La bataille de Coulmiers est une bataille de la guerre franco-allemande de 1870 qui a lieu le 9 novembre 1870 près du village de Coulmiers situé à l'ouest d'Orléans dans le département du Loiret.
La bataille oppose les armées françaises et bavaroises, et se termine par une victoire des Français.
L'armée de la Loire sous les ordres du général d'Aurelle de Paladines surprend les forces bavaroises du général Ludwig von der Tann.
L'artillerie française bombarde le campement allemand avec des obus à percussion, causant la panique dans le campement et obligeant les Bavarois à se retirer dans le désordre, tandis que l'infanterie française charge à la baïonnette.
La nouvelle de la victoire à Coulmiers parvient à Paris, assiégée, causant un regain d'espoir dans la ville, incitant le Gouvernement de la Défense nationale à lancer la « Grande Sortie » contre les lignes de siège prussiennes autour de la ville.
Au même moment, l’armée de la Loire doit stopper sa progression vers Paris, le général d'Aurelle de Paladines (acquis, selon Henri Guillemin, à la cause de la protection de l'ordre social du gouvernement de la Défense nationale, et donc à la nécessité de traiter avec les Prussiens), estime que ses hommes, fatigués, ont besoin de repos avant de se battre à nouveau. Malgré l'insistance de Léon Gambetta à poursuivre le mouvement et enfoncer les 45 000 hommes de von der Tann et du grand-duc Frédéric-François II de Mecklembourg-Schwerin qui barrent la route de Paris, le général d'Aurelle de Paladines se retranche dans la ville d'Orléans avec ses 100 000 hommes pendant un mois.
Cette inertie permet aux troupes allemandes, renforcées par les armées libérées du siège de Metz, après la reddition du maréchal Bazaine le 28 octobre, de reprendre Orléans en décembre.
La victoire de Coulmiers n'est pas le résultat de la supériorité militaire française, mais de l'effet de surprise causée à une armée bavaroise fatiguée et trois fois moins nombreuse. S'il y a d'autres victoires remportées par l'armée française durant le conflit, telle la bataille de Villersexel, la bataille de Coulmiers en est la plus importante.
Bergerac compte une rue de Coulmiers.
Gagny compte une allée de Coulmiers.
Houilles compte une rue de Coulmiers.
Lille compte une rue de Coulmiers.
Nantes compte une rue de Coulmiers.
Nogent-sur-Marne compte une rue de Coulmiers.
Orléans compte une rue de Coulmiers.
Paris compte une rue de Coulmiers dans le 14e arrondissement.
Périgueux compte une rue des Mobiles-de-Coulmiers.
Ribérac compte une rue des Mobiles-de-Coulmiers.