Ce Jour-là

Besançon

Ville et commune française, chef-lieu du département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté

Anúncio

Besançon (/bəzɑ̃sɔ̃/), en franc-comtois B'sançon, est une commune de l'Est de la France, préfecture du département du Doubs et siège du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Située en bordure du massif du Jura à moins d'une cinquantaine de kilomètres de la Suisse, elle est entourée de collines et traversée par le Doubs.

Capitale de la région historique et culturelle de Franche-Comté, Besançon constitue aujourd'hui un pôle administratif important au sein de la région administrative de Bourgogne-Franche-Comté en accueillant le siège du conseil régional et de la région académique ainsi qu'un certain nombre de directions régionales. Elle est également le siège d'une des quinze provinces ecclésiastiques françaises et une importante ville de garnison.

Besançon comptait 118 489 habitants en 2023, ce qui en fait la 34e commune la plus peuplée de France. Ses habitants sont appelés les Bisontins et Bisontines. Son unité urbaine rassemblait 140 404 habitants en 2023 et son aire d'attraction, qui s'étend sur les départements du Doubs, du Jura et de la Haute-Saône, comptait 283 139 habitants. Elle est au centre d'une intercommunalité, Grand Besançon Métropole, comprenant 67 communes et 197 061 habitants en 2023.

Établie dans un méandre du Doubs, la cité joue un rôle important dès l'époque gallo-romaine sous le nom de Vesontio, capitale du peuple des Séquanes. Conquise par Jules César lors de la guerre des Gaules en raison de sa position stratégique, elle est intégrée à la province romaine de Gaule belgique et se dote de nombreux monuments. Au Moyen Âge, Besançon devient une ville libre impériale au sein du Saint-Empire romain germanique, avant d'être rattachée au royaume d'Espagne de la maison de Habsbourg en 1654. Elle est définitivement rattachée à la France en 1678 par le traité de Nimègue, après sa conquête par Louis XIV, qui en fait la capitale de la Franche-Comté et y transfère l’université au détriment de Dole. Le souverain confie à Vauban la tâche de la transformer en une place forte majeure, en construisant la citadelle et en modernisant les remparts pour en faire un verrou stratégique protégeant la frontière de l’est. L’essor de l’industrie horlogère dès la fin du XVIIIe siècle suivie de l'arrivée du chemin de fer en 1856 entraîne un essor économique significatif et consacre Besançon comme capitale de l’horlogerie française.

La ville a hérité de ce savoir-faire pour devenir un centre industriel important constitué d'entreprises innovantes dans le domaine des microtechniques, de la micromécanique et du génie biomédical. Son université accueille chaque année près de 30 000 étudiants, parmi lesquels environ 4 000 stagiaires venus du monde entier fréquentent le Centre de linguistique appliquée, reconnu pour son expertise dans l’enseignement des langues et la formation de professeurs.

Besançon se distingue par un patrimoine culturel et naturel d’une grande richesse, qui participe à son attractivité et à sa qualité de vie. Proclamée « première ville verte de France », elle offre de nombreux parcs et jardins, ainsi qu’un cadre naturel marqué par le méandre du Doubs et les collines environnantes. Ses fortifications militaires conçues par Vauban, inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008, comptent parmi les plus remarquables d’Europe. La ville recense 194 monuments inscrits ou classés aux monuments historiques, parmi lesquels des édifices emblématiques tels que la citadelle, la cathédrale Saint-Jean, la porte Noire et le palais Granvelle. Elle abrite également cinq musées labellisés musées de France, dont le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie, l’un des plus anciens du pays, et le musée de la Résistance et de la Déportation. La vie culturelle est notamment marquée par l’organisation d’un festival de musique classique de renommée internationale, participant à son rayonnement en France et à l’étranger.

Une première mention écrite de la ville est Vesontio par Jules César dans ses Commentaires sur la guerre des Gaules, Vesentionem au Ier siècle av. J.-C., Visontione par Ausone et Besantionem au IVe siècle par Ammien Marcellin. On a également retrouvé sur un portique dans la ville une inscription latine dédiée au dieu Mar(tis) Veso[nti(i)], divinité topique associée au site comme cela était fréquent chez les Gaulois. Le nom de la ville signifiait donc « le domaine du (dieu) Vesontios » d'après Delamarre. Au IVe siècle, un B remplace le V de Vesontio et le nom de la ville devient Besontio ou Bisontion, puis subit plusieurs transformations pour donner Besançon en 1243.

Les recherches sur le sens du nom Vesontio/Vesontios ont donné lieu à plusieurs interprétations, mais aucune ne s’impose avec certitude. On a évoqué une racine préceltique *ves- associée à l'idée de hauteur et que l’on retrouverait notamment dans les noms du Vésuve et du mont Viso, mais les toponymes basés sur cette racine sont très rares en France. Il convient probablement de relier le nom du dieu Vesontios à la rivière et à son méandre si caractéristique entourant presque complètement la ville (cf. la divinité fluviale représentée sur la porte Noire). Jacques Lacroix propose la racine gauloise *ves-, de la racine indo-européenne *veis signifiant courber, tourner, enrouler, tandis que Pierre-Henri Billy évoque un autre sens de la même racine *veis : couler, s'écouler.

Durant le Moyen Âge, plus précisément entre le IXe siècle et le XIIe siècle, la ville est parfois surnommée Chrysopolis (« la ville d’or »). L’origine de cette appellation, qui apparaît dans un écrit de 821, n’est pas non plus bien établie : présence d’or dans le lit du Doubs, présence de nombreux édifices romains, plaisanterie « besan sum » (« je suis une pièce d’or »), rapprochement entre Byzance et Besançon, Chrysopolis ayant été dans l’Antiquité le nom d’un quartier de Byzance.

À la Belle Époque, alors que la ville connaît une activité thermale intense, elle est parfois appelée Besançon-les-Bains.

La ville de Besançon jouit d’une situation privilégiée sur l’axe structurant européen Rhin-Rhône, voie de communication entre mer du Nord et Méditerranée, l'Europe du Nord et l'Europe du Sud. Elle est située plus précisément à la jonction de la région montagneuse d’élevage du massif du Jura et des vastes plaines cultivables fertiles franc-comtoises. La ville est placée sur le front externe du massif jurassien, dans la zone des faisceaux externes ; Besançon étant situé entre deux faisceaux, les faisceaux des Avant-Monts au nord et le faisceau bisontin au sud.

Elle se trouve dans la pointe nord-ouest du département du Doubs, dans la vallée du Doubs. Elle est localisée à 75 kilomètres à l'est de Dijon, à 188 kilomètres au nord-est de Lyon, à 197 kilomètres au sud-ouest de Strasbourg et à 327 kilomètres au sud-est de Paris, capitale nationale. La frontière avec la Suisse se trouve à 46 km à vol d'oiseau, la ville helvétique de plus de 100 000 habitants la plus proche étant Lausanne, à 93 km au sud-est.

Besançon est limitrophe de 18 autres communes :

D'une superficie de 65,05 km2, la commune de Besançon est la plus étendue du département du Doubs et la huitième plus vaste de la région Bourgogne-Franche-Comté. Son altitude varie de 235 à 605 mètres. Le point culminant de la commune est situé au fort de Chailluz, appelé également fort de la Dame Blanche, sur la crête des Avant-Monts. L'altitude minimale est mesurée au niveau du lit du Doubs à son débouché du territoire communal, à proximité de la station d'épuration de Port Douvot.

La ville s'est développée dans un site géographique naturel particulièrement remarquable. En effet, la cité antique s'est établie dans un important méandre du Doubs de près d’un kilomètre de diamètre, prenant la forme d’une boucle presque parfaite fermée et surplombée par le mont Saint-Étienne, une section du faisceau bisontin abrupt du côté de la ville, dont la pointe est intégralement coiffée de l’imposante citadelle de Vauban. Puis la ville a débordé de ce cadre initial (d’une altitude moyenne de 250 mètres) pour s’étendre dans une cuvette entourée de sept collines dont la plupart sont coiffées de forts : Planoise (490 m), Rosemont (463 m), Bregille (447 m), Chaudanne (422 m), Saint-Étienne (371 m), Fort-Benoit (365 m) et la Roche d’Or (316 m). Cette configuration amène parfois à faire la comparaison avec le site de la ville de Rome qui est également dominée par sept collines.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Besançon | World in Stories