Ce Jour-là

Bronzino

Peintre italien

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Angelo di Cosimo ou Agnolo di Cosimo dit le Bronzino ou Agnolo Bronzino (17 novembre 1503, Monticelli – 23 novembre 1572, Florence) est un peintre italien maniériste. Il est le fils adoptif et apprenti de Pontormo, dont il tire l'essence technique de son style, et aussi l'élève de Girolamo Genga.

Son sobriquet, Bronzino, peut faire référence à sa peau relativement foncée ou à ses cheveux roux. Son disciple et fils adoptif, Alessandro Allori, est également surnommé « il Bronzino ».

Ayant vécu toute sa vie à Florence et engagé depuis la fin des années 1530 à la cour de Cosme Ier de Médicis, il est l'un des peintres les plus raffinés et les plus habiles du maniérisme primitif, connu surtout pour ses portraits incisifs de Florentins de la fin de la Renaissance.

Outre les nombreux portraits, parmi ses œuvres figurent de nombreux sujets religieux et quelques sujets allégoriques, parmi lesquels se distingue notamment l'Allégorie du Triomphe de Vénus (vers 1544-1545), qui est probablement son œuvre la plus connue, maintenant à la National Gallery de Londres.

Il est le maître du peintre Alessandro Allori.

Bronzino nait en 1503 à Florence dans une famille pauvre ; il est fils de boucher. Le surnom de « Bronzino » (« de la couleur du bronze ») est attesté pour la première fois en 1529.

Après un apprentissage chez Raffaellino del Garbo, vers 1518 (probablement dès 1515), il est l'apprenti du Pontormo, qui l'aurait représenté (selon Giorgio Vasari) dans son tableau Joseph en Égypte (enfant, assis sur une marche).

Entre 1523 et 1525, il collabore avec son maître Pontormo aux décorations à fresque du cloître de la Chartreuse de Galluzzo, où ils se sont réfugiés pendant la peste, puis à celles de la chapelle Capponi de l'église Santa Felicita de Florence. La fresque détachée avec Saint Benoît pénitent de la Badia Fiorentina et l'Archange saint Michel et le Démon du Palais Madame de Turin comptent parmi ses premières œuvres connues. Pour la chapelle Capponi, il peint, selon Vasari, deux des quatre tondi avec les figures des évangélistes. Déjà à cette époque, Bronzino a si profondément assimilé le style de Pontormo qu'aujourd'hui encore, il n'y a pas accord parmi les critiques sur l'attribution des tondi entre le maître et l'élève. Pygmalion et Galatée au musée des Offices est également associé aux deux, qui, selon Vasari, a été peint comme volet pour la célèbre Portrait d'un hallebardier de Pontormo.

En 1531, devenu peintre indépendant, il s'installe à Pesaro où il travaille pour la famille Della Rovere qui l'a appelé à sa cour du duché d'Urbino l'année précédente, participant à la décoration des fresques de la Villa Imperiale, en collaboration avec les frères Dossi et Girolamo Genga.

Il y fait ses premiers portraits et élabore un style personnel : au soin presque obsessionnel du dessin, qui caractérise les œuvres de Pontormo, il ajoute un traitement très particulier de la couleur, qu'il étale de façon claire et compacte, presque émaillée. Il s'impose bientôt comme un portraitiste très apprécié ; parmi ses premiers portraits, figurent le Portrait en armes de Guidobaldo Della Rovere dans la Galerie Palatine et de la Dame en Rouge à Francfort. Bronzino commence une nouvelle phase artistique avec la série de portraits peints de 1530 à 1545, comme ceux des Martelli et de Bartolomeo et Lucrezia Panciatichi, dans lesquels la vraisemblance des figures, renforcée par le clair-obscur, coexiste avec une valeur métaphysique de la forme.

Il revient à Florence où Pontormo le réclame pour des portraits et entre au service des Médicis en 1539, pour les décorations du mariage de Cosme Ier de Toscane et d'Éléonore de Tolède. À cette occasion, le palais fait l'objet d'une série de travaux d'embellissement pour devenir la demeure du couple grand-ducal ; Bronzino se voit confier la décoration de la chapelle privée de la grande-duchesse, qu'il achève entre 1540 et 1545, en créant les fresques de la voûte, les murs, le retable et autres peintures. Le retable avec La Déploration sur le Christ mort, encore considéré comme l'un de ses chefs-d'œuvre, est tellement admiré à l'époque par le chancelier de l'empereur Charles Quint, que Cosme lui offre en cadeau, demandant alors au peintre d'en faire une copie identique, encore visible dans la chapelle.

Durant cette période, il devient portraitiste officiel de la cour, créant la célèbre série de portraits des enfants de Cosme, ainsi que du grand-duc lui-même et d'Éléonore. Destinés à la Galerie des Offices, ils sont l'expression d'un pouvoir aristocratique, hors des contingences matérielles. Une série de portraits est également commandés par des alliés comme les Doria. Au cours de cette période, il exécute des peintures aux décors sacrés et profanes et un nombre notable de cartons pour la Manufacture de tapisserie médicéenne.

En 1541, Bronzino entre à l'Académie des beaux-arts de Florence et réalise le Passage de la mer Rouge, atteignant le sommet de sa qualité artistique, ajoutant au maniérisme une idéalisation plastique inspirée des exemples sculpturaux de Michel-Ange.

En 1548, il se rend à Rome. À la mort de Pontormo en 1557, il est chargé de terminer les fresques du chœur de la basilique San Lorenzo de Florence.

Il est membre fondateur de l'Académie du dessin de Florence en 1563 et participe activement aux activités ; il est ensuite réintégré après son expulsion de l'Académie florentine.

Il meurt le 23 novembre 1572 dans la maison de son élève Alessandro Allori, le père de Cristofano Allori. Il est enterré dans l'église San Cristoforo degli Adimari. Sa dernière œuvre marquante est la fresque du Martyre de saint Laurent dans la basilique San Lorenzo.

Il aurait eu des relations amoureuses d'abord avec son maître Pontormo, puis avec Alessandro Allori avec qui il vécut jusqu'à sa mort. L'amour pour Pontormo et Allori fait l'objet de certains de ses poèmes.

L'activité du Bronzino en tant que poète est moins reconnue. Il a néanmoins composé plusieurs recueils.

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