Ce Jour-là

Bernard Landry

Premier ministre du Québec de 2001 à 2003

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Bernard Landry, né le 9 mars 1937 à Saint-Jacques et mort le 6 novembre 2018 à Verchères, est un avocat, professeur et homme politique québécois.

Député et ministre de 1976 à 1985, puis de nouveau à partir de 1994, Bernard Landry devient en 2001 chef du Parti québécois et le 28e premier ministre du Québec. Défait lors des élections de 2003, il démissionne de ses fonctions de chef du parti, de chef de l'opposition officielle et de député deux ans plus tard, en 2005.

Sa carrière politique fut marquée notamment par son engagement en faveur de l'ouverture du Québec au commerce international, ainsi que par la signature avec la nation crie de la Paix des braves.

Bernard Landry, de son vrai nom Jean-Bernard Landry, est le fils aîné de Bernard Landry et de Thérèse Granger. Son père est agent d'assurances et chanteur amateur. Il a deux sœurs adoptives. La famille de Bernard Landry était politiquement libérale, « plutôt dans la lignée d'Honoré Mercier ».

Comme plusieurs familles de Saint-Jacques-de-Montcalm, les Landry ont des origines acadiennes. Jean-Baptiste Landry, l'aïeul de la famille, a été forcé de quitter son Acadie natale au moment du Grand Dérangement. Après un exil à Boston, il décida de s'installer dans la région de Lanaudière vers 1770.

Bernard Landry commence son instruction à l'Académie Saint-Louis-de-France, administrée par les Frères de Saint-Gabriel. Selon Bernard Landry, « c'était très français de France à l'époque ». Dès la première année, le frère Conrad le désigne pour être président de classe, fonction qu'il occupe pendant huit ans. Très tôt, le jeune Bernard Landry se joint aux louveteaux, puis à 12 aux scouts.

À 14, il devient pensionnaire au Séminaire de Joliette dirigé par les Clercs de Saint-Viateur, où il occupe aussi chaque année la fonction de président de classe. On y enseigne alors le français, l'anglais, le latin et le grec. Bernard Landry affirme qu'il était parmi les meilleurs élèves ; affirmation qui est contestée par l'abbé Yvon Desrosiers. À l'époque, sa passion est déjà l'Histoire. Bernard Landry aime aussi la philosophie ainsi que le théâtre. Rapidement, il est repéré par le père Alphonse Galarneau qui le recrute comme cadet de l'armée et devient rapidement commandant des cadets.

Vers 15, il assiste à une conférence donnée par un jésuite et portant sur les camps de concentration nazis : il en ressortira à jamais dégoûté par l'antisémitisme et le racisme.

À la fin de son parcours scolaire, il fonde l'Association des étudiants du Séminaire de Joliette, dont il devient le premier président. Pris de charme pour la biologie et la chimie, il se croit destiné à devenir médecin. Bernard Landry termine son cours classique en 1959 à titre de président de la Promotion.

Bernard Landry devient officier de réserve, ce qui lui permet de financer ses études. Cela l'amène éventuellement à se rendre à Banff, en Alberta, où il découvre « une population des plus variées qui parle presque toutes les langues... sauf le français ». Le jeune homme fut aussi membre de la chancellerie de Joliette de l'Ordre de Jacques-Cartier, une société secrète catholique vouée à la défense des Canadiens français, mais affirme n'en avoir tiré aucun bénéfice.

Selon Michel Vastel, à 22, Bernard Landry est un jeune homme pieux qui se sent Acadien d'abord, Canadien français ensuite.

Études à l'Université de Montréal

Bernard Landry commence des études à l'Université de Montréal en médecine, mais est rapidement dégoûté par l'étude des cadavres. Maximilien Caron, doyen de la Faculté de droit, lui conseille de changer de discipline. Remarquant que Bernard veut « intervenir sur l'ensemble de la société, pas sur des cas pathologiques individuels », il lui recommande le droit, qu'il décrit comme « une bonne discipline de l'esprit ».

Pendant ses études, Bernard Landry est officier de réserve au sein des Corps-écoles des Officiers canadiens.

C'est à la Faculté de droit qu'il rencontre Lorraine Laporte à l'automne 1960, pour qui c'est le coup de foudre. Le couple se marie le 6 juillet 1963.

Après avoir exercé les fonctions de président de l'association étudiante de la Faculté de droit, Bernard Landry succède à Jean Rochon à la présidence de l'Association générale des étudiants de l'Université de Montréal, l'AGEUM. Il est élu sans opposition. Sous la présidence Landry, l'AGEUM abandonne de plus en plus sa structure corporatiste pour devenir une association revendicatrice défendant les intérêts des étudiants. Ainsi, l'AGEUM et son président se font remarquer par l'opinion publique le 11 décembre 1962, alors que les étudiants prennent d'assaut le Red Ensign de la Place Ville Marie pour protester contre les paroles francophobes prononcées par le président du Canadien National,

Donald Gordon, qui affirmait le 20 novembre qu'il n'y a aucun Canadien français au conseil d'administration du CN car ils ne sont pas compétents.

En 1963, l'association étudiante demande la désignation d'un recteur laïc ; ce sera le cas à partir de 1966. Bernard Landry parvient par ailleurs à convaincre le Mouvement Desjardins d'ouvrir une caisse laïque à l'Université de Montréal ; jusqu'alors, il fallait être catholique pratiquant pour administrer une caisse populaire. Sur la scène nationale, l'AGEUM revendique un régime de bourses, l'exemption d'impôts du travail en saison estivale, ainsi que la création d'une assurance-vie pour les étudiants et milite en faveur de la nationalisation de l'hydroélectricité et de la création du ministère de l'Éducation.

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