Bruno Caliciuri, dit Cali, est un auteur-compositeur-interprète français né le 28 juin 1968 à Perpignan (Pyrénées-Orientales). À mi-chemin entre chanson française et rock/folk/jazz, il revendique une position d'artiste engagé et concerné par les problèmes de la société et du monde.
Le grand-père paternel de Bruno, Giuseppe Caliciuri, est un Italien de Calabre, enrôlé dans les Brigades internationales pour combattre Franco. Il rencontre et épouse une infirmière catalane, María Pilar Gonzalès. Leur fils Vincent, le père de Cali, vient au monde à Barcelone. La famille se réfugie en France après la défaite des Républicains[réf. souhaitée] puis est enfermée dans les camps destinés aux exilés espagnols[réf. souhaitée].
Son grand-père maternel, Henri Fruitet, est originaire de Vernet-les-Bains (Pyrénées-Orientales), maçon, boxeur, communiste et catalan. Il épouse une Italienne, Stella Genovese, issue d'une famille de mélomanes.
En 1967, les parents de Cali, Vincent et Mireille, s'installent à Vernet-les-Bains. Bruno nait le 28 juin 1968 à Perpignan. Ses parents ont en tout cinq enfants. En 1975, sa mère, directrice de l'école du village, meurt d'un cancer à l'âge de 33 ans ; Cali a 6 ans (il relate cet événement dans le livre Seuls les enfants savent aimer en 2018). Sa sœur aînée, Sandra, n'a que 12 ans et soutient sa famille[évasif] dans cette épreuve. Son père meurt en 1994.
Une de ses passions est le rugby à XV qu'il pratique dans son club de Vernet-les-Bains, puis à Prades (JOP XV) et à Perpignan (USAP). Cali est deux fois candidat aux élections dans son village, sans succès.
Bruno Caliciuri crée son premier groupe, Pénétration anale, au lycée. Ses textes, pour le moins provocants, valent au chanteur quelques démêlés avec l'administration de l'établissement, puisqu'il en est exclu.
Il réussit tout de même son baccalauréat scientifique D lycée Notre-Dame de Bon Secours[réf. souhaitée] et poursuit ses études quelques mois en IUT[réf. souhaitée]. En 1986, il devient champion de France de pétanque en triplette, un de ses sports préférés qu'il pratique encore en amateur.
Cali entame sa véritable carrière de musicien, en tant que guitariste de Calif puis Indy, groupe de compos[Quoi ?], puis il intègre plus tard Indigo, un groupe de reprises animant les fêtes de villages des Pyrénées-Orientales. Avec le groupe Indy seront publiés les albums Contes, Sexe & Cris Du Chœur et Tu es si belle qu'il se met à pleuvoir en 1995. Il passe ensuite plusieurs années en tant que leader (guitare et chant) du groupe de bal Lithium.
Il forme alors le groupe Tom Scarlett, actif de 1997 à 2001 et qui sortira un album éponyme en 1998. Cali y est alors le chanteur principal et guitariste. Bien qu'inconnu du grand public, il se produit en première partie de Dionysos ou de Bénabar, restés ses amis proches.
Peu après la société de production de spectacles Astérios, qui recrute Cali en 2002, Didier Varrod diffuse, par surprise, sur France Inter le titre Tout va bien, alors même qu'aucun disque de Cali n'a été produit. Mis sur sa piste, la maison de disques Labels/EMI constate le phénomène lors des Francofolies fin 2002 et signe l'artiste. L'amour parfait voit le jour sous la houlette du producteur américain Daniel Presley (Breeders, Faith No More, Luke, Dionysos…). Le disque sort le 19 août 2003 et contient plusieurs titres qui deviendront des tubes : C'est quand le bonheur ?, Pensons à l'avenir et Elle m'a dit.
L'Amour parfait deviendrait selon Cali le manifeste d'une génération désabusée. Hugo Baretge (guitare), Patrick Félicès (basse), Benjamin Vairon (batterie), Aude Massat (Alto) et Julien Lebart (piano) sont ses musiciens.
Cali obtient avec L'Amour parfait, une nomination aux Victoires de la musique 2004 dans la catégorie Artiste révélation de l'année, le prix Vincent-Scotto de la SACEM pour C'est quand le bonheur ? et le prix Constantin le 9 novembre 2004.
Cali entreprend une tournée où il alterne les petites scènes avec des sets plus importants comme le Printemps de Bourges, où il côtoie Sanseverino, Bashung et Bénabar.[réf. souhaitée]
Le DVD Plein de vie capte l'une de ses prestations au Bataclan au cours duquel Miossec vient le rejoindre pour un duo.
En octobre 2005, Menteur (initialement intitulé L'Amour terroriste) succède à L'Amour parfait. Enregistré en Irlande, toujours avec Daniel Presley, Cali associe à son groupe Damien Lefèvre (bassiste de Luke), Matthieu Chédid, Daniel Darc et Steve Wickham[réf. souhaitée], le violoniste des Waterboys qui joue sur Sunday Bloody Sunday de U2[réf. nécessaire].
La chanson Le Vrai Père est écrite pour les parents séparés (pères mais aussi mères) qui luttent pour avoir la possibilité de voir et de s'occuper de leur enfant au même titre que leur ex-conjoint[réf. nécessaire].
La tournée démarre à Reims en novembre 2005, s'arrête pour trois soirs à l'Olympia et se terminera à la Fête de l'Humanité en septembre 2006 après un tour de France des salles et festivals.[réf. souhaitée]
Le 2 octobre 2006, sort Le Bordel magnifique, un live enregistré à Lille, mais Cali est déjà reparti sur les routes pour une tournée acoustique, Dans l'intimité, entouré de Julien aux claviers, Blaise et Nicolas aux cuivres. Chaque soir, à Paris, un ou plusieurs invités de marque le rejoignent (Michel Delpech, Bernard Lavilliers, Christophe Mali, Vincent Delerm, Raphael et Steve Wickham, par exemple). En parallèle, Cali réalise un DVD qui ne serait pas une simple collection de chansons mais un vrai film, La vie ne suffit pas, réalisé par Gaëtan Chataigner. Ce DVD prétend s'inspirer du surréalisme et contient Pablito, chanson inédite à ce jour[Quand ?] sur le plan discographique.