Baptiste Modover (en italien, Battista Modover), plus connu par son surnom Baptiste Spagnoli, aussi appelé Baptiste de Mantoue (ou Baptista Mantuanus en latin), est né le 17 avril 1447 à Mantoue (Italie) et mort le 20 mars 1516 dans la même ville est un religieux catholique italien de l'ordre du Carmel, considéré comme un des principaux représentants de l'humanisme chrétien, il défend le principe d'une réforme du clergé et de l'Église. Il est considéré comme un précurseur de la Réforme protestante de Martin Luther.
Il est béatifié le 17 décembre 1885 et est fêté le 20 mars de chaque année.
Baptiste Spagnoli est né à Mantoue le 17 avril 1447, fils de Pierre Modover (d'origine espagnole ce qui donnera par surnom à son fils, le nom de Spagnoli) et de Constance Maggi, de Brescia. Il fait ses premières études dans sa ville natale, sous la direction de Grégoire Tifernas et de George Merula , puis à Padoue, à l'école de Paul Bagelardi.
Il décide de rejoindre l'ordre du Carmel à Ferrare, où il fait sa profession religieuse en 1464.
En 1469, il obtient le baccalauréat, et en 1475 il devient maître de théologie à l'université de Bologne.
Il exerce la charge de directeur spirituel. Parmi les personnes qu'il suit se trouver le bienheureux Bartolomé Fanti.
Ses talents exceptionnels lui gagnent rapidement l'estime et la confiance de ses supérieurs.
En 1466, alors qu'il n'a pas encore vingt ans, il est chargé de donner le discours officiel au chapitre de Brescia. Il est nommé Prieur du couvent de Parme en 1471 puis au couvent de Mantoue en 1479. En 1483 il lui est confié la responsabilité de vicaire général de l'ordre du Carmel , un poste pour lequel il sera renouvelé cinq fois. En 1513, il est élu prieur général de tout l'ordre du Carmel, charge qu'il refuse. Mais le pape Léon X lui demande d'accepter cette charge. Ce qu'il fait.
En 1481, alors qu'il est régent des études à Bologne, il est nommé membre de la commission juridique du procès contre George Novara[Qui ?].
En 1513 il est invité à participer au cinquième concile du Latran
En 1515 il est chargé par le pape Léon X d'une mission de paix entre le roi de France et le duc de Milan.
Malgré une intense activité littéraire et poétique, il conserve un grand attachement aux idéaux de vie carmélitains que sont l'oraison et la dévotion mariale.
D'une manière spéciale, il consacre la fécondité d'un rare génie littéraire au service de son Ordre religieux et de l'Église :
Apologia pro Ordine Carmelitano (Apologie pour l'Ordre du Carmel) témoigne de son amour pour le Carmel
Objurgatio cum exhortatione ad capiendo, arma contra infideles ad reges et principes Christianas (Une objurgation par une exhortation à prendre les armes contre les infidèles, aux rois et aux princes chrétiens), ainsi que ses poèmes en l'honneur des papes Innocent VIII, Jules II et Léon X, témoigne de son entier dévouement à l'Église
De Beata Vita (De la vie bienheureuse), un dialogue écrit à l'âge de 16 ans, qui parle du renoncement au monde (vie monastique)
En l'honneur de la Vierge Marie il compose différents poèmes, dont le Parthenices Mariana qui est rapidement diffusé en Europe et fera l'objet de 70 éditions (dont 17 au cours du XVe siècle et 50 au cours du XVIe siècle).
Sa piété religieuse s'exprime également dans les six Parthenices composés en l'honneur des martyrs Catherine, Agathe, Lucie, Marguerite, Apolline et Cécile.