Brest (/bʁɛst/ ) est une commune française, chef-lieu d'arrondissement du département du Finistère dans la région Bretagne. C'est un port important, deuxième port militaire en France après Toulon, situé à l'extrémité ouest de la Bretagne.
Avec ses 142 346 habitants (2023), Brest est la 26e commune la plus peuplée de France. Forte d'une métropole de 213 403 habitants (2022), elle représente la première agglomération de l'Ouest breton et la deuxième de la Bretagne après Rennes. Bien que Brest, aussi appelée la cité du Ponant, soit la ville la plus peuplée du Finistère, la préfecture du département est Quimper.
Au Moyen Âge, l'histoire de Brest se confond avec l'histoire de son château. Par la suite, Richelieu en fait un port militaire. Jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, Brest se développe autour de son arsenal. Fortement marquée par des bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville a vu son centre historique presque entièrement renouvelé pendant la Reconstruction. Cette résurrection spectaculaire vaut à la ville le surnom de "Phénix du Finistère". À la fin du XXe et au début du XXIe siècle, la désindustrialisation de la ville s'accompagne du développement du secteur tertiaire. Brest est labellisée Ville d'art et d'histoire.
Brest est aujourd'hui une ville universitaire rassemblant un peu plus de 30 000 étudiants. Son université est pluridisciplinaire et comporte notamment une faculté de médecine. Par ailleurs, Brest et son pays comptent plusieurs grandes écoles : des écoles d'ingénieurs (IMT Atlantique, ENSTA Bretagne, ENIB, ISEN, CESI et ESIAB), l'école de commerce Brest Business School, l'école d'actuariat EURIA… Brest est aussi un pôle de recherche important, axé sur la mer. Elle accueille à ce titre le siège social et le plus grand des centres Ifremer, le CEDRE, le SHOM, l'Institut universitaire européen de la mer ou encore l'Institut polaire français. Le Technopôle Brest-Iroise facilite la mise en œuvre de ces compétences scientifiques et techniques dans le domaine économique et industriel.
Brest a toujours été très marquée par son passé maritime : l'Académie de marine y fut fondée en 1752, le porte-avions Charles de Gaulle y fut construit, et tous les quatre ans, en juillet, Brest accueille la grande fête internationale de la mer, des bateaux et des marins. Brest accueille également l'École de maistrance (formation initiale des officiers mariniers), l'École des mousses (au Centre d'instruction naval), l'École navale et le lycée naval, ainsi que de nombreuses entreprises nautiques au sein de la Sailing Valley bretonne.
Brest est située à l'ouest de la Bretagne.
La ville est une sous-préfecture du Finistère.
C'est également une préfecture maritime de France.
Celle-ci occupe la rive nord de la rade de Brest, presque en situation de confluence entre la rivière de la Penfeld et l'estuaire de l'Elorn.
Brest se trouve en bordure de la rade de Brest.
Brest donne, au sud, directement sur une rade de 150 km2.
Le pont Albert-Louppe traverse la rade de Brest. Ce pont est doublé par le pont de l'Iroise.
Les communes limitrophes sont Bohars, Bourg-Blanc, Gouesnou, Guilers, Guipavas, Milizac-Guipronvel et Plouzané.
La ville de Brest est constituée majoritairement sur les orthogneiss de Brest, datés du Cambrien (529 à 504 Ma).
La topographie brestoise se caractérise aussi par un relief en creux lié à la reprise de l'érosion après la pénéplanation survenue à l'ère secondaire, formant un synclinorium à relief appalachien selon la direction NE-SO. Le resoulèvement du Massif armoricain à l'ère tertiaire a provoqué la destruction de la pénéplaine armoricaine réduite à l'état de lambeaux de plateaux séparés les uns des autres par des ravins encaissés (de l'ouest vers l'est, vallons de Maison-Blanche, des Quatre-Pompes, de la Grande-Rivière, de la Penfeld et de ses affluents comme le ravin du Moulin-à-Poudre, de la rue Pierre-Semard, du Dour-Bras, du Vieux Bourg de Saint-Marc, du Stang-Alar) difficiles à franchir sauf à construire des ponts (pont Robert-Schumann sur le ravin du Moulin-à-Poudre, ponts de l'Harteloire et de la Villeneuve sur la Penfeld, pont du Forestou enjambant la rue Pierre-Semard). L'étroitesse et la profondeur de ces vallons encaissés provoque parfois des inondations comme celles qui surviennent périodiquement dans le quartier de Kérinou.
Le lit de l'Aulne, qui est creusé par l'aber encaissé de la Penfeld avant que la rade de Brest avec le passage du Goulet ne se forme, est à l'origine de la formation de la rade.
Par le jeu de la tectonique des plaques et de la déformation isostatique, Brest se soulève (subsidence) de 0,7 mm/an +/- 0,25. Les données ne pouvant être « ni régionalisée, ni extrapolées dans le temps », cela permet de corriger les mesures directes faites par le marégraphe de Brest qui, de 1889 à 1962, a enregistré une « élévation relative du niveau marin » de 1,8 mm/an. Cela porte la variation absolue à 2,5 mm/an si l'on tient compte de la surrection de la croûte terrestre (de 0,7 mm/an) dans cette région (selon les mesures de nivellement).
Brest se situe dans le domaine structural de la zone de Léon qui constitue un vaste antiforme métamorphique de 70 km sur 30 km orienté NE-SW. Cet antiforme forme une vaste série d'un métamorphisme croissant depuis les zones externes (fossé de l'Élorn, bassin de Morlaix) où l'on observe essentiellement des schistes et quartzites, jusque vers le centre (région de Lesvenen) où l'on trouve des gneiss d'origine variable partiellement anatectiques. Cette région est considérée comme un « empilement de nappes déplacées du Sud vers le Nord dans des conditions ductiles lors de l'orogenèse hercynienne » (phase tardive du Viséen). L'antiforme « est parsemé d'éclogites et percé d'intrusions pré-orogéniques Paléozoïque inférieur et tardi ou post-orogéniques (Carbonifère) ». Postérieurement au métamorphisme hercynien, se développe un important plutonisme : le chapelet nord de granites rouges tardifs (ceinture batholitique de granites individualisée pour la première fois par le géologue Charles Barrois en 1909), formant de Flamanville à Ouessant un alignement de direction cadomienne, contrôlé par les grands accidents directionnels WSW-ENE, datés de 300 Ma, correspond à un magmatisme permien. L'orogenèse hercynienne se termine par la formation de deux accidents crustaux majeurs qui décalent les granites carbonifères : le décrochement dextre nord-armoricain (faille de Molène – Moncontour) et le cisaillement senestre de Porspoder-Guissény (CPG). Le plutonisme dans cette région s'étend d'un pôle gabbroïque à un pôle leucogranitique, la majorité des venues étant à associer au fonctionnement des grands cisaillements : le décrochement nord-armoricain et celui de Porspoder-Guissény.