Ce Jour-là

Bataille de Smolensk (1812)

Bataille de 1812 entre l'armée napoléonienne et les forces russes

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La bataille de Smolensk, livrée les 16 et 17 août 1812, opposa une partie de la Grande Armée de Napoléon — environ 175 000 hommes au total, dont près de 50 000 engagés dans l’action — aux forces russes du général Mikhaïl Barclay de Tolly et du prince Piotr Bagration, fortes d’environ 130 000 soldats, dont 30 000 participèrent directement aux combats.

Smolensk, importante place fortifiée sur la rive sud du Dniepr, constituait une position stratégique majeure couvrant la route de Moscou.

Après plusieurs semaines de retraite, le haut commandement russe décida d’y concentrer les deux armées occidentales.

Le 15 août, les avant-gardes françaises atteignirent la ville, tandis que le 2ᵉ armée de l’Ouest de Bagration arrivait du sud et que la 1ʳᵉ armée de Barclay de Tolly s’en approchait du nord.

Les premiers engagements eurent lieu le 16 août, principalement autour des faubourgs méridionaux et des murailles.

Les assauts les plus violents furent lancés le 17 août, au terme desquels les Russes se replièrent dans la nuit, incendiant surtout les faubourgs tandis que l’intérieur de la ville fut moins touché.

La victoire demeura tactiquement indécise : les Français prirent possession d’une ville presque entièrement détruite, tandis que l’armée russe, restée intacte, échappa à l’encerclement.

Depuis le début de l’invasion, la Grande Armée avançait en territoire russe sans parvenir à imposer une bataille décisive.

Les 1ʳᵉ et 2ᵉ armées de l’Ouest, commandées par Barclay de Tolly et Bagration, se replièrent en direction de Smolensk, préservant leur cohésion au prix d’une longue retraite à travers des régions déjà ravagées. Ce retrait alimenta de fortes tensions : tandis que Bagration et plusieurs généraux réclamaient une bataille ouverte, Barclay, fidèle aux directives impériales, privilégiait une stratégie d’usure destinée à gagner du temps.

Après le combat de Saltanovka (23 juillet), la 2ᵉ armée renonça définitivement à la route directe de Mogilev, tenue par Davout, et franchit le Dniepr à Novy Bykhov avant d’entreprendre une large manœuvre de contournement par Mstislavl. Cette marche de plus de deux cents kilomètres permit à Bagration d’échapper à l’interception recherchée par Napoléon et de rejoindre Smolensk sans repasser par les axes tenus par Davout.

Bagration atteignit les abords de Smolensk dès le 3 août, et Barclay y était déjà installé depuis le 29 juillet.

Les commandants en chef ont établi une coordination opérationnelle complète avant même que Napoléon ne perçût leur concentration.

Au début d’août, les troupes russes consolidèrent leur position autour de Smolensk, tandis que les forces françaises demeuraient encore dispersées : Davout à Doubrowna, Junot à Orsha, Poniatowski à Mogilev, Napoléon à Vitebsk, Eugène à Surazh et Ney à Liozna. Ce déploiement sur un front très large retarda la concentration française.

Lorsque les avant-gardes de la Grande Armée apparurent enfin devant Smolensk le 15 août, Napoléon espérait provoquer la bataille décisive qu’il recherchait depuis le début de la campagne.

Premiers combats – 16 août 1812

À l’aube du 16 août (dimanche), les forces françaises atteignirent les faubourgs orientaux et méridionaux de Smolensk. Les troupes de Davout (I Corps), Ney (III Corps), et du corps polonais de Poniatowski (V Corps) furent déployées pour attaquer les principales portes, y compris celles donnant sur les faubourgs et les accès vers le Dniepr, et franchir les fossés secs qui protégeaient la ville du côté sud, tandis que l'artillerie s'était positionnée sur les hauteurs derrière eux. Les Russes, retranchés derrière les remparts et dans les faubourgs, opposèrent une vive résistance. Sur la rive gauche du Dniepr, l’espace réduit entre le fleuve et l’enceinte ne permettait pas de déployer des troupes en ordre de bataille. Les Russes conservèrent le contrôle des ponts, ce qui facilita l’acheminement de renforts et leur installation sur les remparts[réf. nécessaire].

La journée se limita toutefois à des tirs d’artillerie et à quelques escarmouches : Barclay refusa de s’engager dans une bataille générale à découvert, préférant tenir les positions fortifiées et préserver ses forces. Au soir, les lignes restaient pratiquement inchangées : la ville demeurait aux mains des Russes, et le choc décisif n’eut lieu que le lendemain.

Deuxième journée – 17 août 1812

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