Ce Jour-là

Ban Ki-moon

Diplomate et homme politique sud-coréen

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Ban Ki-moon (hangeul : 반기문 ; hanja : 潘基文, [ban gimun]), né le 13 juin 1944 à Eumseong, est un diplomate et homme politique sud-coréen.

Succédant à Kofi Annan, il est le huitième secrétaire général des Nations unies, effectuant deux mandats du 1er janvier 2007 au 31 décembre 2016. Précédemment, il est ministre des Affaires étrangères et du Commerce de son pays entre janvier 2004 et novembre 2006.

Tout au long de son mandat 2007-2016, Ban a mis un accent particulier sur le réchauffement climatique et a réussi à faire signer l'Accord de Paris sur les émissions de gaz à effet de serre par 194 pays.

La guerre civile en Syrie et les efforts de maintien de la paix au Soudan sont d'autres questions importantes pour Ban en tant que secrétaire général.

Ban Ki-moon est né dans un village de la province de Chungcheongbuk en Corée du Sud alors sous domination japonaise, il est issu d'une famille paysanne qui s'installe dans la ville voisine de Chungju, où il grandit. Durant son enfance, son père possède un entrepôt, mais l'entreprise fait faillite et la famille perd son niveau de vie de classe moyenne. Lorsque Ban a six ans, sa famille fuit pour toute la durée de la guerre de Corée et se réfugie sur les flancs d'une montagne éloignée, avant de retourner à Chungju après la fin du conflit.

Au lycée de Chungju, Ban est un bon élève, en particulier dans ses études d'anglais. En 1952, il est choisi par sa classe pour adresser un message au secrétaire général de l'ONU d'alors Dag Hammarskjöld, mais on ignore si le message a été envoyé. En 1962, il remporte un concours de dissertation parrainé par la Croix-Rouge et gagne un voyage aux États-Unis, vivant pendant plusieurs mois dans une famille d'accueil à San Francisco. Au cours du voyage, Ban rencontre le président américain John F. Kennedy. Quand un journaliste lors de la réunion lui demande ce qu'il comptait faire lorsqu'il serait grand, il répond « je veux devenir diplomate ».

Il obtient une licence en relations internationales de l'université nationale de Séoul en 1970, puis une maîtrise en administration publique à la John F. Kennedy School of Government de l'université Harvard en 1975. À Harvard, il étudie sous la direction de Joseph Nye qui remarque que Ban a « un mélange rare d'analyse claire, d'humilité et de persévérance ».

En 1978, il est nommé Premier secrétaire de la mission sud-coréenne auprès de l'ONU, poste qu'il occupe jusqu'en 1980, où il devient directeur du bureau des Nations unies au ministère des Affaires étrangères de Corée du Sud. Il y reste jusqu'en 1983. En 1996, il devient conseiller à la sécurité nationale de Kim Young-sam. Il est directeur de cabinet de Han Seung-soo, président de l'Assemblée générale des Nations unies, en 2001-2002. À ce poste, il travaille à l'adoption de la résolution condamnant les attentats du 11 septembre 2001[réf. nécessaire].

Chef de la diplomatie sud-coréenne

À la tête de la diplomatie sud-coréenne à partir de janvier 2004, il est l'un des ministres des Affaires étrangères qui demeure le plus longtemps à ce poste, ayant survécu à plusieurs crises intercoréennes[réf. nécessaire]. Il défend notamment la position de son pays, qui se démarque de l'infléchissement de la politique américaine envers la Corée du Nord depuis le retour des républicains aux affaires en 2001[réf. nécessaire].

Secrétaire général des Nations unies

Le 9 octobre 2006, il est proposé par le Conseil de sécurité comme successeur de Kofi Annan au poste de secrétaire général des Nations unies à partir du 1er janvier 2007. Le 13 octobre, l'Assemblée générale de l'ONU l'élit par acclamation. Le 14 décembre 2006, il prête serment devant les 192 membres de l'assemblée. Song Min-soon lui succède comme ministre sud-coréen des Affaires étrangères.

Il se prononce pour une réforme des Nations unies et se dit entièrement responsable dans la future gestion du Secrétariat général.

Son mandat se terminant le 31 décembre 2011, il est reconduit pour cinq ans le 21 juin 2011 pour un second mandat à compter du 1er janvier 2012.

En septembre 2014, il est à l'initiative du sommet sur l'environnement qui se tient à New York.

Interventions en tant que secrétaire général de l'ONU

Lors de sa première journée officielle en tant que secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon adopte une position très nuancée concernant l'exécution de Saddam Hussein. La peine de mort était jusqu'alors condamnée par l'ONU, condamnation rappelée par Ashraf Qazi, qui réaffirmait juste après la pendaison de Saddam Hussein, combien l'organisation est opposée « à la peine capitale, même dans les cas de crimes de guerre, contre l'humanité ou de génocide ». Ban Ki-moon indique que « la question de la peine capitale reste la décision de chacun des pays membres » et ne mentionne pas l'interdiction de la peine de mort par l'ONU. Sa porte-parole Michèle Montas est amenée à répondre que la position de l'ONU concernant la peine de mort n'est en rien changée. Il s'agirait d'une maladresse de prise de fonction, mais déjà des observateurs y voient le témoignage du fait que « Ban Ki-moon est l'homme des Américains ».

En janvier 2007, il exhorte le président américain George W. Bush à la fermeture du camp de Guantánamo.

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