Benoît Paire, né le 8 mai 1989 à Avignon (Vaucluse), est un joueur de tennis français, professionnel.
Il a gagné trois tournois sur le circuit principal en simple, à Båstad en 2015, puis à Marrakech et à Lyon en 2019. Il a atteint en outre six autres finales. En Grand Chelem, il a atteint les huitièmes de finale à trois reprises, à l'US Open en 2015, à Wimbledon en 2017 et à Roland-Garros en 2019. Lors du tournoi de Miami en 2018, il bat l'ancien numéro 1 mondial Novak Djokovic, signant l'une des plus grandes victoires de sa carrière.
Son meilleur classement en simple est la 18e place mondiale, obtenue en janvier 2016.
En double, il a remporté le tournoi de Chennai avec Stanislas Wawrinka en 2013, et il a atteint trois autres finales sur le circuit ATP.
Actuellement il ne participe plus au circuit atp.
Benoît Paire naît le 8 mai 1989 à Avignon, de Philippe et Éliane Paire. Il commence le tennis à l'âge de 5 ans. Son frère aîné Thomas avec qui il joue parfois en double, a été finaliste des Championnats de France junior en 2003.
Benoît Paire est droitier avec un revers à deux mains. Le revers est son point fort, ainsi que ses services et son toucher de balle de bonne qualité lui permettant d'effectuer de beaux amortis. Son coup droit, son point faible, est souvent flottant et ne lui permet pas de faire des points gagnants. Cependant, il a progressé sur ce côté-là ; il le frappe plus souvent à plat, et se révèle plus efficace en général, même si lors de points importants c'est le coup qui le trahit. Chose rare dans le circuit, il fait des décalages revers.
Ce joueur de 1,96 m a un côté atypique, car ce fan de Marat Safin a du caractère, et il reconnaît lui-même ses « pétages de plombs », se qualifiant d'ailleurs parfois de « zouave » ou de « joyeux luron ». Patrice Dominguez voyait en lui « un diamant à l'état brut », « un étalon mal dressé » ou encore « Dr Jekyll et Mister Hyde ». Il est décrit comme un joueur émotif qui manque de confiance en lui : en février 2013, un journaliste note que Benoît Paire est capable d'envisager de ne plus gagner un seul match de l'année alors qu'il vient d'atteindre la deuxième finale ATP de sa carrière. Son alimentation est également inhabituelle par rapport aux autres joueurs professionnels : il reconnaît volontiers qu'il mange régulièrement dans des fast-foods et qu'il boit des sodas durant ses matchs.
Cet étudiant dans un lycée agricole fait partie des meilleurs Français étant jeune, puis à 15/16 ans il n'a plus envie d'aller à l'entraînement car il doit choisir entre ses deux passions le tennis et le football qu'il a pratiqué pendant plusieurs années dans le club du Pontet, situé à côté d'Avignon. Pratiqué à la base pour se « détendre », il finit par trancher pour le tennis. Puis un ami de son père lui paye une année complète d'entraînement à l'ISP Académie de Sophia Antipolis près de Nice avec Charles Auffray. Il s'entraîne donc pour la 1re fois quotidiennement et est repéré par la fédération. Il entre au CNE (centre national d'entraînement) en novembre 2007 avec Jérôme Potier et Jérôme Prigent comme entraîneurs successifs. Mais en octobre 2009 à cause de son fort caractère, Patrice Hagelauer, fraîchement nommé DTN (directeur technique national) relève des soucis de comportement en raison desquels il fait le choix, en 2008, de le renvoyer tout simplement de la structure d'entraînement fédérale et donc de mettre fin à toutes les aides qui vont avec (invitations…).
Cet épisode est suivi par deux mois de doutes durant lesquels il n'a plus vraiment envie de jouer, jusqu'au jour où il rencontre Lionel Zimbler, ancien entraîneur de Fabrice Santoro, qui décide de le prendre en main.
Depuis 2018, il s'entraîne à l'Académie de Tennis Mouratoglou, près de Cannes à Sophia Antipolis.
2007/2008. Des juniors aux senior
À 18 ans, il a été finaliste, comme son frère en 2003, des Championnats de France des 17-18 ans en 2007 contre Guillaume Rufin mais ses jets de raquette lui ont coûté de nombreux points de pénalité durant le match. Son parcours sur le circuit junior en 2007 est notamment marqué par deux titres en avril au Cap d'Ail et à Istres, qui lui ont permis d'obtenir son meilleur classement chez les juniors en juin 2007 : 91e mondial.
Arrivé sur le circuit professionnel senior en juin 2007, il remporte son premier tournoi Future dans la foulée en juillet 2007 à Bourg-en-Bresse. En 2008, il participe à son premier tournoi Challenger après s'être extirpé des qualifications à Saint-Brieuc en mars, peu de temps après avoir disputé les qualifications du tournoi ATP de Marseille.
En 2009, il remporte le tournoi Future de Koper en Slovénie en juin, et se qualifie pour quatre autres finales à Felixstowe en Grande-Bretagne en juillet, à Saint-Polten en Autriche en août, à Porto au Portugal et à Hambach en Allemagne en septembre.
Il commence à se faire connaitre à Roland-Garros 2009 en atteignant le dernier tour des qualifications. Revenant de blessure à 20 ans, - 30e au niveau national, 606e mondial, et détenteur d'une invitation, il bat le Russe Mikhail Elgin 133e mondial avant de perdre au 3e et dernier tour contre l'Italien Fabio Fognini, tête de série no 1 des qualifications et 62e mondial.
Benoît Paire commence l'année 2010 par un titre dans le future américain de Plantation, puis enchaîne avec un autre à Faro et à Albufeira au Portugal en mars. Il participe également au tournoi de Saint-Brieuc où il battra Marcel Granollers qui est à ce moment-là un top100, il sera en 2012 dans le top20. Tous ces bons résultats se traduisent dans son classement, avec une 216e place à l'aube de Roland-Garros. Il a donc pratiquement gagné 400 places en un an.
Pour son 2e Roland-Garros, il fait mieux que l'année précédente en réussissant à se qualifier. Il bat au 1er tour l'Autrichien Stefan Koubek, tête de série numéro 11 des qualifications, 117e mondial et ancien 20e mondial, en 3 sets. Au second tour, il élimine le Mexicain González en trois sets avant de battre l'Allemand Kindlmann au dernier tour.