Ce Jour-là

Benedict Arnold

Général de l'Armée continentale ayant trahi les États-Unis durant la guerre d'indépendance

Anúncio

Benedict Arnold, né le 14 janvier 1741 à Norwich dans le Connecticut (Treize Colonies), et mort le 14 juin 1801 à Londres (Grande-Bretagne), est un général de l'armée continentale puis de l'armée britannique durant la guerre d'indépendance des États-Unis. Il est surtout connu pour avoir trahi les États-Unis et voulu livrer le fort américain de West Point aux Britanniques. Il est devenu le symbole (ou l'incarnation) du traître dans l'histoire des États-Unis.

Arnold est né en 1741, sixième des sept enfants de Benedict Arnold III et Hannah Waterman King à Norwich, dans le Connecticut. Il reçoit le nom de son arrière-grand-père Benedict Arnold, gouverneur colonial de Rhode Island et de son frère Benedict IV, mort avant la naissance de Benedict Arnold V. Seuls Benedict et sa sœur Hannah survivent jusqu'à l'âge adulte, les trois autres enfants du couple succombant à la fièvre jaune durant leur enfance. Par sa grand-mère maternelle, Arnold descend de John Lathrop, ancêtre d'au moins quatre présidents des États-Unis.

La famille Arnold est prospère jusqu'à ce que le père d'Arnold fasse plusieurs mauvais placements qui endettent la famille. Après cela, le père se tourne vers l'alcool. Benedict doit arrêter l'école à quatorze ans, sa famille ne pouvant plus la lui payer. Ne pouvant travailler dans l'entreprise familiale à cause de l'alcoolisme de son père et de la fortune perdue, Benedict entre en apprentissage chez deux de ses cousins, les frères Daniel et Joshua Lathrop, grâce à l'entremise de la famille de sa mère. Les deux frères sont de prospères apothicaires qui font également commerce de biens généraux à Norwich.

À l'âge de quinze ans, Arnold s'engage dans la milice du Connecticut. Celle-ci marche jusqu'à Albany et jusqu'au lac George pour affronter les troupes de la Nouvelle-France arrivant du Fort Carillon juste au nord : c'est la bataille de Fort William Henry. Les Britanniques y subissent une défaite et se rendent aux Français menés par Montcalm, mais leurs alliés indiens à qui on avait promis scalps et butin sont outragés par les conditions généreuses offertes aux vaincus. Ils massacrent alors cent quatre-vingts prisonniers, sans que les troupes régulières puissent les en empêcher. Cet événement est peut-être à l'origine d'une haine durable du jeune et impressionnable Arnold envers les Français, haine qui influencera ses actes plus tard dans sa vie.

Sa mère, dont il était très proche, meurt en 1759. Il prend la responsabilité de s'occuper de son père malade et de sa sœur cadette. L'alcoolisme de son père s'aggrave après la mort de sa femme : il est arrêté à plusieurs reprises pour ivresse sur la voie publique et le clergé lui refuse la communion. À la mort de son père, en 1761, Arnold, âgé de 20 ans, décide de restaurer le nom de sa famille au niveau honorable qui était le sien autrefois.

Activités pré-révolutionnaires

En 1762, avec l'aide des Lathrop, Arnold s'établit comme pharmacien et libraire à New Haven, toujours dans le Connecticut.

Ambitieux et agressif, Arnold étend rapidement son affaire. En 1763, il rachète la propriété familiale que son père avait dû vendre pour éponger ses dettes. L'année suivante, il la revend avec un bénéfice confortable. En 1764, il signe un partenariat avec Adam Babcock, un autre jeune commerçant de New Haven. Ils utilisent les profits issus de la vente de la maison familiale pour acheter trois navires de commerce et établir un fructueux commerce avec les Caraïbes. À cette époque, il emmène sa sœur Hannah à New Haven et l'installe à la pharmacie pour la tenir en son absence. Il voyage beaucoup dans le cadre de son travail, à travers toute la Nouvelle-Angleterre et du Québec aux Antilles, souvent aux commandes d'un de ses propres vaisseaux.

Le Stamp Act de 1765 restreint sérieusement le commerce dans les colonies. Arnold ne prend tout d'abord part à aucune manifestation mais, comme de nombreux marchands, continue ses affaires comme si le Stamp Act n'existait pas, devenant donc un fraudeur. La nuit du 31 janvier 1767, Arnold participe à une manifestation dénonçant les lois du Parlement britannique et sa politique coloniale oppressive, durant laquelle les effigies d'officiers de la couronne locaux sont brûlées. Avec des membres de son équipage, il passe à tabac un homme soupçonné de donner des informations sur les fraudeurs. Arnold est arrêté et paie une amende de 50 shillings pour trouble de l'ordre public.

Le 22 février 1767, il épouse Margaret, fille de Samuel Mansfield. Ils ont trois fils : Benedict, Richard et Henry. Elle meurt le 19 juin 1775.

Les taxes exorbitantes levées par le Parlement mettent en faillite de nombreux commerçants. Arnold lui-même est près d'être ruiné, avec 15 000 livres de dettes.

Arnold se trouve dans les Antilles le 5 mars 1770, le jour du massacre de Boston, mais il dit par la suite avoir été « très choqué » et se demande « bon Dieu, les Américains sont-ils tous endormis pour abandonner avec soumission leurs libertés, ou sont-ils tous devenus philosophes, qu'ils ne se vengent immédiatement de tels mécréants ? »[Où ?].

En mars 1775, un groupe de soixante-cinq résidents de New Haven fonde la Seconde Compagnie de Gardes du Connecticut (Governor's Second Company of Connecticut Guards). Arnold est choisi pour être leur capitaine, et il organise entraînements et exercices en prévision de la guerre. Le 21 avril 1775, lorsque New Haven apprend que les premières batailles de la guerre ont eu lieu à Lexington et Concord, quelques étudiants volontaires du collège de Yale sont admis dans la garde pour augmenter son effectif, et elle se met en marche vers le Massachusetts pour participer à la révolution.

En route, Arnold rencontre le colonel Samuel Holden Parsons, un homme de loi du Connecticut. Ils débattent du manque de canons dans les armées révolutionnaires et, connaissant le grand nombre de canons du Fort Ticonderoga sur le lac Champlain, conviennent qu'une expédition devrait tenter de s'emparer du fort. Parsons poursuit sa route vers Hartford, où il lève des fonds pour organiser une force sous les ordres du capitaine Edward Mott. Mott a pour instructions de rallier le général Ethan Allen et ses Green Mountain Boys à Bennington, dans le Vermont. Pendant ce temps, Arnold et sa milice poursuivent jusqu'à Cambridge, dans le Massachusetts, où Arnold convainc le Comité de Sécurité du Massachusetts de financer une expédition pour prendre le fort. Il est nommé colonel de la milice du Massachusetts et chargé, avec plusieurs capitaines sous ses ordres, de lever une armée dans le Massachusetts. Tandis que ses capitaines lèvent des troupes, Arnold chevauche vers le nord pour retrouver Allen et prendre les commandes de l'opération.

Prise du Fort Ticonderoga (1775)

L'armée est constituée au début du mois de mai. Le 10, Fort Ticonderoga est attaqué à l'aube et pris sans combattre, les forces coloniales ayant surpris la garnison britannique de loin inférieure. Des expéditions à Crown Point et Fort George sont elles aussi couronnées de succès, tout comme l'offensive sur Fort St. Johns (aujourd'hui Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec). Mais ce fort doit être abandonné devant l'arrivée de troupes britanniques venant de Montréal. Tout au long de la campagne, Arnold et Allen se disputent le commandement suprême. Allen retire finalement ses troupes, laissant Arnold seul à la tête des garnisons des trois forts. Cependant, 1 000 hommes du Connecticut arrivent alors, avec à leur tête le colonel Benjamin Hinman, qui a pour ordre de prendre la tête avec Arnold comme subordonné. Cet acte du Congrès continental fait enrager Arnold, qui a l'impression que ses efforts pour la révolution ne sont pas reconnus. Il démissionne de son poste dans la milice du Massachusetts et retourne dans cet État.

Peu après la constitution de l'Armée continentale en juin 1775, le général de division Philip Schuyler, commandant du Département du Nord, échafaude un plan visant à envahir le Canada par les terres à partir de Fort St. Johns, à l'extrémité nord du lac Champlain, en descendant la rivière Richelieu jusqu'à Montréal. Le but est de priver les Loyalistes d'une importante base arrière d'où ils peuvent attaquer New York. Le commandement de cette force est remis au général Richard Montgomery.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Benedict Arnold | World in Stories