Ce Jour-là

Bretons insulaires

Habitants de l'île de Bretagne/Prydain/Albion

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Les Bretons (en latin : Britanni) sont les habitants de l'île de Bretagne (en latin : Britannia, en gallois : Prydain) durant l'Antiquité. Les Bretons ont été partiellement romanisés à l'époque romaine. Les langues brittoniques parlées par les Bretons dans l'Antiquité et au Moyen Âge sont les ancêtres des langues brittoniques qui ont survécu jusqu'à l'époque moderne : le gallois, le breton et le cornique. Cependant, selon Tacite (De vita Agricolae), la langue insulaire courante (« common brittonic » en anglais) de l’Antiquité ressemblait fortement au gaulois continental de l’époque. La diversification vers les langues celtiques d’aujourd’hui aurait eu lieu pendant et après la chute de l'Empire romain.

Au cours de l'Antiquité tardive, la propagation des cultures des Scots, des Pictes et des Anglo-Saxons a déplacé les Bretons d'une grande partie de la Grande-Bretagne. Les Bretons ont par la suite propagé leur propre culture en Europe continentale, peuplant l'ouest de l'Armorique, qui prend alors le nom de Bretagne. Les noms gréco-romains « Îles Britanniques » et « Grande-Bretagne » sont tous deux dérivés du nom antique des Bretons. À son tour, le démonyme correspondant du peuple britannique moderne est issu de la même source.

Par la suite arrivent et s'ajoutent :

les Romains auxquels se mêle une partie des Bretons insulaires ;

les Angles et les Saxons sur les côtes est de l'île de Bretagne ;

les Jutes sur les côtes sud-est ;

les Scots venus d'Irlande sur les côtes nord-ouest de l'île de Bretagne ;

les Scandinaves sur les côtes nord et nord-est de l'île de Bretagne ;

les Flamands, arrivés après la conquête normande, et dont certains seront par la suite installés dans le sud du pays de Galles.

Ainsi, la définition du peuplement de l'île de Bretagne pose la double question de son caractère celtique et de sa part d'autochtonie, surtout si l'on prend en compte le fait que les Celtes, venus d'Europe centrale, n'ont peuplé l'île qu'au IVe siècle av. J.-C. et y ont trouvé des populations antérieures de culture campaniforme habitant l'île depuis 2 900 AEC et qui, venues d'Europe orientale, avaient elles-mêmes succédé à la civilisation des mégalithes, qui commence vers 4 200 AEC.

Cette question des origines doit être considérée pour deux périodes distinctes qui ensemble durent près de mille ans : avant la conquête romaine d'une part, et durant le haut Moyen Âge d'autre part.

La première référence connue aux habitants de la Grande-Bretagne provient du récit du voyage de Pythéas, un géographe grec originaire de Massalia, l'antique Marseille qui a fait un voyage d'exploration autour des Îles Britanniques entre 330 et 320 av. J.-C. L'ouvrage de Pythéas, De l'Océan (Περί του Ωκεανού, Perì toû Ôkeanoû) a disparu, mais plusieurs auteurs antiques nous en ont transmis des bribes, principalement le géographe Strabon; Ératosthène, Polybe, Diodore de Sicile et Pline l'Ancien. Pythéas appelle les îles αἱ Βρεττανίαι (ai Brettaníai traduit en « îles Britanniques ») mais utilise également le terme Pretannike (en). Les peuples de ces îles sont désignés comme Πρεττανοί (Prettanoí), Priteni, Pritani ou Pretani, peut-être transmis à Pythéas par les gaulois et peut-être de même étymologie que πρυτανεία (prytania : « élite »), qui est aussi l'une des significations possibles du mot « celtes ».

Quoi qu'il en soit, dans l'Empire romain, le nom latin des îles est Brittanniae.

La Chronique anglo-saxonne, dont la rédaction est ordonnée par le roi Alfred le Grand à la fin du IXe siècle, commence par cette phrase : « L'île Grande-Bretagne a 800 miles de long et 200 miles de large, et il y a dans l'île cinq nations : l'anglais, le gallois, les écossais, les pictes et le latin. Les premiers habitants étaient les Britanniques, venus d'Arménie qui ont d'abord peuplé la Grande-Bretagne par le sud. » (« L'Arménie » est peut-être une transcription erronée de l'Armorique, région du nord-ouest de la Gaule).

Dans l’Historia regum Britanniae, Geoffroy de Monmouth rapproche le nom de Bretagne à une fondation du royaume de la même île par Brutus de Troye, présenté comme fils d'Ascagne.

Au Moyen Âge, les Normands en Angleterre appellent les Bretons insulaires ‘les bretouns.’ Dans la romance Fouke le Fitz Waryn par exemple: ….la Blanche Launde, que jadys fust a un Bretoun, Meredus fitz Beledyns… Ou encore … Lors enquist le roy de un Bretoun coment la ville avoit un nom…..Les bretons armoricains sont plutôt des 'bretons': 'Mult bien le firent Breton' (Gaimar à propos de Alain le Roux) ou 'bretuns: 'Un lai en firent il Bretun' (Les Dous Amanz). 'D’un mout ancien lai bretun' (Marie de France). Ces termes anglo-normands sont aussi, peut-être génériques; ‘En grant travail entrent bretun.’

En anglais, le terme « britannique » désigne à l'origine les anciens Britanniques, plus particulièrement les Gallois, considérés comme leurs héritiers . Après les Actes d'Union (1707), les termes British et Briton s'appliquent à tous les habitants du royaume de Grande-Bretagne.

Le mot gallois Brython est introduit dans l'usage de l'anglais par John Rhys en 1884 pour identifier sans ambiguïté les locuteurs brittoniques des locuteurs Gaels.

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