Baudile ou Baudille, Bauzile, Bauzille, Bauzély, Baudelle, Baudel, ou encore Baudilio, Baudelio, Boal, Bol en espagnol, Baldiri ou Boi en catalan, est un saint chrétien, martyr à Nîmes au IIIe siècle. Il est fêté le 20 mai.
D'après la légende, il est originaire d'Orléans ; il décide avec son épouse d'évangéliser la région de Nîmes. Il interrompt un sacrifice païen, les fidèles païens l'abattent et le décapitent à la hache. Toujours d'après la légende, sa tête rebondit trois fois au sol. À chaque point de chute, une source surgit. Au-dessus de ces sources est érigée une chapelle, l'oratoire des Trois-Fontaines. La dépouille de Baudille est transportée par son épouse à un lieu appelé la Valsainte, et y est enterrée. Sa sépulture devient rapidement un lieu de pèlerinage. Une église est construite au IVe siècle et un monastère qui a existé jusqu'au XVIe siècle.
Son culte se répand alors très loin de Nîmes : de nombreuses localités portent son nom et plus de 400 édifices religieux lui sont consacrés, en France et en Espagne notamment, ainsi que le cimetière Saint-Baudile de Nîmes.
Certaines de ses reliques auraient été rapportées à Paris, où l'église saint Geneviève conserve une partie de son crâne, à Orléans par l'évêque de saint Aignan et en Bourgogne.
La fête de saint Baudile a lieu le 20 mai.
Souvent, on rencontre la formulation au féminin en raison du « e » final comme pour Ste Irénée, primat des Gaules.
Baudile est un nom germanique formé à partir de bald, « hardi, audacieux », et du suffixe diminutif -ille.
Sites nommés d'après saint Baudile en France
Le Mont Saint-Baudille, dans le département de l'Hérault ;
Saint-Baudille, lieu imaginaire du roman de Giono Un roi sans divertissement.
Sites nommés d'après saint Baudile en Espagne
[s.d.] (fr + la) Léon Ménard (1706-1767), Pièces et mémoires et recherches sur S. Bauzile, sur son culte et sur l'ancien monastère de son nom à Nîmes (Manuscrits de la bibliothèque Carré d'art de Nîmes), Nîmes, coll. « Recueil Séguier no 26 », s.d., 37 p., 29 cm (présentation en ligne, lire en ligne).
Benoît Mathon (1765-18…), Le martyre de saint Baudile, apôtre de Nismes : suivi d'un recueil historique et détaillé sur le sanctuaire et l'abbaye des religieux établis à son tombeau, etc., Nîmes, Impr. de Mme Vve Gaude / Lacour-Ollé (réimpr. 2013) (1re éd. 1837), XXXVII-285 p., in-8o (ISBN 978-2-7504-3335-2, BNF 39003029, lire en ligne).
Auguste Pelet (1785-1865), Notice sur la légende de Saint Baudile et sur quelques inscriptions nouvelles trouvées dans le vieux monastère qui porte ce nom, Nîmes, Impr. de Clavel-Ballivet, 1864, in-8o (BNF 36408195).
Pierre Azaïs (1812-1889), S. Baudile et son culte, Nîmes, Imp. Lafare et Vve Attenoux / Hachette Livre (réimpr. 2013) (1re éd. 1872), X-213 p., in-18 (ISBN 2-0129-5918-0 et 978-2-0129-5918-7, BNF 30043195, présentation en ligne, lire en ligne). .
chanoine Clovis Cantaloube (1877-196.?), Saint Baudile : martyr et patron de Nîmes, Nîmes, Lacour, coll. « Rediviva », 1996, 48 p., 21 cm (ISBN 2-84149-029-7, BNF 37171838).
Saint Baudile sur le site nominis.cef.fr
Le martyre de Saint Baudile à Nîmes sur le site www.nemausensis.com