Ce Jour-là

Bernard Lama

Footballeur français

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Bernard Lama, né le 7 avril 1963 à Saint-Symphorien (Tours de nos jours, Indre-et-Loire), est un footballeur international français évoluant au poste de gardien de but.

Formé à l'USL Montjoly en Guyane et rapidement repéré par le Lille OSC, il rejoint la métropole à sa majorité. Barré à Lille par le titulaire indiscutable Philippe Bergeroo, il est prêté successivement au SC Abbeville puis au RCFC Besançon, clubs de Ligue 2. De retour au LOSC et malgré ses bonnes performances, il n'est pas conservé. Il signe pour le FC Metz où il poursuit son éclosion avant de rejoindre le Brest Armorique puis le RC Lens.

Bernard Lama connaît l'apogée de sa carrière au Paris Saint-Germain avec lequel il remporte notamment la Coupe de France en 1993, le Championnat de France en 1994, la Coupe de la Ligue en 1995 et la Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupe en 1996. Il quitte le club parisien pour une saison en Angleterre, à West Ham avant de revenir au Paris Saint-Germain. Il termine sa carrière professionnelle au Stade rennais.

Lama intègre l'équipe de France en 1993. Il garde les buts lors du France-Bulgarie de novembre 1993 qui élimine les Bleus pour la participation à la Coupe du monde 1994. Il s'impose ensuite sous l'ère d'Aimé Jacquet et se révèle au monde entier lors de l'Euro 1996. À la suite d'une blessure et d'une suspension pour consommation de cannabis, il perd sa place au profit de Fabien Barthez. Il remporte la Coupe du monde 1998 et le Championnat d'Europe des Nations en 2000.

Bernard Lama né à Saint-Symphorien en 1963, est le fils d'Edmard Maurice Lama (1930-2007), chirurgien et descendant du premier esclave affranchi de Guyane et de Yolande Saint-Julien (1932), descendante de Pierre Joseph François Bosquet et de la Famille de Rodat. Bernard Lama passe son enfance et son adolescence en Guyane où son père sera maire de Remire-Montjoly pendant 36 ans.

Passionné de football, il s’entraîne d’abord sur les plages et acquiert, les pieds dans le sable et les mains nues, une détente et une technique inédites. C’est en rejoignant l’USL Montjoly en 1975 qu’il commence à se faire connaître et rêve de devenir joueur professionnel malgré les réticences de son père. Lors de la saison 1980-1981, il se fait remarquer par un dirigeant du Lille OSC lors d'un match avec la sélection cadette de Guyane mais doit attendre avril 1981, date de ses 18 ans, pour accepter la proposition du club nordiste sans être obligé d'avoir la bénédiction de son père. Il joue avec les juniors des Dogues en 1981-1982.

Débuts difficiles en métropole (1982-1986)

Bernard Lama a d'abord du mal à s'intégrer à cause de l'éloignement de sa famille et du froid. Il réussit à s'accrocher mais sans parvenir à découvrir le haut niveau français, barré par le titulaire indiscutable Philippe Bergerôo et sa doublure Jean-Pierre Mottet. Après avoir joué avec les juniors, la direction lilloise décide de prêter Bernard afin qu'il s'aguerrisse et l'envoie à Abbeville en D2 où jouent notamment Ladislas Lozano et Ibrahima Ba Eusebio. S'il est bien accueilli dans sa nouvelle équipe, il ne réussit pas à s'imposer du fait de la présence de Jean-Pierre Robert, gardien international amateur qui n’apprécie pas la venue de Lama et de ce fait Bernard Lama joue en division d'honneur.

Après sa mauvaise expérience abbevilloise, il est de nouveau prêté en seconde division pour la saison 1983-1984, à Besançon où joue notamment Joël Germain, Christian Bracconi, Dragan Cvetkovic, Pierre Bianconi, Louardi Badjika et Gilles Salou et entrainé par Paul Orsatti qui lui fait confiance en lui donnant sa chance de découvrir le monde professionnel. Il réalise quelques bonnes prestations tout en accumulant 23 matchs de championnat, plus cinq en coupe de France, où le club franc-comtois finit au quatorzième rang du groupe A, à un point du premier relégable.

Après sa bonne saison franc-comtoise Bernard fait son retour à Lille et signe un contrat professionnel, devenant la doublure de Mottet. Malheureusement il ne joue aucune rencontre avec l'équipe première de toute la saison 1984-1985 avec quelques blessures et sans apprécier les méthodes d'entraînement de l'entraîneur belge, Georges Heylens. C'est comme spectateur qu'il voit ses coéquipiers obtenir le maintien avec la quinzième place acquise en championnat, à deux points du 18e, et surtout atteindre les demi-finales de la coupe de France qu'ils perdent 2-1 score cumulé contre Monaco, futur vainqueur de l'épreuve. Pour la saison 1985-1986, à 22 ans, il foule enfin les pelouses de première division en jouant deux matchs et prend part à la dixième position acquise par le LOSC, trois points devant le 18e.

Révélation au Lille OSC (1986-1989)

Pendant l'été 1986 Lama réclame à ses dirigeants une place de titulaire du fait que Bastia et Toulon lui proposent de devenir leur numéro un. Le LOSC ne lui promet rien et refusent catégoriquement de le céder à une autre équipe. Lors d'un match amical contre l'Algérie, il effectue une grosse performance et met la pression sur sa direction. Même si Mottet est présent au sein de l'effectif lillois depuis quelque temps, c'est lui qui part pour Toulon. Pour son premier exercice de D1 complet, Lama cumule 29 rencontres. Bon dans ses buts, il est encore naïf et pas toujours concentré pendant 90 minutes. Les Dogues vivent une saison 1986-1987 encore délicate puisqu'ils n'assurent leur maintien qu'en finissant que quatorzième, à trois points du 18e. Les nordistes font un bien meilleur parcours en coupe de France en atteignant les quarts de finale perdus 4-3 score cumulé contre Bordeaux, futur vainqueur de la compétition.

Pour la saison 1987-1988, le natif de Saint-Symphorien progresse tout en devenant le capitaine de Lille et réussit même à classer sa défense comme la sixième meilleure de l'élite avec 39 buts d'encaissés. Le LOSC effectue pratiquement la même année que la précédente avec une onzième position en D1 et un nouveau quart de finale en coupe de France perdu contre l'OGC Nice sur le score cumulé de 4-0. En 1988-1989, Lama reste régulier tout en reclassant pour la seconde année consécutive son équipe au sixième rang du classement des meilleures défenses de l'élite avec 38 buts d'encaissés ex aequo avec l'AS Monaco. Les Dogues font un championnat correct avec une huitième position. Lors du dernier match, il se paye le luxe d'inscrire un but sur pénalty face au Stade lavallois pour une victoire de 8-0.

Arrivé en fin de contrat, il n'est pas conservé par la direction du LOSC. Il ne reçoit pas de nombreuses propositions, sauf du Havre et de Metz, et opte pour l'équipe lorraine. En débarquant chez les Grenats, il retrouve un entraîneur belge en la personne d'Henri Depireux et, comme avec Heylens, ses méthodes ne convainquent pas l'ancien Dogue. Néanmoins il apprécie sa rencontre avec Jean Nicolay, l'entraîneur des gardiens, grâce à qui il progresse. La première partie du championnat 1989-1990 est laborieuse au point que Depireux se fait limoger au mois de décembre 1989 au profit de Joël Muller. Avec le nouvel entraîneur, la phase retour est bien meilleure et amène le FCM à valider son maintien en terminant quatorzième, à trois points du 18e tout en finissant avec la cinquième meilleure défense de la D1 avec 36 buts d'encaissés. Pendant cette année-là, Bernard est l'auteur de bonnes prestations et devient un des joueurs préférés du stade Saint-Symphorien. Lama est prêt à rester une seconde année en Moselle mais, financièrement, il ne trouve pas d'accord avec les dirigeants des Grenats.

Passage au Brest Armorique (1990-1991)

Cherchant à rebondir, il a quelques touches au Portugal et en Écosse mais son souhait est de rester en France, alors lorsqu'il reçoit l'offre du Brest Armorique il s'empresse de l'accepter. En Bretagne, il vit une année 1990-1991 avec des résultats en dents de scie et une onzième place finale, à cinq points du 18e. Lama ne manque aucune journée de tout l'exercice, encaisse 46 buts et termine en tête du classement du Stop Goal de TF1. Mais la saison est gâchée par la relégation administrative en D2 à la suite du déficit budgétaire du club brestois. Il trouve une consolation en signant un pré-contrat avec le Paris Saint-Germain dans la perspective de remplacer Joël Bats à l'issue de la saison 1991-1992 lorsque ce dernier prendra sa retraite.

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