Ce Jour-là

Bataille de Beaumont

Bataille de la guerre franco-prussienne de 1870

Anúncio

La bataille de Beaumont également appelé surprise de Beaumont ou encore bataille de Beaumont-Mouzon est un combat de la guerre franco-prussienne qui se déroule le 30 août 1870 à Beaumont-en-Argonne, dans les Ardennes française.

Elle oppose le 5e corps d'armée de l'armée de Châlons du général de Failly, à l'armée de la Meuse du Prince royal de saxe (IVe corps d'armée Prussien et XIIe corps d'armée Saxon). Les Français, surpris dans leur campement, sont repoussés jusqu'à Mouzon.

Le corps d'armée de Failly est écrasé et découvre l'armée de Châlons de Mac-Mahon, en marche sur Sedan. La déroute précipite le désastre final de l'armée française lors de la bataille de Sedan.

Lors de ces combats, les Français perdent 4 800 soldats et 42 canons, les Prussiens 3 500 soldats.

Après la désastreuse campagne d'Alsace et la retraite qui l'avait suivie, le ministère Palikao décrète la formation à Châlons d'une deuxième armée. Le conseil de guerre du 17 août demande à Napoléon III de rentrer à Paris dont le général Trochu est nommé gouverneur, le maréchal Bazaine devient généralissime des armées et le maréchal de Mac-Mahon doit ramener l'armée de Châlons à Paris.

Contre-ordre le 19 : la retraite de l'armée de Metz sur Verdun étant interrompue après la bataille de Rezonville, Mac-Mahon doit marcher vers l'est pour lui venir en aide.

Partie du camp de Châlons le 21, l'armée de Châlons, partagée en trois groupes (le 5e corps à gauche), devait se regrouper le 25 autour de Verdun. Pris de vitesse par l'armée allemande, le maréchal de Mac-Mahon doit changer plusieurs fois de direction. Voulant atteindre Montmédy, il décide de franchir la Meuse à Mouzon et Remilly et se fait surprendre à Nouart.

Parti de La Besace, le 12e corps et la division Margueritte franchissent la Meuse à Mouzon le 29 au soir et prennent position sur la rive droite. Le 1er corps et la division Bonnemain, partant de Raucourt, se dirige sur Remilly, puis sur Douzy et Tétaigne.

Les 5e et 7e corps, encore sur la rive gauche, se trouvent séparés du reste de l'armée. Talonné par le Ier corps bavarois, le 7e corps décide d'utiliser les deux ponts de Mouzon et Villers pour franchir la Meuse, protégé par le 5e corps encore à Beaumont.

Arrivée du 5e corps français à Beaumont

Parti du Bois-des-Dames et de Belval, le 5e corps arrive à Beaumont dans la nuit du 29 au 30 août et s'installe en hâte sur des positions déterminées sans étude préalable du terrain par le chef d'état-major, le général Besson. "Les troupes harassées de fatigue et difficilement dirigées par leurs officiers dans l'obscurité, s'entassent les unes sur les autres, la 3e division à droite et la 1re à gauche de la route avec l'artillerie de réserve à l'entrée de la ville. La brigade Maussion formant l'arrière-garde n'arrive qu'à cinq heures du matin et va camper devant la ferme de la Harnoterie. Les ambulances restent à Beaumont".

Vers sept heures, le maréchal de Mac-Mahon traverse Beaumont, donne l'ordre à de Failly de marcher le plus tôt possible sur Mouzon pour y franchir la Meuse sous la protection du 12e corps. Celui-ci fait observer que ses troupes sont épuisées et sans ravitaillement depuis trois jours ; le convoi de vivres va arriver et on partira après les distributions. Le maréchal s'incline devant ces raisons mais insiste sur l'urgence à traverser la Meuse.

A neuf heures, le général de Failly convoque un conseil de guerre. Les rapports des grand'gardes et de la cavalerie ne signalant pas la présence de l'ennemi et pour cause, à la distance où se trouvaient du camp les unités chargées de la sécurité, il leur eût été difficile de voir quoi que ce soit, il est décidé de remettre un peu d'ordre dans les troupes, de les ravitailler et de faire nettoyer les armes. Les positions ne seront pas rectifiées, le départ étant imminent.

Description du champ de bataille

Le bourg de Beaumont est situé au fond d'une cuvette, bordée au sud par les forêts qui vont de Stenay à La Besace. Une zone légèrement mamelonnée, mais découverte, s'étend sur 2 500 m des dernières maisons aux lisières de ces forêts en bordure desquelles on trouve quelques fermes. À l'est se dresse un plateau, les Gloriettes, qui se prolonge au nord en surplombant la Meuse.

Vu la topographie, le 5e corps, serré de près par l'ennemi, aurait dû laisser sa cavalerie de l'autre côté des bois vers Belval, Bois-des-Dames, Beaufort et placer ses avant-postes d'infanterie dans les fermes de bordure. Protégé et averti, il aurait eu toute liberté pour se dérober au danger.

Mais, massé à bonne portée de positions dominantes auxquelles l'ennemi pouvait accéder par les couverts, avec ses grand'gardes à peine éloignées de quelques centaines de mètres et un service de renseignement inexistant, le 5e corps se privait de toute liberté d'action et de manœuvre. Il ne pouvait même pas refuser le combat.

L'heure fixée pour le départ de l'avant-garde était vers une heure. Quant aux autres groupes, ils devaient faire connaître par un planton l'heure du départ, qui n'aurait lieu qu'après la soupe mangée... Un ordre de mouvement fort vague et bien peu conforme...

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Bataille de Beaumont | World in Stories