Ce Jour-là

Catulle Mendès

Poète et écrivain français

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Abraham Catulle Mendès, né le 21 mai 1841 à Bordeaux et mort le 8 février 1909 à Saint-Germain-en-Laye, est un romancier, poète, dramaturge, librettiste et critique littéraire français. Il écrivait également sous le pseudonyme C. Valerius — Caius Valerius Catullus était le nom du poète romain Catulle.

Abraham Catulle Mendès est issu d'une lignée de Juifs portugais. Petit-fils du banquier Isaac Mendès, Catulle Mendès est le fils du négociant Tibulle Abraham Mendès et de Suzanne Brun, catholique qui élève son fils dans sa religion.

Après une enfance et une adolescence à Toulouse, Mendès arrive à Paris en 1859.

Il se fait connaître en 1860 en fondant La Revue fantaisiste à laquelle collabore notamment Villiers de L'Isle-Adam. En 1863, il publie son premier recueil de poèmes, Philoméla, et sympathise avec Théophile Gautier jusqu'à ce qu'il décide d'épouser sa fille, Judith Gautier, le 14 avril 1866 à Neuilly-sur-Seine. Théophile Gautier n'assiste pas à la noce, car ayant désapprouvé cette union, il n'aime guère l'écrivain qui avait déjà, avant ce mariage, une maîtresse et des enfants naturels de celle-ci. Le beau-père surnomme son gendre « Crapule m'embête ».

À la suite d'un voyage en Allemagne qui le laisse ébloui, Catulle Mendès se range avec ardeur dans le camp des admirateurs et défenseurs du compositeur Richard Wagner, à l'instar de son épouse Judith.

Il entre ensuite dans le groupe d'écrivains qui se réunit chez Louis-Xavier de Ricard tout d'abord, chez Leconte de Lisle ensuite, où François Coppée, Léon Dierx, José-Maria de Heredia et Théodore de Banville comptent parmi les habitués. Sous l'impulsion de Ricard et de Mendès naît le mouvement Parnasse dont Mendès se fait l'historien en publiant plus tard La Légende du Parnasse contemporain. Il participe activement aux recueils du Parnasse contemporain.

En 1876, il propose à Guy de Maupassant d'entrer dans la franc-maçonnerie, mais celui-ci refuse.

Après son mariage en 1866 avec Judith Gautier, dès 1869, peut-être même dès 1866, Catulle Mendès entretient une liaison avec la compositrice Augusta Holmès. Ainsi, le couple Mendès-Gautier ne dure pas : ils se séparent en 1874 ; Judith obtient la séparation juridique le 13 juillet 1878 ; bien plus tard, Mendès, en reconnaissant tous les torts, demandera le divorce (devenu légal), qui sera prononcé le 28 décembre 1896.

Après la séparation juridique en 1878, Mendès s'installe chez Augusta Holmès. Mendès et Holmès ont cinq enfants : Raphaël Henri, dessinateur et peintre (1870-1896), Jeanne Huguette Olga (1872-1964, mère du peintre Christian Caillard), Marie Anne Claudine (1876-1937, épouse du poète Mario de La Tour Saint-Ygest), Hélyonne Geneviève (1879-1955, épouse du romancier Henri Barbusse) et Marthian avant de se séparer en 1886, après qu'Augusta Holmès eut, semble-t-il, été ruinée par Mendès. Les trois filles sont le sujet du tableau d'Auguste Renoir, Les Filles de Catulle Mendès.

Le 8 juillet 1897, à Chatou, Mendès (qui avait trois autres fils, à savoir Marcel, Raymond et Robert), se remarie avec la poétesse Jeanne Mette, qui est sa compagne, et dont il a également un fils, Jean Primice Catulle-Mendès, né le 10 juillet 1896 à Paris 16e, et mort pour la France le 23 avril 1917 au Chemin des Dames, filleul de Sarah Bernhardt.

D'une dernière relation avec la comédienne Marguerite Moreno (1871-1948), il a un dernier fils, ce qui lui fait une très nombreuse progéniture.

Le 8 juin 1891, il se bat en duel avec René d'Hubert, directeur du Gil Blas.

Le corps sans vie de Catulle Mendès est découvert le 8 février 1909 vers cinq heures du matin dans le tunnel de chemin de fer de Saint-Germain-en-Laye. On a supposé qu'il avait ouvert la porte de son wagon en se croyant arrivé à destination.

L'œuvre de Catulle Mendès, très abondante, est tombée dans l'oubli. Il est considéré comme le représentant d'une esthétique fin-de-siècle, utilisant, avec une certaine préciosité, un vocabulaire recherché et brillant. Les critiques de l'époque lui reprochaient une superficialité et une manière ostensible de suivre la mode du jour. Sa poésie, au parfum décadent, était très appréciée de Verlaine.

Il est également l'auteur de courts récits érotiques.

Friedrich Nietzsche lui a dédié ses Dithyrambes pour Dionysos, le célébrant comme « le plus grand et le premier satyre vivant aujourd’hui ― et pas seulement aujourd’hui. »

Il apparaît dans le roman Le Désespéré de Léon Bloy sous le nom d'Abraham-Properce Beauvivier, où il est dépeint comme un personnage du monde littéraire, sans scrupule, directeur d'un journal à grand tirage, égocentrique et opportuniste.

Une voie du 17e arrondissement de Paris porte son nom.

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