Ce Jour-là

Chambre des représentants des États-Unis

Chambre basse du Congrès des États-Unis

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La Chambre des représentants des États-Unis (en anglais : United States House of Representatives) est la chambre basse du Congrès des États-Unis, le Sénat étant la chambre haute. Il forme à ce titre, l'un des deux organes du pouvoir législatif américain.

La composition et les pouvoirs de la Chambre sont établis par l'article premier de la Constitution des États-Unis. La Chambre est chargée d'adopter la législation fédérale. Les projets de loi également adoptés par le Sénat sont envoyés au président pour signature ou veto. Les pouvoirs exclusifs de la Chambre comprennent l'initiative de tous les projets de loi sur les recettes, la mise en accusation des fonctionnaires fédéraux et l'élection du président si aucun candidat n'obtient la majorité des voix au sein du collège électoral.

La Chambre représente les citoyens au sein de l'Union et constitue la chambre basse du congrès fédéral. Son siège se trouve dans l'aile sud du Capitole des États-Unis, à Washington, D.C.. Les élections ont lieu tous les deux ans.

La Chambre des représentants naît de la Constitution de 1787 rédigée par Alexander Hamilton et les autres délégués des 13 États. Le Sénat et elle formeront ensemble le Congrès.

Le 4 mars 1789, le Congrès américain composé d'élus des 13 États du nouvel État se réunit pour la première fois à New York, capitale provisoire, lors de cette première session les représentants décident que le pouvoir législatif sera composé d'une Chambre des représentants et d'un Sénat . Conception d'un pouvoir législatif bicaméral comme celui du Royaume Uni où siègent une chambre haute ou Chambre des lords et d'une chambre basse ou Chambre des communes. Cette architecture bicamérale est fondée sur l'idée qu'aucune chambre ne puisse avoir un pouvoir total sur le législatif, les deux chambres s'équilibrant, même si elles ont des structures et des rôles différents.

Dès les origines, le président des États-Unis a dû "satisfaire la majorité au Congrès, y compris en matière de politique étrangère, cette dernière en étant parfois "profondément bouleversée", car il a été contraint de "s’adapter aux exigences des parlementaires" élus, mais dans une première période, de 1789 à 1829, il a d'abord "imposé ses initiatives, ne laissant au Congrès aucune marge de décision".

Au XXe et XXIe siècle, la chambre connaît plusieurs périodes de domination :

celle du parti démocrate durant de 1930 à 1994, avec juste deux courtes interruptions en 1947-1948 puis 1953-1954 ;

celle du parti républicain de 1994 à 2006.

La Grande dépression et ses prix agricoles dévastés au début des années 1930 déclenche en 1930 la conquête d'une majorité démocrate, élargie aux fermiers endettés soucieux de faire remonter ces prix, précède la première élection, avec une large avance dans le vote populaire, du président Franklin Delano Roosevelt, qui succède à deux présidents républicains et a sévèrement critiqué les patrons des trusts pendant la campagne. Dès 19 avril 1933, il interdit aux particuliers de thésauriser l'or et supprime le droit d'échanger des billets de banque contre du métal précieux, prenant à contre-pied le fétichisme monétaire du siècle précédent.

Le New Deal que met en place dans la foulée Roosevelt, réélu ensuite trois fois de suite (1936, 1940 et 1944), s'accompagne de nombreux recours au droit de veto présidentiel contre les votes de sa propre majorité à la chambre, ouvrant une ère de recours massif à cette arme constitutionnelle, avec 1430 vétos en huit décennies, "dont à peine 125 renversés par le congrès" contre seulement 12 au cours des quatre premières décennies de la constitution.

Le second choc pétrolier de la fin 1979 fait au contraire grimper l'inflation et le chômage, sapant la popularité de Jimmy Carter, laminé à la présidentielle de 1980, où le troisième candidat Anderson décroche 6,6% des voix. Les démocrates subissent à la chambre une énorme perte de 168 sièges, ne conservant qu'une courte majorité. Un sondage post-élection montre qu'un nombre réduit des électeurs du vainqueur Ronald Reagan cite ses qualités ou ses idées. Il prend cependant cette année-là le contrôle du Sénat jusqu'en 1987, ce qui l'aidera à faire voter une simplification fiscale de grande envergure lors de son deuxième mandat, profitant du grand prestige de sa réélection par une majorité de 18 points en 1984, année où les démocrates perdent encore 30 sièges à la chambre.

N'y ayant pas encore la majorité, la Maison Blanche a pu cependant la retourner souvent, grâce à une "cible de choix", le "groupe des Démocrates conservateurs du Sud". Malgré la promesse d'un "retour rapide à l'équilibre des comptes", une "infiltration de la bureaucratie fédérale par des partisans dévoués" et une philosophie "reposant sur un anti-étatisme à tout crin", la présidence de Ronald Reagan resta cependant marquée par un lourd déséquilibre des finances fédérales, auquel ont contribué les votes des représentants, plus enclins à accepter des réductions des taxes que des dépenses fédérales, dont la part dans le PIB resta stable malgré de très importantes baisses d'impôts. Au cours de la période de 1981 à 1988, les discussions budgétaires prirent "une intensité rarement atteinte jusque-là" et le président a utilisé très vite sa "grande popularité tandis que les Démocrates désemparés par la défaite de Carter et leurs pertes au Congrès se divisaient sur l'attitude à tenir".

Les six dernières des huit années de présidence de Bill Clinton ont vu s’opposer un président démocrate et un Congrès républicain, chambre et Sénat réunis, sur fond de querelles partisanes concernant le budget, Clinton utilisant régulièrement son droit de veto, et de une tentative ratée de destitution, lors de l'"affaire Monica Lewinski".

En plus de voter les lois fédérales, la Chambre des représentants :

a l'initiative pour le vote du budget. Le Sénat peut tout de même amender ou rejeter ses propositions ;

peut élire le président des États-Unis si aucune majorité ne peut être trouvée au sein des grands électeurs. Dans ce cas, chaque délégation d'État dispose d'une seule voix ;

vote la mise en accusation d'un haut fonctionnaire du gouvernement, dont le procès se tient par la suite devant le Sénat.

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