Ce Jour-là

Boris Becker

Joueur de tennis allemand

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Boris Franz Becker, né à Leimen (Bade-Wurtemberg) le 22 novembre 1967, est un joueur de tennis allemand, professionnel entre 1984 et 1999.

Il a remporté six tournois du Grand Chelem, Wimbledon en 1985, 1986 et 1989, l'US Open en 1989 et l'Open d'Australie en 1991 et 1996. Il a également remporté trois fois les Masters de fin d'année en 1988, 1992 et 1995, deux fois la Coupe Davis en 1988 et 1989.

Il fait sensation quand il remporte son premier Wimbledon à 17 ans en 1985, et gagne un surnom « Boum-Boum », du fait de son service et de son jeu offensifs, basés sur la puissance. Il a atteint la première place mondiale en 1991 et y reste pendant 12 semaines. Sa surface de prédilection était la moquette, sur laquelle il a remporté plus de la moitié de ses 49 titres en simple. Il compte également 15 titres en double, discipline dans laquelle il a atteint la 6e place en 1986 et a remporté la médaille d'or avec Michael Stich aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992.

Il connait une après-carrière difficile tant sur le plan personnel que professionnel. En 2022, il est déclaré coupable de quatre chefs d’accusation liés à sa faillite personnelle, et est incarcéré pendant quelques mois.

Il est membre du International Tennis Hall of Fame depuis 2003.

Boris Becker commence le tennis très tôt, grâce à un court de tennis construit par son père. À douze ans, il suit un programme d'entraînement intensif, qui lui permet de jouer en ligue professionnelle dès ses dix-sept ans.

1984-1985 : l'explosion au plus haut niveau

En 1984, il joue son premier tournoi du Grand Chelem à Wimbledon, où il abandonne au troisième tour (1/16), puis atteint les quarts de finale à l'Open d'Australie, alors joué en décembre sur gazon. A Cologne, il rencontre pour la première fois Stefan Edberg, contre qui il perd sur surface dure en salle. Il est aussi finaliste de l'US Open junior contre Mark Kratzmann.

En 1985, il remporte à la surprise générale son premier tournoi au célèbre Queen's de Londres, puis son premier tournoi du grand chelem à Wimbledon, alors qu'il n'est pas tête de série. Il devient le premier joueur non tête de série à remporter le tournoi, ainsi que le plus jeune à remporter un tournoi du Grand Chelem à 17 ans et 288 jours, jusqu'à ce que Michael Chang batte ce record en 1989 à Roland Garros. Il élimine trois têtes de série sur son parcours et renverse plusieurs situations compromises, d'abord en seizièmes de finale face à Joakim Nyström, qui sert deux fois pour le match et passe à deux points de la victoire (3-6, 7-6, 6-1, 4-6, 9-7). En huitièmes de finale contre Tim Mayotte, il est mené deux sets à un, puis en demi-finale Anders Järryd gâche une balle de deux sets à zéro dans le tie-break du second set.

Il parvient dans la foulée à remporter le tournoi de Cincinnati contre le récent vainqueur de Roland-Garros, Mats Wilander. Il termine l'année avec une nouvelle finale dans un tournoi, à Wembley, cette fois-ci perdue face au numéro un mondial Ivan Lendl. Il finit la saison en tant que numéro six au classement mondial.

En janvier 1986, il parvient en finale des Masters, où il échoue à nouveau face à Lendl. Deux mois plus tard en finale du tournoi de Chicago, il bat le joueur tchécoslovaque pour la première fois. Il défend son titre à Wimbledon et défait à nouveau Lendl en finale, en trois sets secs ; il est toujours à l'heure actuelle le plus jeune joueur ayant conservé un titre du Grand Chelem (18 ans et 7 mois).

Après un été brillant où il remporte l'open de Toronto, il déçoit en demi-finale de l'US Open face au surprenant Miloslav Mečíř. Cette défaite dans un tournoi majeur est d'autant plus surprenante qu'il conclut brillamment l'année par quatre victoires en tournoi, accédant ainsi à la deuxième place mondiale, derrière Lendl. Ce dernier consolide son rang avec une victoire face à Becker aux Masters joués cette fois-là en décembre.

1987-1988 : deux années moyennes

L'année 1987 le montre plus en retrait, avec la perte précoce de son titre à Wimbledon, au deuxième tour face au méconnu Peter Doohan. Il gagne cependant trois titres en tournoi (dont le Queens en trois sets 6-7, 6-3, 6-4 face à Jimmy Connors avec une balle de match spectaculaire) et parvient à se maintenir à la cinquième place mondiale. Son meilleur résultat en grand chelem est une demi-finale à Roland Garros.

En 1988, il arrive jusqu'en finale à Wimbledon, où il échoue face à Stefan Edberg, alors qu'il vient de le battre deux semaines plus tôt au tournoi sur gazon du Queen's. Cette même année, il aide l'Allemagne à remporter la Coupe Davis pour la première fois, avant de terminer l'année en beauté par une victoire aux Masters en cinq sets face à Lendl. Il termine l'année numéro quatre mondial.

1989 est certainement le sommet de sa carrière : il remporte la World Team Cup à Düsseldorf, compétition par équipe qui se déroule sur terre battue. Il gagne pour la troisième fois Wimbledon en battant Stefan Edberg en finale, et son unique US Open, en remontant de deux sets à rien et en sauvant deux balles de match au 2e tour contre Derrick Rostagno pour finalement battre en finale le numéro un mondial, Ivan Lendl. Il conclut l'année par une seconde victoire en Coupe Davis, contre la Suède. À cette occasion, il écrase en trois sets Stefan Edberg et Mats Wilander. Il remporte pour la seconde fois le tournoi de Bercy à nouveau contre Edberg mais il perd la finale du Masters de New York, toujours contre son éternel adversaire suédois. Pour autant, il n'a probablement jamais aussi bien joué qu'en cette fin d'année 1989. Comme en 1986, il redevient le dauphin de Lendl au classement mondial. À Roland Garros, il atteint les demi-finales où il perd contre Edberg en cinq sets. Jamais il n'aura été aussi près de la finale et du titre. Ne pas avoir remporté ce tournoi reste sans surprise la plus grande déception de sa carrière.

Bien que menant largement dans le total de leurs rencontres (25-10), Becker s'incline plus souvent contre Edberg dans les très grands rendez-vous en Grand Chelem (1-3). C'est ainsi qu'il perd en cinq sets la 3e finale consécutive qui oppose les deux joueurs à Wimbledon en 1990. Il se maintient cependant au deuxième rang mondial grâce à cinq victoires en tournoi et deux demi-finales à l'US Open et aux Masters. Au Masters 1990 il a l'occasion d'être numéro un mondial pour la première fois et en même temps de le faire en fin d'année, mais Edberg en battant Lendl (il perd en finale contre Agassi) en demi-finale a fait échouer ce projet, jamais Becker n'a été aussi déçu dans sa carrière.

En 1991, il parvient en finale de l'Open d'Australie, où il bat Lendl pour être enfin le numéro 1 mondial, la plus grande satisfaction de sa carrière. Il perd à la surprise générale contre son compatriote Michael Stich en finale de Wimbledon. Moins régulier dans les autres tournois, il glisse au troisième rang mondial en fin d'année.

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