Béatrice Bellamy, née le 20 octobre 1966 à Nantes et morte le 24 mai 2026 à La Roche-sur-Yon, est une femme politique française.
Membre du parti Horizons, elle est députée de la deuxième circonscription de la Vendée de 2022 jusqu'à sa mort en 2026.
Carrière professionnelle et vie privée
Fille d'une mère infirmière et d'un père médecin généraliste, Béatrice Bellamy, née Bichon à Nantes (Loire-Atlantique), grandit à Cugand (Vendée), où exerce son père. Pendant vingt-cinq ans, elle travaille dans le domaine de la santé notamment au sein des groupes pharmaceutiques internationaux Laboratoires Pierre Fabre et Sanofi dont elle est directrice régionale.
Engagée dans sa commune de La Roche-sur-Yon, bénévole au sein de plusieurs associations locales, elle siège au conseil d'administration de la Ligue nationale contre le cancer.
Mariée, elle est mère de deux fils.
À 23 ans, elle est élue conseillère municipale pour la première fois, à Cugand.
En 2008, elle figure en 9e position sur la liste de Michèle Peltan aux élections municipales à La Roche-sur-Yon. La liste, arrivée deuxième loin derrière celle du maire sortant Pierre Regnault, n'obtient que 6 sièges. Elle n'est par conséquent pas élue.
En 2014, elle est à nouveau candidate aux élections municipales à La Roche-sur-Yon, désormais sur la liste d'union de la droite et du centre de Luc Bouard. Au second tour, cette liste l'emporte sur celle du maire sortant, et fait basculer la préfecture de la Vendée. Elle est élue conseillère municipale et devient déléguée aux événements sportifs. Dans ce cadre, elle crée, en 2015, « La Joséphine », un événement annuel de course à pied ou marche nordique réservée aux femmes, qui vise à contribuer à la lutte contre le cancer du sein, en sensibilisant au dépistage et finançant la recherche. Elle est réélue au conseil municipal en 2020.
Engagée au sein du parti Les Républicains, elle se présente aux élections législatives de 2017 dans la deuxième circonscription de Vendée. Son suppléant est Luc Guyau, maire de Thorigny et ancien président de la FNSEA. Au premier tour, elle arrive en deuxième position loin derrière la candidate du MoDem, Patricia Gallerneau, mais devant la députée socialiste sortante Sylviane Bulteau. Elle est battue au second tour avec 40,42 % des suffrages exprimés.
À la fin de l'année 2021, elle rejoint le parti politique Horizons lancé par l'ancien Premier ministre Édouard Philippe. Elle participe dès lors à la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron en 2022.
Pour les élections législatives suivantes, elle reçoit l'investiture de la coalition présidentielle Ensemble dans la deuxième circonscription de Vendée. Son suppléant est Philippe Cayeux, adjoint au maire d'Avrillé. Elle parvient à obtenir son investiture grâce au soutien de Luc Bouard, proche d'Édouard Philippe . Elle doit cependant faire face à la candidature dissidente du député sortant, Patrick Loiseau, qui avait succédé à Patricia Gallerneau après le décès de cette dernière en 2019. Elle arrive en tête au premier tour avec 25,97 % des suffrages exprimés devant le candidat LFI-NUPES. Malgré l'appel de Patrick Loiseau, arrivé sixième, à voter pour son adversaire au second tour, elle est élue députée avec 58,42 % des voix.
En juillet 2023, elle prend la présidence de la commission d'enquête sur les défaillances de fonctionnement au sein des fédérations françaises de sport. Avec la rapporteuse de la commission, Sabrina Sebaihi (ÉcoS), elles lancent en septembre 2023 la plateforme « Balance ton sport » pour recueillir les témoignages de personnes victimes de violences dans le sport. Cette initiative est critiquée par la présidence de l'Assemblée nationale et le ministère des Sports, qui dispose déjà de sa propre plateforme depuis 2020. La commission est accueillie avec défiance par les dirigeants sportifs français comme David Lappartient, président du CNOSF, qui dénonce des représentations « caricaturales », ou Philippe Diallo, président de la FFF, qui se plaint de « propos mensongers et injurieux » tenus par certains intervenants. Le 2 novembre, elle demande à Didier Deschamps, dont l'audition se termine, des billets pour voir jouer l'équipe de France. Face aux critiques faisant suite à cette demande, elle se défend en parlant d'« une plaisanterie pour adoucir l’ambiance » et dénonce une « polémique ridicule ». Au total, 90 auditions de dirigeants sportifs actuels et passés sont menées. Le rapport est présenté le 23 janvier 2024.
Après la dissolution de l'Assemblée nationale le 9 juin 2024, elle est à nouveau candidate aux élections législatives. Elle change de suppléant pour ce scrutin en choisissant Dominique Paillat, maire de Saint-Germain de Prinçay. Sans candidat LR face à elle, elle arrive en tête au premier tour avec 38,74 % des suffrages devant la candidate du Rassemblement national (36,53 %) et le candidat LFI-NFP (23,34 %). Elle bénéficie du retrait de ce dernier au nom du « front républicain » en vue du second tour. Lors de l'entre-deux tours, elle mène campagne avec Édouard Philippe à Talmont-Saint-Hilaire. Elle est largement réélue au second tour avec 60,23 % des suffrages.
Lors de la XVIIe législature, elle préside le groupe d'amitié France-Monténégro. Début 2025, elle copréside avec Salvatore Castiglione (LIOT) puis Belkhir Belhaddad (SOC) le groupe de travail chargé du suivi de la préparation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver 2030. Elle est ensuite rapporteure du projet de loi relatif à leur organisation.
Aux élections municipales de 2026, Béatrice Bellamy est présente pour la troisième fois sur la liste de Luc Bouard à La Roche-sur-Yon. Cette dernière est cependant battue au second tour par celle d'union de la gauche menée par Romain Bossis. La liste ne conserve que dix sièges ce qui ne permet pas à Béatrice Bellamy d'être en position d'être élue.
Béatrice Bellamy meurt le 24 mai 2026 à La Roche-sur-Yon, à l'âge de 59 ans. En novembre 2023, elle avait annoncé être atteinte d'un cancer rare, le mélanome uvéal.
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, rend hommage à une « femme de conviction et d’humanité » tandis que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, salue sa « force de caractère et son dévouement malgré la maladie ». Sa mémoire est également saluée par les anciens Premiers ministres Michel Barnier et Édouard Philippe, plusieurs ministres et parlementaires.