Ce Jour-là

Calendrier berbère

Calendrier traditionnel de l'Afrique du Nord

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Un calendrier berbère est un calendrier utilisé par les Berbères en Afrique du Nord. Il existe plusieurs calendriers concurrents auxquels se réfèrent les cultivateurs berbères du Maghreb et du Sahara. Le plus usité d'entre eux pour les travaux agricoles est le calendrier julien, qui cohabite avec le calendrier lunaire hégirien, nécessaire à la vie religieuse et le calendrier grégorien, en usage pour les rapports avec l’administration et la vie moderne, il sert aussi de référence commune entre les différentes échelles. Les traces d'un quatrième calendrier, plus ancien, mais mal connu, celui des « mansions stellaires », apparaissent encore dans certains dictons relatifs à la vie agricole.

Un nouveau calendrier, de création récente, apparaît sous l'impulsion de militants amazighs de l’Académie berbère et se concrétise avec la publication d'un calendrier en 1980, conçu par l'écrivain Ammar Negadi, qui fait débuter son comput à partir de l'année 950 av. J.-C.

Il existe peu d’informations sur la division du temps chez les Berbères de l’Antiquité. Quelques éléments d’un calendrier préislamique et probablement également pré-romain apparaissent dans quelques écrits médiévaux étudiés par Van den Boogert (2002). Des points communs avec le calendrier traditionnel des Touareg font penser qu’il existait effectivement dans l’Antiquité, avec une certaine diffusion, un compte du temps « berbère », organisé sur des bases autochtones.

Nous ne disposons pas d’éléments suffisants pour reconstruire intégralement ce calendrier original. On peut cependant relever certaines caractéristiques intéressantes, par exemple le fait que beaucoup de noms de mois apparaissent par paires, (parfois même par groupe de trois dans le monde touareg), ce qui fait penser à une division de temps différente de l’ordinaire en mois de 30 jours environ.

Des informations ultérieures, difficiles cependant à préciser et à mettre en relation avec le reste de la situation dans le reste de l’Afrique du Nord, peuvent être tirées de ce que l’on sait sur la manière de compter le temps des Guanches des îles Canaries. Selon un manuscrit du XVIIe siècle de Tomás Marín de Cuba,

« ils comptaient leur année, appelée Acano, en lunaison de 29 jours (soleil) à partir de la nouvelle lune. L’année commençait en été lorsque le soleil entrait dans le Cancer le 21 juin : après la première conjonction, c’est-à-dire après la première nouvelle lune succédant au solstice d’été, ils faisaient neuf jours de fête pour la récolte »

Ce même manuscrit révèle, que des représentations graphico-picturales de ces évènements calendaires avaient été réalisées sur divers supports. Sur cette base, certains spécialistes modernes ont voulu voir dans une série de peintures géométriques retrouvées dans quelques cavernes de la Grande Canarie des descriptions d’événements astronomiques liés aux cycles annuels. Toutefois, les résultats de ces études sont pour le moment hautement hypothétiques.

De même, un seul nom de mois nous est parvenu dans la langue orale et transmis comme Beñesmet ou Begnesmet, probablement le deuxième mois de l’an, correspondant au mois d’août. Ce nom, s’il était composé de wen "celui à" + (e)smet (o (e)zmet ? wen "celui à" + (e)smet (o (e)zmet ? = ((wen "celui à" ; esmet (o (e)zmet? = il fait froid , c’est-à-dire le mois de froid ?)) .pourrait se trouver dans la liste des mois berbères du Moyen Âge, correspondant aux neuvième et dixième mois awzimet (proprement aw "fils de" + zimet "la gazelle"). Mais les données sont trop limitées pour enquêter sur cette hypothèse.

Il existe plusieurs calendriers concurrents auxquels se réfèrent les cultivateurs berbères du Maghreb et du Sahara. Le plus usité d'entre eux pour les travaux agricoles est le calendrier julien, qui cohabite avec le calendrier lunaire hégirien, nécessaire à la vie religieuse et le calendrier grégorien, en usage pour les rapports avec l’administration et la vie moderne, qui sert aussi de référence commune entre les différentes échelles. Les traces d'un quatrième calendrier, plus ancien, mais mal connu, celui des « mansions stellaires », apparaissent encore dans certains dictons relatifs à la vie agricole.

À partir des années 1960, à l’initiative de l’Académie berbère de Paris, certains Amazighs ont commencé à calculer les années à partir de 950 av. J.-C., date approximative de l’accession au pouvoir du premier pharaon libyen en Égypte, Sheshonq Ier (Cacnaq) fondateur de la 22e dynastie égyptienne : l’ère Sheshonq a été créée (par conséquent, l’année 2021 correspond à l’an 2971 du calendrier amazigh). La première facture du calendrier, très simple et très modeste, est concrétisée en 1980 par l'écrivain et militant culturel chaoui Ammar Negadi.

L’innovation a été adoptée avec conviction par de nombreux militants de la culture amazigh et fait maintenant partie du patrimoine de l’identité de cette nation, intégrée dans les modes traditionnels de relation à l’agenda de l’Afrique du Nord.[réf. nécessaire]

À la différence des Touaregs qui conservent les méthodes traditionnelles de calcul des années qui n'ont pas de numéro mais sont chacune dotée d’un nom qui les caractérise, le calendrier amazigh traditionnel n'est pas lié à une époque ni au respect d’un calcul rigoureux.

Tab. 2 - Les noms des mois en fonction des variations linguistiques en Afrique du nord (Langue arabe et dialectes berbères )

La transcription des noms en des différents dialectes berbères correspond à la normalisation Académie berbère et INALCO.

La case « berbère néologique » correspond à la reconstruction de termes authentiquement berbères.

Le calendrier berbère est découpé en quatre saisons de trois mois chacune. La correspondance avec le calendrier grégorien est notée entre parenthèses :

Duǧembeṛ (décembre) : du 14 décembre au 13 janvier ;

Yennayer (janvier) : du 14 janvier au 13 février ;

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