselies et se retrouvent même plus au sud dans la Formation de Couillet en remplissage de poches karstiques. Les terrils qui ponctuent le paysage carolorégien sont constitués de résidus miniers, principalement de schistes et, en plus petite quantité, de grès carbonifères et de résidus divers.
Charleroi se situe sur la « Faille du midi » qui court du nord de la France à Liège presque à l'horizontale. Cette faille correspond à une importante ligne de rupture géologique située à la limite nord du massif du midi (Condroz-Ardenne), apparue au paléozoïque. En bord d'Eau d'Heure, le plissement hercynien a dressé les couches de roches calcaires, déposées au fond de la mer tropicale du Carbonifère qui occupait le territoire à cette époque.
Charleroi Métropole se situe dans un bassin de vie de 600 000 habitants constitué de 30 communes. Ce territoire s'étend sur 80 km du nord au sud, de la frontière française à la grande périphérie bruxelloise, soit plus de 2 000 km2. Ce territoire se dessine à la fois par rapport aux structures territoriales de ces cinq plateaux paysagers (le plateau hesbignon, le plateau urbain, le plateau du Condroz, le plateau de la Fagne et le plateau des Ardennes) et aussi par rapport ses interactions sociales, économiques et culturelles.
C'est un climat tempéré océanique comme pour l'ensemble de la partie occidentale de la Belgique, dû à la proximité de l'océan Atlantique qui régule le temps grâce à l'inertie thermique de ses eaux. Il est influencé soit par des masses d'air humide et doux en provenance de l'océan, soit par des masses d'air sec (chaud en été et froid en hiver) en provenance de l'intérieur du continent européen. En moyenne (moyenne faite sur une période couvrant les 100 dernières années), on observe environ 200 jours de pluie par an dans la région de Charleroi.
Le nom de la localité est attesté sous différentes formes depuis 1666 : Charle Roy , Charles Roy ou Charles le Roy à l'origine, puis orthographié Charleroy (selon l'orthographe ancienne du mot roi).
Charleroi est nommé ainsi en l'honneur de Charles II, roi d'Espagne et des Pays-Bas en 1666, année de la fondation de la forteresse qui deviendra la ville.
Ce type de formation toponymique désignant directement un souverain, est plutôt insolite. Une création telle que *Charleville ou *Charlebourg, tout comme Philippeville et Mariebourg (devenu Mariembourg), exemples tout proches, aurait été plus conforme à l'usage. Cependant, ce néo-toponyme répond à une intention de propagande politique. Il était destiné à populariser le nom du jeune souverain, qui est alors âgé de quatre ans, et en imposer aux Français à la veille de la guerre de Dévolution. Ce nom est traduit ou donné pour équivalent du latin Caroloregium, forme qui apparait dans le chronogramme FVNDATVR CAROLOREGIVM inscrit dans le registre des baptêmes de la paroisse de Charnoy en date du 3 septembre 1666, c'est-à-dire le jour de l'ouverture des travaux de la forteresse.