Benjamin Sinclair Johnson Junior, dit Ben Johnson est un sprinteur canadien, spécialiste du 100 m, né le 30 décembre 1961 à Falmouth en Jamaïque, dans la paroisse laïque de Trelawny.
Il est surtout connu pour avoir été reconnu coupable de dopage aux stéroïdes après sa victoire sur 100 m lors des Jeux olympiques de Séoul en 1988.
Ben Johnson naît le 30 décembre 1961 en Jamaïque. Il pèse seulement 1,5kg à la naissance et ses chances de survie sont faibles.
Quand il a dix ans, sa mère déménage au Canada, à Scarborough en Ontario, tandis que la famille reste en Jamaïque.
Ben Johnson et ses frères la rejoignent quand il a 15 ans. Son père reste à Falmouth[réf. souhaitée].
Quand il a seize ans, il rencontre l’entraîneur de l'Université York, Charlie Francis (en), ancien champion du Canada du 100 mètres. Francis entraîne le club de Scarborough, que Ben Johnson intègre aux côtés de Desai Williams. Francis est plus tard nommé à la tête de l'équipe olympique du Canada de sprint.
Il intègre l'équipe du Canada en 1980, qui ne participe pas aux Jeux olympiques de Moscou du fait du boycott des Jeux olympiques de 1980[réf. nécessaire].
Charlie Francis dit plusieurs fois à Ben Johnson que « tu triches si tu es le seul à le faire », sous-entendant que si « tout le monde » se dope, alors ce n'est pas un choix dangereux. Johnson raconte avoir accepté de se doper à partir de 1981. Deux ans plus tard, le médecin Jamie Astaphan rejoint son entourage et commence à le fournir en stéroïdes anabolisants, voulant suivre le modèle bulgare.
Il remporte sa première médaille internationale aux Jeux du Commonwealth de 1982, où il termine deuxième du 100 mètres en 10 s 05, entre les Écossais Allan Wells et Cameron Sharp, dans une course avec un vent fort favorable de 5,9 m/s[réf. nécessaire].
Aux premiers championnats du monde d'athlétisme, en 1983, Johnson atteint la finale et se place sixième de la distance en 10 s 44.
Carrière sportive (1984 à 1988)
Aux Jeux olympiques de Los Angeles, Ben Johnson termine troisième du 100 mètres en 10 s 22 derrière Carl Lewis et Sam Graddy, après avoir concédé un faux départ. Il remporte une seconde médaille de bronze olympique avec le relais canadien composé de Tony Sharpe, Desai Williams et Sterling Hinds[réf. nécessaire].
Il bat le record du Canada de Desai Williams le 22 août 1984 lors du meeting de Zürich, le passant de 10 s 17 à 10 s 12[réf. nécessaire].
En 1985, Johnson bat pour la première fois Carl Lewis. L'année suivante, il bat à nouveau Lewis au 100 mètres et fixe un nouveau record du monde du 60 mètres en 6 s 50. Carl Lewis l'accuse à répétition de se doper, un témoignage corroboré par Mike Dwyer, athlète canadien qui quitte l'équipe de Toronto en accusant le dopage d'avoir pris des « proportions épidémiques », et d'Atlee Mahorn.
Il devient champion du monde aux mondiaux de Rome en 1987, établissant un nouveau record du monde en 9,83 s (le précédent record de Calvin Smith était en 9,93 s) et finissant un dixième de seconde devant Lewis. Lewis l'accuse d'abord d'avoir fait un faux départ, ce qui est n'est pas confirmé. Il fait plusieurs interviews où il accuse Johnson de se doper, parmi d'autres, disant « Il y a des médaillés d'or qui prennent des produits dopants. On se souviendra de cette course de nombreuses années, pour plein de raisons » à la BBC. Johnson ne s'exprime pas face aux médias.
À Toronto, Ben Johnson devient une star : un « Ben Johnson's day » est décrété dans la ville, il est décoré de l'Ordre du Canada et récompensé deux fois par le trophée Lou-Marsh du sportif canadien de l'année, en plus de changer de sponsor, passant d'Adidas à Diadora avec une forte revalorisation de son contrat.
Jeux olympiques et scandale de dopage
Début 1988, Carl Lewis annonce que « Les Jeux, c'est mon domaine » et qu'il est le seul à encore pouvoir battre Ben Johnson aux Jeux olympiques qui arrivent. Fin mai, Johnson part chez le docteur Astaphan, à Saint-Christophe-et-Niévès, contre l'avis de Charlie Francis pour se faire soigner après deux blessures aux adducteurs en début d'année. Le 17 août, au Weltklasse Zurich, Lewis bat Johnson pour la première fois depuis 3 ans ; Johnson perd à Cologne quatre jours plus tard malgré l'absence de Lewis.