Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) est une société d'État québécoise née de la fusion de la Bibliothèque nationale du Québec et des Archives nationales du Québec, en 2006. La Bibliothèque nationale du Québec avait auparavant fusionné avec la Grande Bibliothèque en 2002.
BAnQ a pour mission d’offrir un accès démocratique à la culture et à la connaissance. Elle rassemble, conserve et diffuse le patrimoine documentaire québécois ou relatif au Québec. Elle offre aussi les services d’une bibliothèque publique d’envergure. Elle déploie ses activités dans douze édifices ouverts à tous.
Les Archives nationales du Québec (ANQ) sont créées le 2 septembre 1920 sous l'appellation « Archives de la province de Québec ». Pierre-Georges Roy devient alors le premier archiviste du gouvernement du Québec. L'établissement avait pour objet de gérer les documents historiques, notamment les archives publiques, de l'État québécois et de rassembler de la documentation sur l'histoire du Québec. Les Archives sont rattachées au ministère des Affaires culturelles en 1961 et prennent l'appellation « Archives nationales du Québec » en 1963.
Le 12 août 1967, l'Assemblée nationale du Québec adopte une loi instituant la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ), qui relevait elle aussi du ministère des Affaires culturelles. À l'origine, la BNQ contenait les collections et les biens de la bibliothèque Saint-Sulpice, située à Montréal, créée en 1915 par la congrégation des Sulpiciens et qui appartenait au Gouvernement du Québec depuis 1941.
En 1968, le Règlement provincial sur le dépôt légal entre en vigueur, obligeant les éditeurs québécois à déposer à la BNQ deux exemplaires de leurs œuvres imprimées, c'est-à-dire les livres, les brochures, les journaux, les magazines et revues, les livres d'artistes et les partitions musicales. L'ex-libris, toujours utilisé aujourd'hui, est retenu en janvier de cette même année. C'est une gravure, non signée, de la ville de Québec du XVIIe siècle tirée de la deuxième édition allemande du livre Description de l'Univers contenant les différents systèmes du monde d'Alain Manesson Mallet.
Au début des années 1970, le ministère de la Justice terminait le nouveau palais de justice de Montréal et une équipe d'historiens alertent le conservateur, André Vachon, que le ministère n'avait pas prévu d'espaces pour la conservation des archives judiciaires, civiles et territoriales. Vachon obtient le transfert des archives, ainsi que quelques employés et le droit d'occuper les locaux de l'ancien palais de justice de Montréal, les archives nationales du Québec avaient dès lors pignon sur rue à Montréal. À compter de 1971, le gouvernement du Québec régionalise les Archives nationales du Québec, ouvrant des centres d'archives dans plusieurs régions.
En 1982, le Règlement sur le dépôt légal est modifié pour s’appliquer aux cartes géographiques et aux plans, puis, en 1992, un règlement de l'Assemblée nationale élargit le dépôt légal aux estampes originales, aux affiches, aux reproductions d'œuvres d'art, aux cartes postales, aux enregistrements sonores (disque microsillon, disque compact…), aux logiciels, aux documents électroniques (fichiers Internet, par exemple) et aux microéditions. Par la suite, d’autres collections viendront s’ajouter à la liste des documents soumis au dépôt légal : les programmes de spectacles en 2004, les documents télévisuels et cinématographiques en 2006 et les publications numériques en 2022. La Bibliothèque nationale a aussi un programme d’acquisition des reliures d’art depuis 1999.
Un catalogue en ligne appelé Iris est offert au public en 1994. Il permet d'accéder gratuitement à la description de l'ensemble des objets contenus dans la bibliothèque.
En 1997, le projet de créer une Grande Bibliothèque naît du désir de mieux diffuser les documents de la BNQ et de la Bibliothèque centrale de Montréal. L'institution mise sur pied pour mener à la création d'une grande bibliothèque publique, appelée Grande bibliothèque du Québec (GBQ) et dirigée par Lise Bissonnette, est fusionnée avec la BNQ en 2002 ; la nouvelle entité conserve le nom de Bibliothèque nationale du Québec et poursuit deux mandats distincts : l'acquisition, la conservation et la diffusion de la Collection nationale ainsi que l'acquisition et la diffusion d'une collection de prêts grand public.
Les travaux de construction de la Grande Bibliothèque se déroulent de 2001 à 2004 au centre-ville de Montréal.
À l'automne 2004, les collections de la Bibliothèque centrale de Montréal, les collections de diffusion de la BNQ et les nouvelles acquisitions sont placées sur les rayons de la Grande Bibliothèque.
Le 29 avril 2005, la Grande Bibliothèque connaît son ouverture protocolaire. Les deux journées suivantes sont consacrées aux visites du public et le mardi 3 mai 2005, elle entreprend ses activités.
Le 31 janvier 2006, la Bibliothèque nationale du Québec et les Archives nationales du Québec sont fusionnées pour devenir « Bibliothèque et Archives nationales du Québec » (BAnQ).
En 2007, la ville de Québec accueille la 40e Conférence internationale de la Table ronde des archives (CITRA). Organisé conjointement par BAnQ et Bibliothèque et Archives Canada (BAC), cet événement réunit près de 200 personnes, dont 123 représentants officiels de 66 pays. À l'initiative de BAnQ, un protocole de prêt entre bibliothèques publiques du Québec est élaboré.
En 2009, Guy Berthiaume remplace Lise Bissonnette à titre de président-directeur général. Il quitte son poste en 2014 et cède sa place à Christiane Barbe, jusqu'en 2017. Jean-Louis Roy devient le PDG en 2018. Marie Grégoire est nommée en 2021.
Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a pour mission de rassembler, de conserver de manière permanente et de diffuser le patrimoine documentaire québécois publié et tout document qui s'y rattache et qui présente un intérêt culturel, de même que tout document relatif au Québec et publié à l'extérieur du Québec.
BAnQ a également pour mission d'offrir un accès démocratique au patrimoine documentaire constitué par ses collections, à la culture et au savoir universel et d'agir, à cet égard, comme catalyseur auprès des institutions documentaires québécoises, contribuant ainsi à l'épanouissement des citoyens.
Plus particulièrement, BAnQ poursuit les objectifs suivants : valoriser la lecture, la recherche et l’enrichissement des connaissances, promouvoir l’édition québécoise, faciliter l’autoformation continue, favoriser l’intégration des nouveaux arrivants, renforcer la coopération et les échanges entre les bibliothèques et stimuler la participation québécoise au développement de la bibliothèque virtuelle.