Ce Jour-là

Bataille de Tourcoing

Bataille de la guerre de la Première Coalition

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La bataille de Tourcoing a lieu le 18 mai 1794, dans le nord de la France, et se solde par une victoire de l'armée du Nord commandée en chef par le général Jean-Charles Pichegru, et exécutée par les généraux Joseph Souham et Jean Victor Marie Moreau. Victoire remportée sur les Britanniques commandés par le duc Frédéric d'York et sur les Autrichiens commandés par le prince Frédéric Josias de Saxe-Cobourg-Saalfeld.

Le général Nicolas Pierquin fut grièvement blessé lors de la bataille.

Après l'échec des troupes Françaises à Nieuport, celles-ci reculent sur la frontière et y passent l'hiver.

L' arrivée de Jean-Charles Pichegru en février 1794 comme général en chef de l'armée du Nord remet de l'autorité, de la discipline et de la confiance dans cette armée. " Richard et Pichegru étaient sévères mais justes".

La bataille se déroule le dimanche 18 mai 1794 (29 Floréal an II) dans le contexte des guerres de la Révolution française, face à la première coalition anti-française de 1793-1797, dans le Nord de la France, à la frontière belge près de la ville de Tourcoing, comptant alors 11 000 à 12 000 habitants.

Coté français, les effectifs engagés dans l'Armée du Nord s'élèvent à 77 800 hommes, dont seulement un tiers de soldats de métiers. Côté coalisés (autrichiens, anglais, hanovriens, prussiens, hessois et hollandais), on parle de 81 900 hommes, tous soldats de métiers.

L'armée du Nord, forte de 127 000 hommes déployés de Dunkerque aux Ardennes, est commandée par le général en chef Jean-Charles Pichegru dont le QG est à Lille. Elle aligne donc environ 77 800 hommes dans le secteur concerné.

Elle fut menée par ses trois généraux de division : Joseph Souham, Jean Victor Moreau et Jacques Philippe Bonnaud.

Division Joseph Souham : 37 800 hommes installés de Courtrai à Mouscron. Elle regroupe les brigades Daendels, Jardon, Malbrancq, MacDonald et Thierry.

Division Jean Victor Moreau : 12 300 hommes au nord de Menin. Elle regroupe les brigades Desenfans et Vandamme.

Division Jacques Philippe Bonnaud : 27 700 hommes de Pont-à-Marcq à Lannoy. Elle regroupe les brigades Noël, Osten et Pierquin.

La division du général Bonnaud n'a pas directement participé à la bataille de Tourcoing proprement dite, mais son action indirecte a été décisive pour la victoire.

Pichegru a reçu ses ordres de la Convention par Lazare Carnot : tenir Courtrai et maintenir la liaison avec Paris par la route de Lille. Les divisions Souham et Moreau sont donc déployées à Courtrai, la division Bonnaud est alignée en couverture au sud-est de Lille, le long de la Marque.

L'avantage de l'armée française réside dans sa structure de commandement unifiée et hiérarchisée : Carnot, Pichegru, Souham. L'inconvénient de sa position est que Souham et Moreau sont à 25 kilomètres de leur base de ravitaillement, Lille.

Les coalisés regrouperaient 81 900 hommes de six nations en six colonnes déployées en encerclement. Ici, chaque colonne est commandée par son général, indépendant des autres, et ne répondant qu'à l'empereur d'Autriche, François II, chef suprême de la coalition. Les coalisés ont le double inconvénient de l'étirement de leurs lignes de communication et du manque de commandement unifié.

La 1re colonne autrichienne et hanovrienne, du comte et général François Sébastien de Croix de Clerfayt, le plus réputé des stratèges coalisés et redouté par Souham, dispose de 21 200 hommes dont un corps de pontonniers. Basée à Tielt (B), elle doit prendre Wervik (b) puis arriver à Tourcoing par le nord.

La 2e colonne, du baron et général Bussche (en), dispose de 9 800 Hanovriens dont quelques Prussiens. Elle est installée à Warcoing (B) et doit marcher sur Dottignies (B) et prendre Mouscron (B).

La 3e colonne, du baron et maréchal Pierre Charles Otto, compte 10 700 Autrichiens partant de Bailleul (B) pour attaquer Tourcoing par l'est en passant par Leers.

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