Carl Norac, nom de plume de Carl Delaisse, né le 29 juin 1960 à Mons (province de Hainaut), est un poète et écrivain belge de langue française.
Il est principalement auteur de recueils de poésies, et de textes d'albums jeunesse, mis en images par divers illustrateurs.
Carl Delaisse naît le 29 juin 1960 à Mons. Il est le fils du poète Pierre Coran (qui fut instituteur dans sa jeunesse) et de la comédienne Irène Coran. Il grandit dans une grande « cité populaire » selon ses propres termes, puis dans le Hainaut, où la nature et la forêt sont ses premières sources d'inspiration, pour des textes et surtout des poèmes. De son enfance, il garde, comme il le dit lui-même « une foi absolue en l’émerveillement », et était un lecteur « boulimique, passionné et nocturne. »
Il devient professeur de français, attaché culturel et professeur d’histoire littéraire au Conservatoire royal de Mons, et vit de sa plume depuis les années 1990.
Il a vécu près de Mons en Belgique, sa ville natale, pendant une trentaine d'années, où il a notamment été guide au Musée du Grand-Hornu, ancien complexe industriel de charbonnages. Puis au Québec (qui lui inspire l'ouvrage Le Carnet de Montréal), et en France, dans le département du Loiret, depuis 1998.
Sa fille naît à la fin des années 1990, et lui inspire en 2001 l'album Le Père Noël m'a écrit, illustré par Kitty Crowther, ainsi que le recueil de poésie Lettres du géant à l'enfant qui passe publié en 2002.
Depuis décembre 2017, l'école élémentaire publique de la ville de Neuville-aux-Bois dans le Loiret porte son nom.
Il remporte à 19 ans le prix Casterman de Poésie 1979, pour un poème inspiré par Gérard de Nerval.
Il a publié plusieurs dizaines de recueils de poésies, aux Éditions de la Différence et aux Éditions de l'Escampette.
Il reçoit plusieurs prix pour ses poèmes. Dans les années 1990 : en 1991 le Prix Maurice et Gisèle Gauchez-Philippot pour son recueil Le Maintien du désordre, et en 1992 le prix Émile Polak de l'ARLLFB pour le recueil Chiens rouges. Dans les années 2000, il est lauréat en 2002 du prix Eugène Schmits de l'ARLLFB pour le recueil de poésie Éloge de la Patience, et en 2009 du Prix Charles Plisnier pour son recueil Sonates pour un homme seul. Il reçoit également en 2009 le Grand Prix SGDL du livre jeunesse pour son album Petits poèmes pour passer le temps, illustré par Kitty Crowther.
Il lit ses textes sur scène, en compagnie de son ami, l'auteur Hugo Claus (1929-2008).
Carl Norac s'inspire aussi de la poésie et de l'humour anglais du poète britannique du XIXe siècle Edward Lear.
À la fin des années 1990, il fonde la revue et les éditions Le Fram avec Karel Logist et Serge Delaive.
La naissance de sa fille lui inspire en 2002 le recueil de poésie Lettres du géant à l'enfant qui passe. Le journal La Libre Belgique écrit, dans un article sur le recueil : « Témoignage d'amour d'un père à sa fille-fée, signe de transmission, profonde légèreté de l'écriture, envie de se glisser dans la nature, de l'épouser, de la sentir. »
En 2005 il est choisi pour l'opération « Lire en fête » de la ville de Paris, et ses textes sont affichés dans le métro parisien. En 2011, pour l'opération « Transpoésie », c'est dans le métro de Bruxelles qu'ils s'affichent.
Il fait partie des poètes de la Génération 58 et, à ce titre, ses écrits sont représentés en Belgique et à l'étranger dans diverses anthologies de l'histoire de la poésie en Belgique et en France.
Il déclare en 2016 : « J’aime dire poète parce que c’est un mot un peu galvaudé. C’est mon genre littéraire préféré, car il transcende tous les autres. Que j’écrive un album, une prose, du théâtre, la petite lumière de départ, c’est toujours le mot poésie. »
Dans une interview de 2005, il dit s'identifier volontiers au personnage de Till l'Espiègle « pour l’origine flamande et surtout pour l’espièglerie », paysan doté de beaucoup d'esprit, présent dans la littérature dès le 16e siècle, et repris dans l'ouvrage de l'écrivain belge francophone Charles de Coster, en 1867.