Ce Jour-là

Bill Lee (baseball, 1946)

Joueur de baseball américain

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William Francis Lee III (né le 28 décembre 1946 à Burbank, Californie, États-Unis), surnommé Spaceman est un ancien lanceur des Ligues majeures de baseball ayant joué pour les Red Sox de Boston et les Expos de Montréal de 1969 à 1982.

Surnommé Spaceman (« l'homme de l'espace », en français), Bill Lee est connu pour son excentricité, sa personnalité flamboyante et ses déclarations controversées, ainsi que pour son appartenance à une certaine contre-culture, qui contribuèrent à en faire un favori des journalistes sportifs et des amateurs de baseball, tant à Boston qu'à Montréal. En 2013, à l'âge de 66 ans, Lee joue toujours au baseball dans une ligue du Vermont.

Bill Lee est la vedette du documentaire Spaceman: A Baseball Odyssey, paru en 2006, et l'auteur de quatre livres.

Bill Lee est sélectionné par les Red Sox de Boston en 22e ronde du repêchage du baseball en 1968. Il fait ses débuts avec les Sox le 25 juin 1969 et sera utilisé presque exclusivement comme lanceur de relève au cours des quatre premières saisons de sa carrière. Durant cette période, il montre un dossier de 19 victoires et 11 défaites. En 1971, il présente une excellente moyenne de points mérités de 2,74 en 47 sorties.

En 1973, il est intégré à la rotation de lanceurs partants des Red Sox. Une saison de 17-11 et une moyenne de points mérités de 2,75 lui valent d'être invité au match des étoiles du baseball majeur pour la seule fois de sa carrière. Il n'aura cependant pas l'occasion d'être utilisé au cours de la partie d'étoiles.

En 1974 et 1975, il remporte à nouveau 17 gains par saison, présentant des dossiers de 17-15 et 17-9 pour Boston.

Au monticule, Bill Lee était connu pour son utilisation du lancer Eephus, un lancer rare dans laquelle la balle effectue une courbe lente et prononcée. Le lanceur renomme ce lancer Leephus pitch, en guise de jeu de mots, ou Spaceball, en référence au surnom que les médias lui ont attribué.

Le gaucher effectue deux départs durant la Série mondiale 1975 entre les Red Sox de Boston et les Reds de Cincinnati. Lors du match #2 de la série, il n'accorde qu'un seul point en huit manches de travail, mais les Reds inscrivent deux points contre la relève des Sox pour remporter le match 3-2. Lors de la 7e et ultime rencontre de cette Série mondiale, il blanchit les Reds jusqu'en sixième manche, soit jusqu'à ce qu'il serve à Tony Perez une balle Eephus que le frappeur enverra par-dessus le Monstre vert (l'imposante clôture du champ gauche du Fenway Park de Boston) pour un coup de circuit de deux points. Lee quittera la rencontre alors que les deux équipes sont à égalité 3-3, mais Cincinnati marquera une fois de plus contre un lanceur de relève pour remporter la partie, et la Série mondiale.

En 1976, Lee est tenu à l'écart du jeu en raison d'une blessure à l'épaule gauche, conséquence d'une bagarre sur le terrain lors du match du 20 mai contre les Yankees de New York. Le lanceur blâmera le joueur de troisième but Graig Nettles, des Yankees, pour cette blessure. Mais après avoir visionné la bande vidéo de la rencontre, il se ravisera et présentera ses excuses. Il s'en prendra par contre au gérant des Yankees, Billy Martin, qu'il accuse d'encourager ses joueurs à la confrontation.

Avec un dossier de 5-7 en 24 présences, dont seulement 14 départs, Lee présente en 1976 sa première fiche perdante depuis sa saison recrue, où son rendement avait été de 1-3.

Bill Lee signe une fiche de 9-5 en 1977, puis de 10-10 en 1978. Au cours de cette dernière saison, il entretient un conflit avec le gérant de l'équipe, Don Zimmer, dont la personnalité plus conservatrice tranche avec celle du coloré lanceur des Sox. Dans le but de provoquer Zimmer, Lee et quelques coéquipiers forment un groupe qui se baptise The Buffalo Heads. Lee nargue publiquement Zimmer en le surnommant « La gerboise de service » (The Designated Gerbil ). Les tiraillements internes minent l'esprit d'équipe. Le gérant relègue Bill Lee à l'enclos de relève et refuse de lui confier la balle lors d'un important match contre les Yankees en fin de saison, alors que les deux clubs se livrent une chaude lutte pour le championnat de leur division. Éventuellement, Don Zimmer convaincra la direction de l'équipe de se départir des services des trouble-fêtes, comme Bernie Carbo et Ferguson Jenkins, futur membre du Temple de la renommée du baseball. Bill Lee sera quant à lui échangé aux Expos de Montréal contre le joueur d'avant-champ Stan Papi, le 7 décembre 1978.

Lee a remporté 94 parties dans l'uniforme bostonnais. Il a été intronisé au Temple de la renommée des Red Sox de Boston en 2008.

Lee fait des débuts remarqués à Montréal en 1979, remportant 16 victoires, son plus haut total en quatre ans, avec une moyenne de points mérités de 3,04.

Il joue quatre saisons avec les Expos, et sera surtout utilisé en relève lors des deux dernières. Son dossier avec Montréal sera de 25-22.

Il est libéré par l'équipe après le 9 mai 1982, après avoir critiqué la direction du club de s'être départi de son ami et joueur de deuxième but Rodney Scott. Frustré par cette décision, Lee décide en plein milieu d'un match de sortir à la Brasserie 77, une taverne de la rue Hochelaga situé à un jet de pierres du Stade Olympique de Montréal. Accompagné de Terry Mosher, alias Aislin, le caricaturiste du journal The Gazette, Lee, toujours vêtu de son uniforme des Expos, joue au billard et surveille le match sur un écran de télévision. Il boit quatre bières et retourne au stade en huitième manche au cas où l'on aurait besoin de lui. Il ne réintègrera jamais les Expos et son dernier match dans le baseball majeur est joué le 7 mai 1982. Lee avait une mauvaise relation avec Jim Fanning, le gérant des Expos en 1981 et 1982 qui l'a déjà invité à se battre dans le vestiaire.

L'excentricité démontrée par Bill Lee lui ont valu le surnom Spaceman (l'homme de l'espace), qui le suit encore aujourd'hui, plus d'un quart de siècle après la fin de sa carrière professionnelle.

Il était un favori des journalistes sportifs, qui pouvaient compter sur Lee pour parler sans détours et y livrer des déclarations surprenantes, parfois carrément bizarres, sur différents sujets.

Le lanceur a souvent exprimé son admiration pour la Chine maoïste, qu'il avait visité une fois, s'est prononcé en faveur du contrôle des naissances et a publiquement supporté Greenpeace. Lee discutait également volontiers de sa pratique du yoga.

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