Ce Jour-là

Brescia

Ville du nord de l'Italie

Anúncio

Brescia ['breʃ:a], ou Brèche en français (en lombard : Brèsa / Bressa), est une ville italienne d'environ 200 000 habitants, située dans la province de Brescia, dont elle est le chef-lieu, en Lombardie, région de la plaine du Pô, au pied des Alpes et du mont Madeleine (874 mètres), dans le Nord-Ouest de l'Italie. La ville est traversée par la rivière Mella, un affluent de l'Oglio.

La surface urbaine, qui englobe aussi des communes limitrophes, a une population comprise entre 350 000 et 500 000 habitants, selon les critères de délimitation. Brescia est la ville la plus septentrionale d'Italie parmi celles qui comptent plus de 200 000 habitants.

La zone archéologique monumentale du forum romain et le monastère Santa Giulia font partie d'un groupe de sept sites connus comme « Les Lombards en Italie. Lieux de pouvoir (568-774 apr. J.-C.) », déclarés sites du patrimoine mondial par l'UNESCO en 2011.

Le nom de Brescia est l'adaptation en vénitien du lombard Brèsa, lui-même dérivé du longobard Brexia, qui trouve son origine dans le nom romain de la ville appelée colonia civica Augusta Brixia en l'honneur d'Auguste.

Ce nom latin de Brixia (comme sa variante Βρηξία) est bien documenté à l'époque classique (Catulle, Tite-Live, Pline l'Ancien, etc.) ; il dérive du radical gaulois *brica / *briga (sommet, colline, hauteur), radical qui se retrouve dans d'autres toponymes de l'aire d'influence celtique (Bresse, la Brie, Bressanone, etc.)

Les premières traces de peuplement datent de l'âge du bronze.

Brescia a été la capitale des Cénomans, un peuple celte originaire de la région du Mans venu s'installer en Italie septentrionale au Ve siècle av. J.-C. On y parle le brescian (it). Les Cénomans furent combattus en 187 av. J.-C. par les Romains mais ce n'est qu'en 49 av. J.-C., sous Jules César, que la ville obtint le statut de civitas et que ses habitants se virent attribuer la citoyenneté romaine. Sous l'empereur Auguste fut construit en l'an 26 av. J.-C. le premier aqueduc qui sera terminé sous le règne de l'empereur Tibère. Les anciens temples républicains sont remplacés en 73 sous le règne de Vespasien par un capitole dédié aux trois divinités de la triade capitoline. Il s'ensuivit une période de paix et de prospérité économique notamment grâce à l'agriculture, au commerce, aux carrières de marbre, et aux exploitations minières, qui firent de la ville l'un des pôles centraux du nord de la péninsule. En 452, Attila saccagea la ville.

Parmi les dieux honorés jusqu'à l'époque romaine, il y a le dieu celtique Bergimus, dieu des montagnes, dont le nom se trouve sur plusieurs inscriptions trouvées dans la ville et un vase découvert dans les fouilles du capitole. Son nom est apparenté au nom antique de la ville, Brixia.

De 568 à 774, les Lombards, un peuple venu de Pannonie mais originaire, selon leur tradition orale, de Scandinavie méridionale, de Scanie, y installent un important duché. En 760, la ville se dote d'un nouvel aqueduc ainsi que de nombreuses œuvres urbaines. À la fin du VIIe siècle, le duc de Brescia Alahis, un arien, usurpa le trône lombard.

Durant près de quatre siècles, plus exactement de 1404 à 1797, la ville est un territoire de la république de Venise.

En février 1512, le chevalier Bayard prend la ville avec Gaston de Foix-Nemours ; il y sera blessé d'un coup de pique. La ville se révolte contre la domination française le 18 février 1512 lors du sac de Brescia.

Durant le Risorgimento, Brescia se distingue par la révolte contre les Autrichiens, appelée les Dix jours de Brescia (mars 1849), qui lui vaut l’appellation de La Lionne d’Italie pour sa résistance. Cette appellation, attribuée à Giosuè Carducci, est une allusion au Lion, le symbole héraldique de la ville.

En 1859, la ville est rattachée au royaume d'Italie et son destin se confond alors avec celui de l'unité italienne.

Témoin en 1859 de la bataille de Solférino, Henry Dunant, horrifié par le sort des blessés qu'il voyait sur le champ de bataille, ainsi qu'à Brescia (40 000 habitants à l'époque) qui vit affluer plus de 30 000 blessés, eut l'idée de fonder, à son retour à Genève, la Croix-Rouge. Dans Un souvenir de Solférino, Henri Dunant parle de cette bataille et revient à plusieurs reprises sur le dévouement des habitants de Brescia pour venir en aide aux blessés.

La ville fut l'une des quatre capitales de la République sociale italienne ou République de Salò de 1943 à 1945.

Du 14 février 1944 au 18 avril 1945, la ville est massivement bombardée par l'aviation anglo-américaine. Les pertes sont lourdes et touchent le centre historique ainsi que les abords de la voie ferrée. Trois églises et près de 2 000 habitations furent détruites ou endommagées.

Le 28 mai 1974 a eu lieu l'attentat de la place de la Loggia. Une bombe, cachée dans une poubelle, explose sous les arcades lors d'une manifestation antifasciste sur cette place, faisant huit morts et 102 blessés.

La ville de Brescia est la troisième parmi les 27 villes italiennes honorées par une médaille d’or comme « Benemerita del Risorgimento nazionale » (méritante de la Renaissance nationale).

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Brescia | World in Stories