Ce Jour-là

Bataille du lac George

Bataille de 1755

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La bataille du lac George a été livrée le 8 septembre 1755 dans le nord de la colonie de New York. La bataille fait partie du théâtre nord-américain de la guerre de Sept Ans. Les forces britanniques, aidées par 300 Mohawks et leur chef de guerre, le « Roi Hendrick », gagnent la bataille.

Après la bataille de la Monongahela, et la déroute des Britanniques, les Français saisirent un grand nombre de documents indiquant des plans d'attaques britannique contre les forts Frontenac, Niagara et Saint-Frédéric sur le lac Champlain.

Pour le marquis Pierre de Rigaud de Vaudreuil, les attaques des forts Frontenac et Niagara étaient les plus menaçantes. Il chargea le baron Jean Armand Dieskau, avec 3 000 hommes, d'effectuer une contre-attaque sur fort Oswego afin d’enlever aux Britanniques leur base d’opérations sur les Grands Lacs. Lors du rassemblement de cette force armée qui avait lieu au fort Frontenac, les Français apprirent que le colonel britannique William Johnson était en route pour attaquer fort Saint-Frédéric et ravager le pays jusqu’à Montréal.

Le marquis de Vaudreuil, ordonna au baron Dieskau, de se rendre au lac Champlain afin d’engager la bataille contre la milice coloniale de Johnson, signalée à l’extrémité supérieure du lac George.

Début septembre, l’armée française ayant descendu la rivière Richelieu, campa au fort Carillon, en cours de construction puis se dirigea sur fort Frontenac. Le baron Dieskau, décida de laisser un fort contingent pour la défense de ce dernier fort et avec une armée réduite à environ 3 000 hommes il se dirige vers le lac Saint-Sacrement ou étaient positionnées les forces britanniques du colonel William Johnson composées d'une milice coloniale de 3 000 hommes environ et de 300 Mohawks commandés par leur chef Hendrick Theyanoguin.

Apprenant l'arrivée des troupes françaises à Ticonderoga, Johnson fit ériger un fort à l’extrémité supérieure du lac George à environ 25 km à l'ouest de fort Edward, situé sur le fleuve Hudson.

Le 3 septembre, un prisonnier apprit à Dieskau que les forces ennemies s'étaient divisées et on lui fit croire que l’armée britannique s’était repliée sur Albany, ne laissant que 500 hommes au fort Edward et que 2 400 miliciens, dont un régiment de milice du New Hampshire commandé par le colonel Joseph Blanchard, attendu en renfort par Johnson, seraient acheminés directement vers le lac George sans passer par fort Edward.

Dieskau, décida alors de marcher sur le fort Edward avec un corps d’élite de 1 500 hommes composé de 200 réguliers, 600 miliciens et environ 700 Amérindiens. Il laissa au fort Carillon 1 300 réguliers et 400 miliciens pour défendre le fort en cas d’une attaque britannique.

Les troupes britanniques sont sous le commandement du général William Johnson

Miliciens provinciaux (2 200 hommes)

Les troupes françaises sont sous le commandement du baron Jean Armand Dieskau

Régiment de Languedoc (2 compagnies)

Régiment de La Reine (2 compagnies)

Miliciens canadiens (684 hommes)

Indiens Abénaquis (environ 600 hommes)

Le 7 septembre 1755, le détachement français arrive sur le fleuve Hudson, se positionne pour attaquer le fort Edward. La position fortifiée étant défendue par des canons, les Amérindiens refusèrent d'attaquer. Dieskau change alors ses plans et se dirige vers le lac Georges. Au lieu d'attaquer uniquement avec les réguliers et les miliciens, Dieskau décida d'attaquer l'ennemi à l’extrémité supérieure du lac George où ceux-ci était moins bien retranché et avec l'aide des Amérindiens.

Le 8 septembre 1755, l'armée française se dirige en 3 colonnes vers le lac George, les réguliers par la piste, les Amérindiens et les Canadiens en protection sur les flancs progressent à travers la forêt. Durant le trajet, Dieskau est averti par un déserteur, qu'une colonne de secours partie du lac George, forte de 1 000 hommes et 200 Amérindiens était en marche pour fort Edward, William Johnson le croyant assiégé. Jean Armand Dieskau déploie alors ses troupes afin de tendre une embuscade à la colonne ennemie et en interdisant aux miliciens et aux Amérindiens de tirer avant que les troupes régulières aient ouvert le feu, afin de tendre le même piège que lors de la bataille de la Monongahela.

À 10 h 30, la colonne de Johnson tomba partiellement dans le piège, mais s'en aperçut prématurément car l'ordre de silence fut brisé du côté franco-amérindien. (Le silence sera également brisé à la bataille de Fort Bull quelques mois plus tard). À 11 heures, le gros des troupes britanniques put se replier dans la confusion vers le camp de Johnson, situé à l’extrémité supérieure du lac George, pendant qu'une centaine de soldats et les guerriers mohawks engageaient un combat d'arrière-garde, infligeant de fortes pertes aux Français. Pendant ces combats, Jacques Legardeur de Saint-Pierre, le colonel Ephraim Williams (en) et le chef amérindien Hendrick Theyanoguin furent tués. La perte de leur chef ébranla le moral des Amérindiens.

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