Bérénice Bejo, née Berenice Consuelo Bejo le 7 juillet 1976 à Buenos Aires (Argentine), est une actrice franco-argentine.
En 2012, pour The Artist, elle reçoit le César de la meilleure actrice et concourt à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. Elle reçoit pour Le Passé le prix d'interprétation féminine du Festival de Cannes en 2013.
Dès l'âge de trois ans, Bérénice Bejo quitte, avec ses parents, l'Argentine en pleine dictature militaire pour aller vivre en France. Très tôt, son père Miguel Bejo (es), réalisateur argentin issu d'une famille de musiciens, la plonge dans la culture cinématographique et l'inscrit aux cours de l'école de théâtre Les Enfants Terribles. De cette période, elle déclare « Quand j'étais petite, on regardait un film en famille chaque samedi. Mon père devait avoir 3 000 cassettes vidéo. » Elle est particulièrement marquée par le film musical américain Chantons sous la pluie (1952) : « Les chants, les danses, l'émotion, je trouvais ça incroyable. Le film The Artist a été pour moi le plus beau cadeau de ma vie, car j'avais l'impression d'être dans Singin' in the Rain ». Elle vit alors près de Rambouillet et fréquente le même collège que Thierry Henry. Elle passe le baccalauréat C option facultative de théâtre au lycée Louis-Bascan.
Elle effectue ses premières apparitions à l'écran dans les courts métrages Pain perdu en 1993, Enceinte ou lesbienne pour L'amour est à réinventer en 1996, et interprète le personnage de Karine dans Les Sœurs Hamlet en 1998.
En 2000, elle poursuit sa carrière grâce à des petits rôles dans La Captive et Passionnément. Elle obtient enfin un premier rôle grâce à Meilleur Espoir féminin, sous la direction de Gérard Jugnot. Sa prestation d'apprentie comédienne lui vaut d'être nommée au César du meilleur espoir féminin.
En 2001, Bérénice Bejo décroche le rôle de Christiana dans la production hollywoodienne Chevalier de Brian Helgeland, incarnant la confidente de Shannyn Sossamon à l'écran.
En 2002, elle tourne en France aux côtés de Marie-France Pisier et Guillaume Depardieu dans Comme un avion.
En 2003, Bérénice Bejo est à l'affiche de Vingt-quatre Heures de la vie d'une femme de Laurent Bouhnik, où elle interprète Olivia, une jeune fille déroutante, qui séduit Michel Serrault par sa beauté et sa vitalité.
Tournant à deux reprises sous la direction de Steve Suissa, elle séduit tour à tour Stéphane Freiss et Titoff, respectivement dans Le Grand Rôle (2004), une comédie sur le monde des acteurs, et Cavalcade (2005), un drame abordant le thème du handicap.
En 2006, elle effectue un retour en force en s'illustrant aux côtés de l'agent OSS 117, alias Jean Dujardin, dans OSS 117 : Le Caire, nid d'espions réalisé par Michel Hazanavicius. Il s'agit de la première collaboration du trio.
En 2007, elle fait une apparition dans le court métrage La Pomme d'Adam de Jérôme Genevray, avant d'incarner de petits rôles dans La Maison de Manuel Poirier et 13 m² de Barthélemy Grossmann.
En 2008, elle apparaît dans la distribution de deux comédies romantiques : Modern Love de Stéphane Kazandjian et Bouquet final de Michel Delgado. La même année, elle met au monde son premier enfant, fruit de sa relation avec le réalisateur Michel Hazanavicius.
En 2009, elle participe au documentaire de Serge Bromberg, L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot. Le documentaire reconstruit le film L'Enfer tourné en 1964 par Clouzot et resté inachevé, en alternant images réelles et scènes de lecture entre Jacques Gamblin et Bérénice Bejo.
Consécration avec The Artist (depuis 2012)
En 2011, elle joue dans La Traque d'Antoine Blossier aux côtés de Grégoire Colin.
Elle retrouve Jean Dujardin dans le film muet et en noir et blanc The Artist, réalisé par son compagnon, Michel Hazanavicius, qui ressuscite, entre pastiche et célébration, l'âge d'or du cinéma classique hollywoodien. Elle y interprète le rôle de Peppy Miller, jeune étoile du cinéma parlant, amoureuse de la star déchue du muet George Valentin. Le film connaît un grand succès critique et public (près de trois millions d'entrées) et est sélectionné au Festival de Cannes 2011. Il connaît également une brillante carrière à l'étranger et notamment aux États-Unis.
Nommé, en janvier 2012, dans six catégories des Golden Globes, le long métrage gagne trois récompenses : meilleure comédie, meilleur acteur dans une comédie et meilleure musique originale (Ludovic Bource). Cité peu après douze fois aux BAFTA du cinéma britannique, The Artist obtient sept trophées dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur.
En novembre 2011, elle rejoint la distribution du film Populaire de Régis Roinsard, aux côtés de Romain Duris et Déborah François.