Bernard Édouard Henri Berger de La Villardière dit Bernard de La Villardière, né le 25 mars 1958 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est un journaliste, animateur de radio et de télévision franco-argentin.
Depuis 2005, il présente, sur M6, le magazine d'investigation Enquête exclusive, après avoir animé Zone interdite pendant sept ans sur la même chaîne.
Bernard Berger de La Villardière est issu d'une famille subsistante d'ancienne bourgeoisie originaire du Dauphiné.
Il est le fils de Charles Berger de La Villardière (1921-2008) et de Marie-France Tardieu (1936).
Il est le premier enfant d'une fratrie de 4, dont Jean, François (né en 1963 et fondateur de Business Interactif) et Philippe (né en 1969).
Issu de la bourgeoisie catholique de droite, il décrit « une enfance d’expatrié, mon père était cadre chez Pont-à-Mousson, en Italie, puis au Liban. »
Titulaire d'une maîtrise en sciences politiques (Paris X - Nanterre) et d'une licence de droit public, Bernard de La Villardière a obtenu une licence de journalisme au CELSA. Il a tenté de suivre l'enseignement de l’École supérieure du commerce extérieur mais en a été exclu au bout d’un an.
Alors que son père souhaite le voir faire carrière dans la banque ou la haute fonction publique, lui se découvre une vocation pour le journalisme pendant la guerre civile au Liban : « À partir de 1972, le pays de miel et de sang a basculé dans la guerre civile, traitée de façon biaisée par les médias. Il y avait d’un côté les riches chrétiens et de l’autre les pauvres musulmans. Cette grille de lecture crypto- marxiste m’a poussé à témoigner, un jour, en vérité ».
Bernard de La Villardière commence sa carrière comme reporter à FR3 Puy-de-Dôme en 1983 avant de rejoindre la radio Alouette FM en Vendée, où il assure la présentation des journaux du matin. Il est alors engagé par Philippe de Villiers.
En 1984, il rejoint le Journal de l'île de La Réunion. Il retrouve les ondes en 1985 à Médi 1, une radio franco-marocaine installée à Tanger, où il traite de grands dossiers de politique internationale[pas clair].
En 1987, Bernard de La Villardière participe au lancement de France Info avant de rejoindre RTL pour assurer la présentation des journaux du matin le week-end. Pendant sept ans, il partagera son temps entre l'antenne et le reportage (révolution roumaine, guerre du Golfe, affaire du sang contaminé, etc.).
En 1994, il participe au démarrage de la chaîne d'information en continu LCI où il assure la présentation de journaux et du Journal du monde. Il a également réalisé des reportages pour le magazine LMI et couvert les élections présidentielles russes en 1996.
Deux ans plus tard, il intègre la rédaction d'Europe 1, aux côtés de Sylvain Attal, d'Yves Calvi et de Philippe Bès au titre de rédacteur en chef et présentateur de la tranche 7 h - 8 h.
En septembre 1998, Bernard de La Villardière rejoint la chaîne de télévision M6 pour reprendre la présentation de Zone interdite, le magazine dominical de grand reportage et de société créé par Patrick de Carolis en mars 1993. De 2001 à 2005, il présente parallèlement Ça me révolte sur la même chaîne.
En 2003, il fonde sa société de production, « Ligne de front », avant de racheter le site internet d'information lesinfos.com.
À partir de septembre 2005, toujours sur M6, il présente Enquête exclusive le dimanche en deuxième partie de soirée qui a succédé à Culture Pub, une émission qui entend englober des thèmes politiques, économiques, sociaux et culturels, Cette émission réalise des audiences satisfaisantes et contribue pour une certaine part au succès de la chaîne avec en moyenne 1,3 million de téléspectateurs (12 % de part d'audience) et donne à son présentateur une notoriété grandissante.
Avec Mélissa Theuriau, qui lui a succédé à la tête de Zone interdite, il réalise en mai 2007 une enquête sur la guerre civile au Darfour en se rendant sur place avec la journaliste. Leur reportage a été diffusé début juillet 2007 sur M6 dans Zone interdite.
En 2013, il produit le documentaire controversé sur l'affaire d'Outreau (2001), Outreau, l'autre vérité (sorti en salles le 6 mars 2013), réalisé par Serge Garde, ancien journaliste du quotidien l'Humanité.