La bataille de Montereau eut lieu le 18 février 1814 à Montereau (en Seine-et-Marne) et s'est soldée par une victoire des Français commandés par Napoléon sur les Autrichiens et les Wurtembergeois commandés par le Prince royal de Wurtemberg.
Après le désastre de la campagne de Russie et la défaite de Leipzig, les armées de la coalition franchissent le Rhin et commencent la campagne de France en janvier 1814. Après de nombreux succès face aux Prussiens, Napoléon Ier se tourne vers les Autrichiens.
Le 13 février 1814, le général Oudinot donne l'ordre de se replier sur Nangis, en France. Il ordonne au général Pajol d'évacuer Montereau et de se replier sur Melun ou Nangis. À 9 h 30, l'évacuation commence devant les habitants médusés. Deux fortes explosions détruisent les ponts de l'Yonne et de la Seine.
Le soir, on aperçoit les feux de bivouac de l'ennemi à La Brosse-Montceaux. Le 14 février, le général autrichien Hardegg entre dans Montereau. Du 14 au 17 février 1814, la ville est livrée au pillage avec son cortège d'atrocités sur la population. Le 16 février, les alliés commencent à s'affoler de la marche de Napoléon sur la ville.
Le 17 février, Napoléon ordonne l'offensive. Il pousse pour vaincre les Autrichiens après avoir défait les Russes et les Prussiens les jours précédents. Il demande à Victor de se réinstaller à Montereau le 17 et à Pajol de le rejoindre dans cette ville.
Dans les jours précédents, Schwarzenberg, qui commande l’armée autrichienne, a donné l'ordre au prince royal de Wurtemberg, commandant de l'armée wurtembergeoise, de tenir Montereau avec son double pont qui enjambe l’Yonne et la Seine. Le prince prend ses dispositions et place l’essentiel de ses troupes au nord de la ville, au-delà du château de Surville. Les troupes alliées sont ainsi organisées en conséquence pour repousser toute attaque.
Sur leur aile droite, devant Saint-Martin, les Austro-Wurtembergeois ont plusieurs escadrons de cavalerie échelonnés le long des coteaux soutenus par de l’artillerie ainsi qu’un régiment d’infanterie. Au-dessus, ils renforcent la défense de la ferme de Luat à l’aide d’artillerie, d’infanterie et de cavalerie en réserve.
Au centre, ils positionnent l’essentiel de leur infanterie avec sur la droite du château de Surville, des bataillons commandés par l’autrichien Zach, en avant dans le parc des Ormeaux deux bataillons autrichiens du général Colloredo (de) et un bataillon wurtembergeois (Zach et Colloredo appartiennent à la brigade Schaeffer) et dans Villaron la brigade Stockmayer le long du Chemin d’Enfer, le tout soutenu par des postes d’artillerie. Derrière Villaron se trouvent les bataillons du général Doering.
Sur l’aile gauche se trouve l’essentiel de la cavalerie wurtembergeoise et autrichienne, et de l’artillerie, du chemin de la grande paroisse, en passant par le Dragon Bleu, au hameau des Courreaux et au-delà à Mauperthuis. De l’infanterie bavaroise est également présente en soutien de l’aile gauche dans le faubourg Saint-Nicolas et jusque vers Plat Buisson.
Dans toutes les directions sont mis en place des éléments avancés : dans le bois de Valence tout d’abord, à Mauperthuis, dans le parc du château de Forges et dans les alentours du château de Courbeton.
Enfin, en réserve, le général autrichien Hohenlohe attend derrière le faubourg Saint-Maurice avec une brigade d’infanterie. Plus au sud-est, sur la route de Bray est positionnée la brigade de cavalerie de Jett avec de l'artillerie dans le bois de Motteux. Une batterie d’artillerie est également présente en face de Courbeton dans le faubourg Saint-Maurice. Au total plus de 15 000 hommes sont présents devant Montereau.
Alliés (IVe corps - prince royal de Wurtemberg)
3e régiment de hussards de l'Archiduc Ferdinand
Deux batteries d'artillerie à pied
Division Gottgetreu von Koch (Wurtemberg)
2e, 3e et 7e régiment d'infanterie du Wurtemberg
Une batterie d'artillerie à pied (huit pièces)
9e régiment de chasseurs du Wurtemberg