Caracas, nom usuel de Santiago de León de Caracas, est la capitale et la plus grande ville du Venezuela. Couvrant 433 km2, la ville fait partie du District de la capitale au sein de la municipalité de Libertador (dont elle est le chef-lieu). Caracas compte trois millions d'habitants.
Son aire métropolitaine, le Grand Caracas, est à cheval sur deux des États du Venezuela, car, avec les municipalités mitoyennes, la métropole s’étend également sur l’État de Miranda. Ainsi, l’agglomération comptait 4,850 millions d'habitants au premier janvier 2009. Cette aire urbaine est également la plus grande du pays.
Caracas est le centre politico-économique et le cœur financier, commercial et culturel du pays. C’est aussi un centre artistique important, avec de nombreux musées, théâtres et galeries d'arts.
La ville est classée 57e à l'indice Global Cities de 2012. Elle est considérée comme une ville globale de type Bêta+ par le GaWC.
Le nom complet de Caracas est Santiago de León de Caracas. Depuis le 24 octobre 2007, le nom officiel de la capitale doit être suivi de l'expression « berceau de Bolivar et reine du Guaraira Repano ». Cette appellation n'est pas utilisée.
Caracas est le nom d'une tribu locale.
Elle est située au nord du Venezuela, à proximité de la mer des Caraïbes dans une vallée entourée de montagnes de près de 2 130 m, entre 760 et 910 m d'altitude (cette montagne s'appelle l'Avila). Caracas est située à 126 km à l'est-nord-est de Valencia, à 272 km à l'est de Barquisimeto et à 514 km à l'ouest de Maracaibo.
Selon la classification de Köppen, le climat est tropical de savane avec hiver sec (Aw d'après cette classification), toutes les températures mensuelles moyennes sont supérieures à 18 °C. De plus, les précipitations du mois le plus sec sont inférieures à 60 mm et à [100 - (précipitations annuelles mensuelles)/25]. En effet le mois de mars est le plus sec avec 12 mm et ses précipitations sont inférieures à (100 - 916 mm / 25) soit 63,36. Une autre source nous dit[réf. nécessaire] que Caracas bénéficie d'un climat tropical humide de mousson, quelque peu tempéré par l'altitude. Les précipitations annuelles varient entre 900 mm et 1 300 mm dans la ville proprement dite et atteignent 2 000 mm dans les cordillères voisines. Les températures ne connaissent pour ainsi dire pas de variations saisonnières, le mois le plus froid étant janvier (T moy=20,2 °C) et le plus chaud mai (T moy=23,2 °C). Par contre la saison sèche et la saison des pluies sont bien marquées. La saison des pluies, qui s'étend de mai à octobre, coïncide avec la remontée en latitude de la zone de convergence intertropicale.
La ville est soumise au risque sismique, comme celui de 1812 détruisant la ville, celui de 1967 ou plus récemment celui de 2026.
Caracas est fondée en 1567 sous le nom de Santiago de León de Caracas par l'explorateur espagnol Diego de Losada.
Caracas donna naissance au général Francisco de Miranda (1750) ainsi qu'à Simón Bolívar (1783), révolutionnaire libérateur de l'Amérique du Sud.
L'acte du 19 avril 1810, qui amène à la renonciation de Vicente Emparan au poste de capitaine général, puis plus largement à l'émancipation du Venezuela, a été signé dans la mairie de Caracas.
Le peintre franco-danois Camille Pissarro, né en 1830 sur l'île Saint-Thomas aux Îles Vierges américaines, séjourne deux ans à Caracas avec son ami Fritz Melbye, un autre artiste danois. Il y peint et dessine jusqu'en 1854 avant de rentrer à Saint-Thomas dans l'entreprise familiale.
Durant la première partie du XXe siècle, le pétrole permet à Caracas de devenir un centre économique des plus importants en Amérique latine, ainsi qu'une plaque tournante entre l'Europe et l'Amérique du Sud.
Dans les années 1970, le Concorde venait chaque semaine à son aéroport, donnant ainsi une importance géographique et économique à la ville.
Un des épisodes majeurs de l'histoire moderne du Venezuela se produit le 27 février 1989. Connu sous le nom de Caracazo, le peuple se révolte contre l’application des mesures du FMI par Carlos Andrés Pérez, notamment la hausse brutale du prix des transports publics. La violence des affrontements et de la répression font 3 000 morts en quatre jours.
À partir des années 2010 la ville subit les conséquences de la crise politique, économique et sociale qui affecte le Vénézuela (importante hausse de la criminalité, manifestations violentes, pénuries, coupures d'électricité).
Dans la nuit du 2 et 3 janvier 2026, la ville est bombardée par les États-Unis dans le cadre de l'opération Absolute Resolve qui aboutit à la capture du président Nicolás Maduro.