Ce Jour-là

Campagne de Prusse et de Pologne (1806-1807)

Campagne de la guerre de la Quatrième Coalition (1806-1807)

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La campagne de Prusse et de Pologne se déroule pendant les guerres de la Quatrième Coalition de 1806 à 1807. Elle oppose la Grande Armée de Napoléon à l'armée prussienne, écrasée à la bataille d'Iéna, puis à l'armée impériale russe. Cette campagne, livrée en partie dans des conditions hivernales difficiles, se termine par une victoire française et oblige la Russie et la Prusse à signer les traités de Tilsit.

En décembre 1805, le roi Frédéric-Guillaume III est sur le point de se joindre à la Troisième Coalition mais il est pris de court par la victoire de Napoléon à la bataille d'Austerlitz. Celui-ci impose à l'Autriche le traité de Presbourg qui met pratiquement fin au Saint Empire et agrandit les alliés de la France, l'électorat de Bavière et celui de Wurtemberg, érigés en royaumes. La confédération du Rhin, créée en juillet 1806 sous la présidence de Napoléon, regroupe les États du centre et du sud de l'Allemagne.

La Prusse n'accepte pas que la suprématie française s’étende jusqu’à ses portes et, le 9 août, alors que l’armée russe, mal remise de ses pertes d'Austerlitz, n'est pas encore en mesure d'intervenir, Frédéric-Guillaume, poussé par le Royaume-Uni, décrète la mobilisation afin de faire la guerre à la France.

En septembre, Napoléon concentre son armée sur le Rhin. Le 25 septembre, il quitte Saint-Cloud puis avance vers la Prusse avec environ 160 000 hommes (effectif de départ, augmentant au cours de la campagne). Le premier choc a lieu lors de la bataille de Saalfeld où le prince Louis-Ferdinand de Prusse est tué.

L’avance rapide de l’armée française est telle qu’elle permet d’annihiler en une journée l’armée prussienne, comptant 250 000 hommes. En effet, Napoléon et le maréchal Davout la mettent en déroute lors des batailles d’Iéna et d’Auerstadt le 14 octobre 1806.

Le 26 octobre, Napoléon entre à Potsdam et visite le tombeau de Frédéric le Grand, et devant ses maréchaux qu’il fait se découvrir, prononce ces mots : « S’il était encore vivant, nous ne serions pas là aujourd’hui. » Le 27 octobre, il fait son entrée à Berlin à la tête de la Grande Armée. Au total, Napoléon n'a mis que 19 jours du lancement de son attaque sur la Prusse jusqu'à son entrée dans Berlin. En comparaison, la Prusse a lutté pendant trois ans durant la guerre de la Première Coalition.

Napoléon séjourne près d'un mois à Berlin. Le 21 novembre il y signe le décret de Berlin qui instaure le blocus continental contre le Royaume-Uni.

Tandis que Blücher parvient à s'échapper avec 10 000 hommes, le prince de Hohenlohe commandant en chef de l'armée prussienne, est obligé de se rendre le 28 octobre à Prenzlau, avec les lambeaux de son armée.

Cette capitulation provoque le découragement des troupes prussiennes résistant dans les places fortes du royaume : cette crise de moral pousse ces garnisons à se rendre les unes après les autres. Le 29, avec seulement 500 cavaliers, le général Lasalle obtient la reddition des 6 000 hommes et de leurs généraux de la garnison de Stettin. Il y prend également 160 canons et des magasins considérables.

Davout fait cerner et prend Custrin avec 4 000 hommes et 90 canons. À Anklan, Murat fait encore 4 000 prisonniers. À Strelitz, le général Savary fait prisonnier un général qui n’est autre que le beau-frère du roi de Prusse. Le maréchal Ney fait le siège de Magdebourg.

Le 6 novembre, les corps de Soult, Bernadotte et Murat arrivent simultanément devant Lübeck où s’est réfugié le reste de l’armée de Blücher, grossi des colonnes du duc de Brunswick et du duc de Saxe-Weimar qui a abandonné le commandement à un de ses subalternes pour rentrer chez lui. Aussitôt les Français passent à l’attaque et viennent rapidement à bout des défenses de la ville. À l’aube du 7, Blücher et ses généraux demandent à capituler. 16 000 fantassins, 5 000 cavaliers et 80 canons sont capturés.

Le 8 novembre, Magdebourg capitule, Ney fait 22 000 prisonniers dont 20 généraux et 800 officiers, et prend 800 canons et de nombreux magasins.

Échec des négociations avec la Prusse

Après ces revers, la Prusse accepte les propositions d'armistice de Napoléon. Le 16 novembre, les plénipotentiaires des deux camps signent la suspension d'armes à Charlottenbourg qui prévoit une paix séparée entre la Prusse et la France.

La convention prévoit que les négociations doivent se poursuivre à Charlottenbourg et que l'échange des ratifications doit avoir lieu à Graudenz dans les cinq jours au plus tard.

Pendant ce temps, les troupes françaises arrivent sur la Vistule, le traité n'a plus d'objet. Le 20 novembre, Lestocq reçoit la capitulation de Hameln et fait prisonniers 9 000 fantassins, 300 cavaliers et 6 généraux.

Le général Duroc est envoyé à Osterode pour rencontrer le roi Frédéric-Guillaume III de Prusse ; celui-ci l'informe qu'une partie de ses États est occupée par les Russes, l'empêchant de ratifier la suspension d'armes, étant dans l'incapacité de la faire appliquer.

La campagne de Pologne et de Prusse-Orientale

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