Un auteur-compositeur-interprète ou une auteure-compositrice-interprète ou autrice-compositrice-interprète, en abrégé ACI, est une personne qui écrit les paroles et compose la mélodie des chansons qu'elle interprète. La musique est généralement finalisée avec l'aide d'un arrangeur.
L'auteur-compositeur se réserve le droit d'améliorer la partition manuscrite qu'il a écrite, ce qui authentifie son style, sa carrure et son autonomie. Ce droit ne peut être détourné par d'autres musiciens, ce qui garantit son unicité[réf. nécessaire]. Il s'agit d'un droit d'auteur qui lui confère des droits moraux (inaliénables) et des droits patrimoniaux (courant en France 70 ans après la date de son décès et les années de guerre visées par la jurisprudence). L'œuvre est protégée si elle est originale, si elle reflète la personnalité, les goûts et la fantaisie de son auteur(e)[réf. nécessaire], et ce indépendamment de ses qualités artistiques ou esthétiques.
Auteur-compositeur-interprète est une expression francophone constituée des mots : auteur, compositeur et interprète. Le terme dans sa forme complète composé des trois mots unis par deux tirets n’apparaît pas strictement dans le Dictionnaire de l'Académie française. Au mieux, l’Académie française reconnaît le terme « auteur-compositeur » qu’elle définit dans son Dictionnaire comme « une personne qui écrit des chansons et en compose la musique ». Auteur-compositeur : personne qui écrit des chansons et en compose la musique.Quant à l'interprète, dans le domaine de la musique, le mot désigne une personne « qui exécute une œuvre musicale ».Interprète : personne qui joue un rôle au théâtre ou au cinéma, qui exécute une œuvre musicale.En outre le fait pour l’Académie française de ne pas considérer ensemble les mots « auteur-compositeur » et « interprète » se retrouve dans le droit français, précisément dans le Code de la propriété intellectuelle, qui distingue d’une part les droits des auteurs (qui créent des œuvres de composition musicale) et d’autre part les droits des artistes-interprètes (qui chantent ou jouent les œuvres).
Un auteur est une personne qui est la cause première, qui est à l’origine de quelque chose ; initiateur, inventeur.
Selon le Dictionnaire de l'Académie française, « La féminisation des noms de métiers et de fonctions se développant dans l’usage [...], il est à noter que les formes féminines autrice, auteur ou, moins bien, auteure se rencontrent également. »
En étymologie, auteur est emprunté du latin auctor (XIIe siècle), proprement « celui qui accroît », d’où « créateur, auteur d’une œuvre ».
Dans le domaine de la musique, un compositeur ou une compositrice est une personne qui compose de la musique.
Étymologiquement, compositeur est emprunté du latin compositor (XIIIe siècle), signifiant « qui dispose, qui arrange », « inventeur, auteur ». Du latin compositor (1274) (« qui pose avec »). Déverbal de compositum, supin de compono, avec le suffixe d’agent -tor, de pono (« poser, placer »), avec le préfixe com- de cum (« avec »).
Un interprète ou une interprète est une personne qui joue un rôle au théâtre (par exemple dans comédie musicale) ou au cinéma (sur le plateau de tournage d'un film musical), qui exécute une œuvre musicale (dans un lieu public ou dans un studio d'enregistrement).
En étymologie, interprète est emprunté du latin interpres, ‑etis, (datant du XIVe siècle), signifiant « agent entre deux parties, intermédiaire », puis « interprète, traducteur ». Du latin interpres, interpretis (« qui est entre le prix), de pretium (« prix ») et inter- (« entre »).
Un auteur-compositeur-interprète est une personne qui crée une composition musicale avec ou sans paroles et qui interprète elle-même cette œuvre en la chantant ou en la jouant par le moyen d'un instrument de musique. De ce fait, les auteurs-compositeurs-interprètes peuvent bénéficier du droit d'auteur prévu par les articles L111-1 à L139-1 du Code de la propriété intellectuelle, ainsi que du droit des artistes-interprètes fixé aux articles L212-1 à L212-15 de ce même code.
L’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. L'œuvre est réputée créée, indépendamment de toute divulgation publique, du seul fait de la réalisation, même inachevée, de la conception de l'auteur. Le droit de propriété sur l’œuvre comporte notamment des attributs d’ordre patrimonial. C’est-à-dire que l’auteur a le droit d’exploiter son œuvre. Le droit d'exploitation appartenant à l'auteur comprend le droit de représentation et le droit de reproduction.
La représentation consiste dans la communication de l’œuvre au public par un procédé quelconque, et notamment : par présentation publique (par exemple, chanter sur une scène de concert) ; ou par la télécommunication de sons et d’images (par exemple, diffuser l’œuvre sur des sites Internet comme YouTube).
La reproduction consiste dans la fixation matérielle de l’œuvre par tous procédés qui permettent de la communiquer au public d’une manière indirecte. Elle peut s’effectuer notamment par enregistrement magnétique (par exemple, enregistrer l’œuvre sur un disque dur d’un ordinateur).
Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque .
Le droit de représentation et le droit de reproduction sont cessibles à titre gratuit ou à titre onéreux. L'auteur est libre de mettre ses œuvres gratuitement à la disposition du public, sous réserve des droits des éventuels coauteurs et de ceux des tiers ainsi que dans le respect des conventions qu'il a conclues.
Droit des artistes-interprètes
Sont soumises à l'autorisation écrite de l'artiste-interprète la fixation de sa prestation, sa reproduction et sa communication au public, ainsi que toute utilisation séparée du son et de l'image de la prestation lorsque celle-ci a été fixée à la fois pour le son et l'image . La cession par l'artiste-interprète de ses droits sur sa prestation peut être totale ou partielle. Elle doit comporter au profit de l'artiste-interprète une rémunération appropriée et proportionnelle à la valeur économique réelle ou potentielle des droits cédés, compte tenu de la contribution de l'artiste-interprète à l'ensemble de l'œuvre et compte tenu de toutes les autres circonstances de l'espèce, telles que les pratiques de marché ou l'exploitation réelle de la prestation.