Ce Jour-là

Aurigny

Île anglo-normande

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Aurigny (en anglais : Alderney, en auregnais : Aoeur'gny) est une des îles Anglo-Normandes. Elle fait partie du bailliage de Guernesey. Elle mesure cinq kilomètres de long et trois kilomètres de large, ce qui en fait, par son étendue, la troisième île de l'archipel.

Aurigny est l'île anglo-normande la plus proche à la fois des côtes françaises (à 15 kilomètres de La Hague sur la péninsule du Cotentin) et de la Grande-Bretagne (100 kilomètres).

Le territoire de l'île a une superficie de près de 8 km2.

D’un point de vue géologique, les sols d’Aurigny sont majoritairement composés de granites de la période précambrienne.

Comme les autres îles Anglo-Normandes, Aurigny est entourée de falaises abruptes interrompues par de longues plages de sable et des dunes. Le point culminant de l’île se trouve sur le plateau central, à 90 mètres environ au-dessus du niveau de la mer. Elle présente deux côtes bien différentes, accessible au nord avec son port présentant une vaste rade, et bordées de falaises granitiques au sud.

Aurigny est encerclé de deux courants marins très violents : le Swinge (passage au Singe) entre Aurigny et Burhou et le raz Blanchard, entre l’île et la côte du Cotentin. Une longue digue brise-lames fut construite pour protéger les installations portuaires du port de Braye.

La présence de rochers tout autour de l’île rend la navigation périlleuse et a provoqué de nombreux naufrages. Les Rochers des Corbet (Corbet Rocks) représentent un danger de plus dans le passage du Singe.

L'épave du SS Emily Everson peut être visitée à marée basse dans la baie de Clonque et le musée d'Aurigny regroupe les trouvailles faites sur les restes d'un navire élisabéthain datant du XVIe siècle.

Le climat est tempéré, et les hivers y sont habituellement plus chauds que sur les autres îles Anglo-Normandes.

Aurigny est entourée de petits îlots abritant une faune et une flore très riche. Cependant, sur l’île, la présence d’arbres est plutôt rare. Beaucoup ont été coupés au XVIIe siècle afin d’alimenter les phares d’Aurigny et des Casquets. La grande majorité des arbres restant fut détruite pendant l'occupation allemande. Parmi les espèces encore présentes sur l’île, on trouve le cordyline australis. Un projet mené par Alderney Wildlife Trust vise à replanter des espèces locales telles que le chêne, le houx, le hêtre, le prunelier, etc.

Aurigny et les îlots environnants sont bien connus pour abriter une population de macareux notamment à Burhou et de fous de Bassan (aux Etacs et à Ortac).

La colonie de fous de Bassan compte près de 8 000 couples (5 765 couples sur Les Etacs et 2 120 couples sur Ortac d'après le comptage de 2011). La colonie s'est installée dans les années 1940 et ne cesse de s'accroître depuis. Après avoir passé les mois d'hiver au large, ces oiseaux reviennent former la colonie dès la fin janvier/début février. Les derniers juvéniles prennent leur envol début octobre.

Burhou compte sept espèces d'oiseaux marins nicheurs, le grand Cormoran, le cormoran huppé (37 couples en 2014), le goéland brun (1 392 couples en 2014), le goéland argenté (32 couples en 2014), le goéland marin (6 couples en 2014), l'océanite tempête (population estimée à 2 800 individus en 2014) et le macareux moine (176 nids occupés en 2012, 168 en 2013 et 143 en 2014).

Parmi les autres espèces remarquables nichant sur Aurigny, on trouve la sterne pierregarin, le grand-gravelot, le râle d'eau, le fulmar boréal, le faucon pèlerin, le grand Corbeau et la fauvette pitchou.

Outre un site ornithologique exceptionnel, l’île est connue pour ses hérissons blonds. Il ne s'agit non pas de hérissons albinos mais de la forme leucique du Hérisson Européen. Qu'ils soient bruns ou blonds, les hérissons d'Aurigny ne transportent pas de parasites. Leur présence est attestée sur Aurigny depuis les années 1960, quand un couple y a été introduit. En 2008, on estimait que le hérisson blond représentait un quart de la population de hérissons de l’île. Des sorties naturalistes pour l’observation des hérissons sont organisées par l’association pour la protection de la nature, Alderney Wildlife Trust.

Le phoque gris est présent autour d'Aurigny. Il est fréquemment observé au nord de l'île. Renonquet est un îlot qui sert de reposoir à l'espèce. Plusieurs autres espèces de mammifères marins (grand dauphin et Dauphin commun) sont occasionnellement observées au large d'Aurigny.

Un seul reptile est présent sur l'île d'Aurigny, il s'agit de l'orvet fragile. Plutôt rare et difficile à observer, Alderney Wildlife Trust porte une attention particulière à cette espèce en 2015 et recense toutes les observations afin de mieux connaître les sites où elle est présente.

Autrefois, l’île avait sa propre race bovine. La race s’est éteinte en 1944 du fait de l’occupation allemande. Des spécimens hybrides existent toujours, mais uniquement aux États-Unis et au Royaume-Uni. De nos jours, l’importation de vaches et de taureaux étant interdite sur les îles Anglo-Normandes, on trouve surtout des vaches originaires de Jersey, la jersiaise, et de Guernesey, la guernesiaise.

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