Back in Black (également désigné sous l'abréviation BIB) est le 7e album du groupe de hard rock AC/DC, sorti le 25 juillet 1980. Il s'agit du premier album du groupe enregistré avec le chanteur Brian Johnson, remplaçant Bon Scott, le précédent chanteur, décédé six mois plus tôt et à qui l'album rend hommage.
Avec des ventes estimées à plus de 50 millions d'exemplaires, il est l'album le plus vendu du groupe, et le deuxième album le plus vendu de tous les temps derrière Thriller de Michael Jackson. Il est également reconnu comme un album majeur du hard rock. En décembre 2021, il est désigné comme étant le « meilleur album australien de tous les temps » par le magazine Rolling Stone Australia.
Après la mort de Bon Scott le 19 février 1980, Back In Black est le premier album d'AC/DC à être enregistré avec le chanteur Brian Johnson.
Le producteur Robert "Mutt" Lange avait déjà travaillé avec le groupe pour l'album précédent, Highway to Hell. Les enregistrements ont eu lieu aux studios Compass Point de Nassau (Bahamas) et aux studios Electric Lady de New York, où l'album a également été mixé.
La pochette de l'album est entièrement noire. Y figurent simplement le nom du groupe et le titre de l'album en caractères blancs. Pour le vinyle et la réédition CD de 2003, le nom du groupe et le titre de l'album sont noirs mais le nom du groupe est en gaufré blanc et le nom de l'album est en relief. Selon Malcolm Young la maison d’édition refusa longtemps l’idée d’une pochette noire, de peur que personne ne remarque l’album dans les rayons des magasins. La négociation concernant cette pochette aurait pris plus de temps que l’enregistrement de l’album.[réf. nécessaire]
Cet album est couramment considéré dans l'esprit du public comme un hommage à Bon Scott, précédent chanteur du groupe, bien que ce ne soit pas explicite, dans les paroles des chansons ou sur la pochette. Toutefois la couleur noire et le nom de l'album symbolisent le deuil du groupe à la suite du décès de Bon Scott, tandis que les chansons Hells Bells, Back in Black et Have a Drink on Me rendent hommage à Bon Scott.
Angus Young a déclaré que la chanson éponyme de l’album restait sa préférée à jouer en concert car elle a un effet sur le public dès les premières notes. Quant à Brian Johnson, il a déclaré que les chansons de cet album étaient pour lui les plus difficiles à chanter[réf. nécessaire] ; Axl Rose en 2016 a d'ailleurs salué la prouesse de son prédécesseur sur cet album de référence.
L'album a été remastérisé pour la première fois en 1994, de nouveau en 1997 pour les versions nord-américaines du coffret Bonfire, puis en 2003 comme la quasi-totalité des albums d'AC/DC.
Après la mort de Bon Scott les membres du groupe décidèrent de s’isoler du monde médiatique en partant pour les Bahamas, au studio Compass Point. Le séjour ne fut pas si paradisiaque à cause de la saison des orages. D’après Johnson, ce sont ces orages qui lui auraient inspiré le premier couplet de Hells Bells : « A rolling thunder, a pouring rain / I’m coming on like an hurricane » que l’on peut traduire par « Un tonnerre grondant, une pluie torrentielle / Je déferle comme un ouragan ».
Le studio aurait également subi une invasion de crabes qui allaient se loger directement dans le matériel du studio.
La production de Robert Lange sur cet album est reconnue comme un standard de qualité. L’album est d’ailleurs utilisé par de nombreux producteurs pour calibrer leur matériel avant l’enregistrement.[réf. nécessaire] Le studio Compass Point est devenu célèbre et beaucoup d’artistes y ont enregistré par la suite, dont Judas Priest, Iron Maiden, U2, Lenny Kravitz et Adele. Cependant l’album a été mixé à New York City, au studio Electric Lady, créé par Jimi Hendrix. Il a fallu y ré-enregistrer le solo de Shoot to Thrill, Angus Young n’étant pas satisfait du résultat.
Tony Platt, ingénieur du son, utilisa une console MCI, des micros Neumann U87, U47 et Shure SM58.
Comme à leur habitude les frères Young utilisèrent des amplificateurs Marshall JTM45, non pas des modèles de 100 watts comme sur scène mais des modèles de 50 watts. Ceux-ci étaient reliés avec une résistance de 16 ohm à des enceintes Marshall équipés de haut-parleurs Celestion Greenback, un élément essentiel de leur son.
Malcolm Young utilisa une Gretsch Jet mais également une Gretsch Falcon, qu’il utilisa également durant le Back In Black Tour. Angus Young utilisa comme sur tous les albums sa première Gibson SG de 1970 mais aussi probablement une Gibson SG Custom à trois micros.[réf. nécessaire]
Aucun effet ne fut utilisé hormis un Schaffer Vega Diversity System (en), un système sans-fil qu’utilisait Angus Young sur scène. Les effets de celui-ci sur son son, rendant le registre medium plus agressif, le poussèrent à utiliser ce système même en studio.
Avec un total de ventes estimé à plus de 50 millions, Back in Black est le deuxième album le plus vendu de tous les temps. La Recording Industry Association of America l'a certifié 25 fois disque de platine, correspondant à 25 millions d'albums vendus aux États-Unis, ce qui en fait le cinquième album le plus vendu dans ce pays.
Cependant, l’album ne connut pas un succès immédiat, car les fans doutaient de la capacité de Brian Johnson à remplacer Bon Scott. C’est pourquoi le groupe organisa de petits concerts en Belgique, dont le premier à Namur, pour tester la réaction des fans.
En dépit de son énorme succès, ce n'est pas l'album d'AC/DC s'étant le mieux classé aux États-Unis, atteignant au plus haut la 4e place des charts ; l'album suivant du groupe, For Those About to Rock We Salute You, atteignit la première place en 1981 tout comme l'album Black Ice en 2008[réf. nécessaire].